LE COLLECTIF DES DEPUTES DE LA BASSE-KOTTO MONTE AU CRENEAU

Vendredi 24 Février 2017 : 10H26

LE COLLECTIF DES DEPUTES DE LA BASSE-KOTTO MONTE AU CRENEAU ET S’INSURGE CONTRE LA PRESENCE DE ALI DARAS DANS L’UNE DE SES VILLES

 

La déclaration faite par le Porte-parole de la Minusca, Vladimir Montério, lors de la Conférence de presse hebdomadaire, de ce mercredi 22 février 2017, au sujet de Ali Daras de l’UPC, n’a pas manqué de susciter la vive réaction du Collectif des Députés de la Basse-Kotto (CDBK), siégeant à l’Assemblée Nationale.

En fait, sur les ondes des radios de la place, le Porte-parole du CDBK, l’honorable Ngaréndo, aux noms de ses collègues élus de la Nation, est monté au créneau pour s’insurger contre la présence de Ali Daras à Mobaye, chef-lieu de la préfecture de la Basse-Kotto ou dans l’une de ses villes. A en croire le Porte-parole du CDBK, « c’est une manière pour la Minusca de transposer les affrontements armés inter-Séléka d’une préfecture (Ouaka) à une autre ( Basse-Kotto). Et de ce fait pour transformer la ville de Mobaye en un véritable champ de tirs pour Ali Daras de l’UPC. Or, il s’est avéré que les éléments de Ali Daras se sont installés fort longtemps dans la Basse-Kotto,  après leur Coup d’Etat, le 24 mars 2013. Et ces derniers (peulhs) bien armés n’ont cessé de commettre des actes criminels, ignobles, odieux et barbares contre les populations civiles de cette préfecture. D’où le CDBK s’insurge contre la présence de Ali Daras dans la Basse-Kotto, tout en faisant une sévère  mise en garde à la Minusca et au gouvernement de prendre en main leurs responsabilités, pour éviter que le pire n’arrive ».

Ceci étant dit, nous posons la question suivante : dans cette affaire du départ de Ali Daras de la RCA, tel que souhaité par tous les centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, à quel jeu joue finalement la Minusca ? Veut-elle encore faire embraser toute la région du Sud-est (Basse-Kotto, Mbomou et Haut-Mbomou), comme l’a fait dans le Centre-est (Ouaka et Haute-Kotto) de la RCA ? Si le « Rapatriement » des mercenaires et combattants étrangers des groupes armés fait partie intégrante du processus DDRR, alors pourquoi ne pas l’appliquer dans le cas d’espèce du criminel et sanguinaire Ali Daras de l’UPC ? Autant d’interrogations fondées qui mériteraient des éclaircissements précis de la part des responsables de la Minusca. Car le peuple centrafricain a tellement soif de connaître exactement ce qui passe actuellement entre l’UPC de Ali  Daras et les Casques Bleus de la Minusca.

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire