LE BRAQUAGE DEVIENT MONNAIE COURANTE A FATIMA...

Mercredi 29 novembre 2017 : 09H16

LE BRAQUAGE DEVIENT MONNAIE COURANTE A FATIMA ET A GUITANGOLA : UN PRESUME BRAQUEUR ARRETE

Avec la crise militaro-politique qui secoue la RCA, les Centrafricains, pourtant des hommes doués de bon sens et de raison ont perdu leurs bonnes habitudes. Ils ont pris goût pour les braquages, les vols à main armée, les viols, et que savons-nous encore. A Bangui et ses environs immédiats, sans oublier l’arrière-pays, les braquages poussent ou germent comme les champignons dans la forêt de la Lobaye ou de l’Amazonie.

Le cas des quartiers Fatima et Guitangola 2 est très grave. Ces deux (2) quartiers sont devenus le « couloir de la mort » pour les usagers. Du quartier Kina à Fatima en faisant un détour du côté de Guitangola 2, les braqueurs sèment la terreur et la désolation au sein des populations. A partir de 21 heures en allant, il est difficile de s’aventurer dans ces rues. Ceux qui osent le faire tombent dans le filet de ces malfrats, ces bandits de grand chemin. Ils sont dépouillés de leurs biens : argent, téléphones portables, montres, boucles d’oreilles, chaînettes…

Dans la nuit du samedi 25 novembre 2017, aux environs de 21 heures, l’un des braqueurs a été arrêté par des jeunes, alors qu’il s’apprêtait à les braquer. Ils se sont saisis de lui. Entre temps, avant son forfait et face à ces jeunes, il a pris son téléphone et a dit, « colonel, j’ai déjà arrêté les braqueurs ». Les autres braqueurs qui se tenaient loin, ayant su que les choses sont devenues compliquées, ont pris leurs jambes au cou. Les jeunes qui se sont saisis de ce braqueur ont immédiatement crié, « Au secours ! Au secours ! ». Les habitants des quartiers Fatima et Guitangola 2 qui ne sont pas loin de ce lieu du braquage se sont réveillés et ont accouru pour venir en aide. Pendant ce temps, le braqueur déployait des efforts surhumains pour se débarrasser des griffes de ces jeunes. Peine perdue ! Les voisins immédiats qui se sont réveillés de leur sommeil ont réussi à maîtriser ce jeune braqueur.

D’après les uns, il a été copieusement tabassé. N’eût été l’intervention d’un gendarme, il serait battu à mort. C’est ainsi qu’il a été conduit manu militari chez le chef Sandoumbé. Les jeunes qui sont tombés dans le filet de ces braqueurs, ayant appris la nouvelle, ont accouru au domicile du chef et voulaient coûte que coûte l’éliminer. Mais comme il est entre les mains d’une autorité locale, ils n’ont pu rien faire. Ils ont fait des tapages, sans suite favorable. Le chef Samdoumbé a appelé la police ou la gendarmerie qui est venue l’embarquer. Il se trouve à l’heure actuelle dans une geôle, en attendant que des enquêtes soient menées pour son inculpation.

Signalons tout de même que ce braqueur a été arrêté dans la ruelle qui descend vers le quartier Guitangola 2 en passant devant la Communauté Saint Mathias pour continuer vers le quartier Fatima. C’est là que les braquages sont devenus monnaie courante. Et le jeune qui a été pris la main dans le sac habite le quartier Fatima non loin du domicile du chef Sandoumbé, c'est-à-dire au bas de la colline. Cette nuit-là, sa femme l’a prié d’aller se doucher. Comme il a vu ces jeunes revenir à la maison, il a préféré couper leur trajectoire. Ce qui devra arriver, arriva. Et l’adage qui dit, « 99 jours pour le voleur ou braqueur et un jour pour le propriétaire », s’est concrétisé. Au lieu que ce soient ces jeunes qui payent le tribut de son braquage, il est tombé entre leurs mains.

Selon certains témoins oculaires, lors de son bastonnade, il leur a affirmé  qu’il n’est pas seul. Ils sont nombreux dans leur bande. Parmi eux se trouvent deux (2) éléments des forces de l’ordre. Il a même cité les noms de certains jeunes des deux (02) quartiers, Fatima et Guitangola 2, qui font partie de cette bande criminelle, opérant jusqu’au niveau de l’école Kikino, sur la rue qui débouche sur celle communément appelée rue Annabelle. Ces jeunes cités par ce braqueur sont connus de tous dans les quartiers. Certains ont des passés douteux.

Au vu et au su de ces braquages, nous demandons au gouvernement d’agir promptement afin de pacifier ces quartiers en arrêtant systématiquement et sans  délai les braqueurs de tout poil qui pullulent dans lesdits quartiers, randant la vie difficile à leurs compatriotes. Une enquête minutieuse de la police ou de la gendarmerie permettra de mettre la main sur ces malfaiteurs qui hantent leurs concitoyens. Il faut vite libérer ces paisibles habitants sous les griffes de ces malfrats. Ces compatriotes-là ont désormais les yeux tournés vers la police et la gendarmerie, et pourquoi pas les Casques Bleus de la Minusca qui font des patrouilles nocturnes.

Si rien n’est fait dans les jours à venir, les braquages redoubleront d’intensité puisque l’un des braqueurs a déjà été arrêté et que les autres peuvent se venger, surtout les deux (2) éléments des forces de l’ordre qui font partie de cette bande. Il faut pacifier ces quartiers car les malfaiteurs de tout bord y ont élu domicile. A bon entendeur, salut !

Amédée NGUETE

 

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