LA VIOLATION DU CODE DE TRAVAIL VEUT LA TETE DU DG DE L’ASRP :

LA VIOLATION DU CODE DE TRAVAIL VEUT LA TETE DU DG DE L’ASRP :  UNE SOCIETE D’ETAT NE SE GERE PAS AVEC UN CLUB D’AMIS ET DE DOUNGOUROUS

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La fédération des secteurs parapublic et privé de l’UGTC a saisi en date du 10 octobre 2016, le ministre contrôleur général du secteur parapublic, par correspondance dont voici un extrait : « … Des intimidations et des manœuvres machiavéliques tendant à mettre en mal les relations socioprofessionnelles et disqualifier nos adhérents de la compétition... » et l’UGTC d’ajouter : « des dispositions contraires aux textes réglementaires en vigueur en matière de travail sont insérées par le Directeur Général (DG) pour atteindre son ultime but, à savoir EXCLURE  DES CANDIDATS POTENTIELS à la délégation du personnel ». De telles pratiques mettent en exergue la moralité du DG. Il devient d’autant plus suspect. L’ASRP n’est pas la cuisine privée du DG pour qu’il choisisse selon la tête du client qui lui plaît. Il est nommé à la tête de l’ASRP avec un personnel existant qui fait fonctionner l’entreprise. Il revient au ministre contrôleur du secteur parapublic, de sauver l’ASRP, car le DG a déjà empoisonné l’atmosphère socioprofessionnel, en faisant la promotion des profiteurs, des traîtres, des charlatans, des calomniateurs. Un tel DG ne peut pas nommer « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ». La vie de la société importe pourvu que le DG soit vénéré par ceux qui n’ont aucune compétence, adulés, avec des paroles mielleuses, un vrai venin pour la survie de la société. Histoire d’occuper des postes même sans référence.

La rupture prônée par les nouvelles autorités ne rime pas avec la discrimination, la brimade, les affectations-sanctions pour éloigner tous ceux qui ont la tête sur les épaules. Un audit des références de chaque personnel avec le poste occupé serait une bonne chose pour savoir si c’est la compétence qui prime. Selon nos propres investigations, il y a des licenciés, des titulaires de Maîtrise, d’autres de Master 2 qui sont dans les couloirs. La stratégie du DG consiste à jouer le seul borgne parmi les aveugles qu’il peut conduire selon ses caprices, son bon vouloir, sa vanité . Nous avons lu dans une certaine presse, un titre comme : « qui veut la tête du DG de l’ASRP » ? Ce sont les propres actes du DG qui veulent sa tête. Il y a de la fumée, cela veut dire qu’il y a le feu qui couve. Le Code du Travail est une Loi de la République et le DG de L’ASRP n’est pas au dessus de la loi qui régit le monde du travail en RCA.

L’UGTC poursuit encore : « nous sommes au regret de vous faire observer que vous n’êtes ni destinataire, ni ampliateur de la correspondance citée en référence. Nous sommes étonnés de savoir par quel canal vous avez intercepté cette note et que vous êtes substitué au ministre contrôleur pour cette réaction épidermique ». N’est-ce pas un DG aux aguets pour faire la chasse aux sorcières ? Pourquoi un personnel d’une société d’Etat doit-il faire peur, faire paniquer un DG au point de lui perdre tous ses repères ? « Pour vous rafraichir la mémoire, le délégué du personnel est le collaborateur en qui le personnel a placé sa confiance pour la défense de ses intérêts, peu importe son cursus ». Ensuite, « trois notes prises pour le besoin de la cause, à savoir la proposition de l’arrêté du 06 juillet 2016, l’appel à candidature et note d’affectation du personnel et des séries de notes de service muettes, sont pour nous les pires subjectivités et partialités qui créent des troubles sociaux et compromettent les efforts de restructuration engagés ».

Le pire, « vous prônez ci-haut vos relations avec certains membres du gouvernement, votre contribution financière pour la campagne, l’utilisation de votre véhicule, et cadeaux offerts aux nouvelles pour bénéficier de leurs protections ! Vous ne seriez pas indifférents à la création des clivages ethniques, claniques et la transformation de l’Agence en entreprise policière, en procédant à la cooptation systématique de certains personnels comme agents de renseignement ... ». Ce sont là les vieilles pratiques antidatées qui ont conduit notre pays au fond du gouffre et les nouvelles autorités n’en veulent pas, c’est pourquoi elles ont parlé de rupture. Cette rupture doit se lire dans les actes et les comportements des DG et tous ceux qui ont une parcelle de responsabilité. Un DG n’est pas un sultan, ni un dictateur en puissance, c’est un manager, un visionnaire qui n’a qu’un seul souci, la performance et la crédibilité de la société pour atteindre les objectifs assignés. La RCA est un pays capitaliste, comment comprendre qu’un DG transforme une société d’Etat, en un service communiste où tout le monde épie tout le monde, les agents de renseignement fourmillent pour colporter les ragots, calomnier les uns, nuire au capital humain indispensable pour la survie de la société. Ce sont des pratiques néfastes que rien ne saurait justifier, encore moins les relations avec certains membres du gouvernement ou l’achat de la bienveillance de nouvelles autorités. L’ASRP est en danger de péril avec un tel DG, incapable de créer la salubrité relationnelle, socioprofessionnelle. La rupture déteste ce genre de pratique, de moralité, de comportement qui sont indignes.

 

 

Julien BELA     

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