LE PHENOMENE DES TAXIS-MOTOS, UNE CONTRIBUTION INESTIMABLE

Mercredi 18.0.2017 : 12H14

LE PHENOMENE DES TAXIS-MOTOS, UNE CONTRIBUTION INESTIMABLE AUX TRANSPORTS EN COMMUN, EXIGE UNE REGULATION INTELLIGENTE, AVEC TACT

 

Le phénomène relève d’une génération spontanée à Bangui. Il a connu un essor fulgurant en un temps record. Il n’en demeure pas moins que c’est une contribution inestimable dans le secteur des transports en commun. C’est une occupation quotidienne, donc du travail pour plusieurs milliers de jeunes. Le chômage a atteint un seuil inquiétant, plombé par les crises militaro-politiques et miné par la destruction du tissu économique national. Les taxis-motos ont sensiblement contribué à résorber le chômage. Bien des Centrafricains préfèrent les chevauchées fantastiques à travers rues et ruelles de Bangui. Malheureusement, beaucoup de ces conducteurs de taxis-motos ignorent royalement toute notion de Code de la route. Pire encore, ils s’adonnent à la prise de drogue comme stimulant et deviennent un danger pour les clients des taxis-motos.

Le recul sensible du phénomène des braquages est dû en grande partie aux taxis-motos. C’est un corps de métier que le gouvernement doit réguler avec intelligence et surtout du tact. Les Casques obligatoires et le permis de conduire des taxis-motos constituent des balises qui réglementeront cette profession. Les conducteurs vivent de leur travail. Ils entretiennent leurs familles, leurs petites copines et se sentent responsables. Certaines personnalités achètent des motos et les mettent en circulation. La première norme consiste à sensibiliser, éduquer et communiquer abondamment avec les taxis-motos quand bien même ils n’écoutent à longueur de journée, que de la musique. Ils ont besoin de beaucoup d’informations sur leurs activités. Il y a des syndicats de taxis-motos qu’il faut former et inclure dans la culture syndicale. Le ministère des transports doit en faire une de ses priorités, sécurité routière oblige.

Les écoliers sont plus exposés aux accidents des taxis-motos qui roulent comme s’ils avaient un dragon de l’enfer à leur trousse. La connaissance du Code de la route s’impose comme un impératif au regard des dérapages : les passages cloutés ne sont nullement respectés, encore moins le respect de tout piéton. Ils sont plus pressés que la diarrhée, font des dépassements très risqués, de sorte que bon nombre d’accidents occasionnent des fractures des membres supérieurs ou inférieurs. Certaines personnes ont eu des jambes ou des bras amputés. Malgré ce sombre tableau, le phénomène taxis-motos est incontournable et envahit la vie des Centrafricains aux quatre coins de la République. Les groupes armés ne sont pas du reste.

Le goulot d’étranglement du phénomène taxis-motos, reste la police municipale et la police  centrafricaine. Certains policiers municipaux se sont spécialisés dans la traque exclusive des taxis-motos, autour du point zéro et au Marché Central, au cœur de Bangui. Ils retirent le conducteur dans un coin pour marchander et lui soutirent quelque chose et ce, durant toute la journée. Ils sont comme les éperviers qui planent sur les taxis-motos. La police Centrafricaine de l’autre, collecte les taxis-motos. Les tracasseries policières pèsent lourd sur les conducteurs des taxis-motos. Faut-il que ces jeunes repartent grossir les rangs des chômeurs ? Faut-il qu’ils reprennent les braquages ? La police, qu’elle soit municipale ou nationale, a un rôle pédagogique de la plus haute importance pour éduquer aussi bien les citoyens que les usagers de la route. Les Banguissois sont passés à un micron d’une journée « sans taxis et bus », à cause des tracasseries policières sur les grandes avenues de la capitale. Les taximen, les conducteurs des taxis-motos s’en plaignent régulièrement.

La police nationale et la police municipale ont leur importance. Il y a des cas de vols de véhicules, de taxis, taxis-motos et autres. Il y a des transporteurs qui ne paient pas les papiers de leurs véhicules et en cas de contrôle, le conducteur doit se cacher avec le véhicule. La journée est donc perdue et les recettes journalières perturbées : Assurance, carte grise, autorisation de transports, permis de conduire. Il faut un planning pour les contrôles, or dans l’état actuel des choses, tous les véhicules de patrouille ne font que cela. Personne ne peut mettre des véhicules, des motos en circulation, sans réunir les papiers nécessaires à la libre circulation. Les clients qui empruntent les taxis et taxis-motos sans papiers, ne sont pas en sécurité. En cas d’accident, leur vie est en danger. Ce qui pèse sur les propriétaires des taxis ou taxis-motos. La municipalité de Bangui doit renouveler tous les panneaux de signalisation dans toute la ville de Bangui. Les taxis-motos, éduqués, sensibilisés, informés, seront à même d’apporter une bonne prestation pour la satisfaction de tous, car un homme averti en vaut cent.

 

Julien BELA

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