LE PHENOMENE DE FAUX MEDICAMENTS,

Lundi 27.11.2017 : 10H51

LE PHENOMENE DE FAUX MEDICAMENTS, NUIT GRAVEMENT A LA SANTE PUBLIQUE

Le phénomène des faux médicaments renaît de ses cendres dans la ville de Bangui. Les étagères et rayons des kiosques sont achalandés de faux médicaments dans les marchés et quartiers de la capitale.

Pourquoi les autorités ne mènent pas des actions musclées pour éradiquer la vente et la distribution de ces faux médicaments ? Cette interrogation trotte sur les lèvres des observateurs avertis de la question des faux médicaments. Et pour cause, la situation n’est pas reluisante au regard de ce problème qui joue considérablement sur la santé publique. Au  Marché Central de Bangui, au marché de Pétévo et dans la commune de Bimbo, des kiosques et boutiques qui vendent ces faux médicaments opèrent toujours aux yeux et à la barbe des autorités compétentes dans la lutte contre ce fléau.

Dans la ville de Bangui, il est aisé de voir des plaquettes de faux médicaments, exposés en plein soleil, sur les étagères des commerçants aux marchés Pétévo, Km5 et Combattant. Ici, les produits pharmaceutiques sont vendus à qui mieux-mieux. On y retrouve du Paracétamol, du Tramole, de l’Efferalgan et bien d’autres médicaments. Comme dans un commerce ordinaire, les vendeurs de ces produits bénéficient d’une surface de vente dans le marché. Ils payent une taxe sur occupation de l’espace à l’autorité municipale et jouissent d’un grand soin de ses derniers.

A côté de ces vendeurs de marché, il se développe dans la ville de Bangui une activité de vente et de distribution de faux médicament à grande échelle en provenance de Zongo. Elle s’opère sous la façade de vente de produits d’alimentation générale.

« Les foyers de commercialisations de faux médicaments sabotent le système de santé public », se désole Grégoire, pharmacien. «C’est une lutte de longue haleine car ceux qui sont dans ce secteur sont des gens habitués à trafiquer entre les deux rives de Zongo-Bangui», a-t-il ajouté.

En effet, d’après les explications de Grégoire, « le faux médicament est un produit pharmaceutique mais qui ne contient pas les substances requises par le laboratoire. Soit, il contient une faible dose de produit actif. Il apparaît donc dangereux pour l’homme d’accumuler ces produits toxiques dans l’organisme. Mais les raisons qui poussent les populations vers les médicaments de la rue sont multiples: Le prix et la proximité des produits pharmaceutiques, un casse-tête pour les populations.

Au sein de la population, le fait s’explique par deux raisons fondamentales : la proximité du produit et le coût accessible. Mama Angèle, enseignante à l’Ecole Préfectorale de Bimbo, avoue qu’elle choisit parfois la rue contre la pharmacie pour raison de proximité du médicament. « La boutique de vente est à côté de ta maison alors que ton enfant souffre ; mon premier réflexe c’est d’aller acheter quelque chose là pour calmer le mal d’abord », a-t-elle avoué. « Quand un parent souffre, le premier réflexe n’est pas la qualité du médicament mais plutôt, où l’avoir vite », a indiqué Robert, étudiant à  l’E.N.S.

Toute chose qui confirme que la vente de faux médicaments reste un fléau à bannir pour la santé publique et les autorités doivent doubler de vigilance pour intercepter ces faux médicaments en provenance de Zongo.

 

 

Sinclair ARIES

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