LE PROBLEME DE TRANSPORT...

Vendredi 06.10.2017 : 09H59

LE PROBLEME DE TRANSPORT REFAIT SURFACE A BANGUI.

Le problème de transport dans la capitale centrafricaine date de longtemps. Mais à voir de plus près, ce dernier devient de plus en plus grandissant surtout quand la reprise des classes est effective. Le matin, ils sont nombreux à se masser pour attendre une occasion de transport, élèves, fonctionnaires, commerçants…  Certains se lèvent très tôt le matin pour être à l’heure à l’école, au travail. 

La rentrée des classes, déjà effective, a encore enfoncé le clou. Les engins de transports en commun, taxi, bus, mototaxi n’arrivent pas à desservir cette pléthore d’usagers qui, chaque matin, se bousculent à la première occasion. Depuis quelques années, l’apparition des taxis-motos en Centrafrique a engendré une lueur d’espoir. Mais disgrâce, le problème de transport à Bangui reste d’actualité. Les sociétés privées de transport n’existent presque pas en Centrafrique. Les minibus essayent avec plus ou moins de bonheur de desservir toute la capitale. Pendant les grandes vacances, ce problème n’est pas senti.

Que faut-il faire pour pallier au problème de transport aussi préoccupant dans la capitale centrafricaine ? Ce problème est l’affaire de tout un chacun, tous sont impliqués. La problématique se situe au niveau des entreprises. Si l’Etat Centrafricain disposait d’une entreprise de transport digne de ce nom, ce problème serait très vite éradiqué. Mais malheureusement, l’unique entreprise de transport, la Société Nationale de Transport Urbain (SONATU), fait une descente vers l’abîme, avec plusieurs bus tombés en panne depuis quelques années. Cette société à elle seule ne peut desservir Bangui, encore moins toute la RCA.

Malgré la multiplicité des engins de transport dans la capitale centrafricaine, plusieurs jérémiades continuent de faire écho. Les usagers des transports en commun se plaignent de ce problème social. Viennent s’ajouter à ce problème, les routes désastreuses qui causent des accidents de circulation dont les taxis-motos en font frais tous les jours .

Le ras-le-bol de certains usagers les pousse parfois à faire de longues distances à pieds. Ces derniers disent courir le risque d’être en retard au travail ou à l’école. Si les gros bus arrivaient aussi nombreux à Bangui pour se greffer à Benafrique et à SONATU, ce problème serait allégé, voire éradiqué.

Le nombre de moyens de transport en commun à Bangui est insignifiant, pour pallier à ce phénomène social. Pour ce faire, la SONATU censée être le leader du transport, doit être renforcée par des bus, voire des taxis et pourquoi pas des taxis-moto, dans l’optique de redorer le blason du transport en RCA. Benafrique devrait également se lancer dans cette course. Un défi à relever.

 

Félicien NZAPAYEKE MAMADOU

 

 

 

 

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