LE COMITE NATIONAL DE PILOTAGE DE L’ITIE-RCA ...

Lundi 15.05.2017 : 09H51

LE COMITE NATIONAL DE PILOTAGE DE L’ITIE-RCA A EVALUE SON CADRE LEGAL ET INSTITUTIONNEL

A l’occasion de sa première session ordinaire qui s’est déroulée le vendredi 12 mai à l’hôtel Leadger Plaza à Bangui, le comité national de pilotage de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives en République Centrafricaine (ITIE-RCA), a évalué son cadre légal et institutionnel. Toutes les parties prenantes, entre autres, les représentants du gouvernement, de la société civile, du secteur minier, forestier et autres secteurs ont pris part aux travaux qui ont été présidés par le Premier ministre, Mathieu-Simplice Sarandji, président dudit comité.

A en croire Mathieu Simplice Sarandji, « l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives en République Centrafricaine ( ITIE-RCA), est la volonté politique du gouvernement d’apporter la transparence dans la gestion des ressources naturelles du pays. Elle vise à lever le voile sur l’opacité, en vue de renforcer la transparence. Notre travail de ce matin vise à évaluer le cadre légal et institutionnel de notre pays, afin de doter l’ITIE de nouvelles donnes… »

Quatre (4) exposés, présentés respectivement par les directeurs généraux des impôts et douane, des mines et géologies, du pétrole, des eaux, forêts, chasse et pêche ont fait l’objet de vifs débats entre les participants. Les impôts, les douanes, les mines, les eaux et forêts, la chasse et la pêche, constituent des atouts indispensables pour la relance de l’économie nationale et du développement du pays. Les grandes entreprises installées en République Centrafricaine et œuvrant dans les secteurs miniers forestiers et autres domaines contribuent efficacement au développement du pays, non seulement en exploitant les ressources naturelles, mais en payant également des taxes, impôts et autres droits à l’Etat.

D’après les exposés présentés par les directeurs généraux des mines et géologies, ainsi que du pétrole, la RCA dispose d’importantes ressources naturelles : or, diamant, fer, calcium, uranium, pétrole… mais la plupart de ces ressources ne sont pas encore exploitées. C’est le cas du pétrole qui jusqu’au jour d’aujourd’hui reste en phase d’exploration. Le secteur forestier dispose des zones riches en bois qui sont exportés, faute d’usines de transformation locale.

L’évaluation du cadre légal et institutionnel de l’ITIE a permis de constater que la crise qu’a connue le pays a impacté négativement sur ce secteur et l’Etat. A titre d’illustration, le secteur minier a connu une faiblesse sur le plan technique et socio-économique, en raison de multiples crises militaro-politiques que nous avons traversées. En outre, certains artisans miniers avec le concours de certaines institutions de l’Etat, ont profité de la situation pour exploiter frauduleusement les ressources naturelles du pays. Ce qui constitue un manque à gagner pour l’Etat et le peuple centrafricain. Les débats riches en couleur ont permis à toutes les parties prenantes de se rendre compte de la gestion des ressources naturelles du pays et du degré de collaboration entre elles.

Dans son mot de la fin, le président du Comité National de pilotage de  l’ITIE-RCA, Mathieu Simplice Sarandji a expliqué que les retombées de l’exploitation des ressources naturelles, notamment l’or et le diamant ne profitent pas à la population. Il a mis un accent particulier sur l’agriculture et l’élevage. C’est dans ce contexte que le gouvernement se bat pour introduire  la culture du cacao dans les régions de la Basse-Kotto et du Mbomou. C’était sur ce discours que les travaux de la première session ordinaire de l’ITIE-RCA ont pris fin.

Benistant MBALLA

 

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