LE PROJET DE LA PARTITION DU PAYS EST-IL EN MARCHE ?

Lundi 10 Avril 2017 : 11H04

LE PROJET DE LA PARTITION DU PAYS EST-IL EN MARCHE ?

 

Nourredine Adam et Mahamat Alkhatim ne renoncent pas à leur projet machiavélique, celui de la partition du pays. Ali Daras sert de couverture à la coalition FPRC-MPC-RPRC menée par Nourredine Adam afin de conquérir les régions du Nord, Nord-est, du Centre et Centre-sud. C’est ce qui est sur le point de se réaliser avec les affrontements meurtriers déclenchés en novembre dernier dans la préfecture de la Haute-Kotto par Nourredine, Alkhatim et feu Joseph Zoundéko. La ville de Bambari serait la capitale une fois que la coalition arriverait à étendre sa domination sur ces zones géographiques de la RCA. C’est dans cette optique que les éléments de Nourredine et Alkhatim maintiennent leur position de marcher sur cette ville malgré la farouche opposition de la Minusca.

Selon certaines informations recueillies, comme Ali Daras n’est pas pour la partition du pays, il faut coûte que coûte finir avec lui. C’est la raison de la persistance des affrontements entre ces deux (02) groupes rivaux, dissidents de l’ex coalition Séléka. Le peuple centrafricain court un grand danger au cas où les autorités du pays et les Nations-Unies n’interviennent pas efficacement pour mettre hors d’état de nuire ces ennemis de la république.

Le départ de Ali Daras de la ville de Bambari devrait automatiquement mettre un terme aux affrontements entre ces deux (02) groupes rebelles. Malheureusement, ce n’est pas le cas. La coalition FPRC-MPC-RPRC dirigée par Nourredine transpose les combats d’une région à une autre. Tel est le cas récemment avec des affrontements meurtriers, répétitifs entre les éléments de Nourredine et ceux de Daras dans les villes et villages des préfectures de la Ouaka, Haute-Kotto, Basse-Kotto et Mbomou occasionnant de nombreux dégâts matériels et de lourdes pertes en vies humaines.

L’autre jour, le commandant en force de la Minusca, le général Balla Kéita a affirmé haut et fort au cours de la conférence de presse hebdomadaire que, « la coalition FPRC-MPC-RPRC menace d’installer sa base à Birao ». Nous comprenons le pourquoi du choix de la ville de Birao par Nourredine et ses acolytes. Au cas où ils arriveraient à occuper cette ville, ils pourraient sans doute se ravitailler en armes et minutions. Birao est aussi une ville stratégique. Elle pourrait permettre également à la coalition d’atteindre les régions du Mbomou et Haut-Mbomou, voire le Tchad. Ngaoundaï, ville frontalière entre la RCA, le Cameroun et le Tchad était entre les mains des éléments du MPC de Mahamat Alkhatim. C’est aussi une ville très stratégique par rapport à sa position géographique. Mais selon certaines informations qui nous sont parvenues, les éléments du MPC se sont retirés dans un village proche de Ngaoundaï pour contrôler la situation. Ils ont même promis de revenir. C’est le véritable plan machiavélique de la partition du pays qui se concrétise lentement mais sûrement.

Sidiki et ses hommes prennent le contrôle des régions de Koui et Bocaranga. Ils y règnent en maître absolu en commettant des actes barbares empêchant la restauration de l’autorité de l’Etat et la libre circulation des personnes et des biens. Les populations civiles du Mbomou et du Haut-Mbomou subissent les exactions non seulement de la part des rebelles de l’UPC, FPRC et Anti-Balaka, mais aussi des sanguinaires de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) qui sévissent depuis neuf (09) ans aujourd’hui. En envoyant ses deux (02) représentants au Comité Consultatif et de Suivi du programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), Nourredine Adam roule les autorités centrafricaines, les Nations-Unies, voire la Communauté internationale dans la farine. Peut-on réellement opter pour la paix et continuer en même temps de tuer, piller, massacrer et incendier ? Où est le sérieux dans l’adhésion du FPRC au processus du DDRR ? C’est désormais Nourredine, Alkhatim et leurs éléments qui sont les véritables ennemis du peuple et de la république. Ce sont eux qui bloquent les efforts du relèvement de la RCA sur le plan socioéconomique et maintiennent la population dans la souffrance et la misère. Comment peut-on investir dans un pays où les armes continuent de crépiter de jour en jour ? Quelques travaux sont en cours pour la réhabilitation des infrastructures routières à Bangui et dans certaines régions du pays. Qu’à cela ne tienne, la culture du coton vient d’être lancée dans l’Ouham et la Ouaka. Faut-il dans ce cas d’espèce empêcher la réalisation de tous ces projets ?

Nous continuons d’interpeller les autorités centrafricaines et surtout les Nations-Unies à prendre leurs responsabilités vis-à-vis des actes que Nourredine et Alkhatim sont entrain de poser. Il faut procéder à l’arrestation de ces deux (02) criminels pour permettre à la population de vaquer à ses occupations quotidiennes. Le président du conseil de sécurité a signalé, « il est urgent et impératif de dénoncer et traduire en justice les responsables des violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme ». C’est effectivement le souhait du peuple centrafricain du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Dans le cas où rien ne sera fait, nous risquerons de connaître le pire un de ces quatre petits matins. Il y a réellement un grand danger qui guette la RCA. « Un homme averti en vaut deux », dit un sage adage populaire et connu de tous.

Bénistant MBALLA

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