LA SAISON SECHE, UNE PERIODE DE CALVAIRE POUR LE PEUPLE C....

Vendredi 13 Janv 2017 : 11H00

LA SAISON SECHE, UNE PERIODE DE CALVAIRE POUR LE PEUPLE CENTRAFRICAIN : TONNAGE DE POUSSIERE, PENURIE D’EAU…

 

L’arrivée de la saison sèche est synonyme des malheurs pour le peuple centrafricain. A Bangui par exemple, la population est souvent confrontée aux multiples problèmes, entre autres nous pouvons  citer, la pénurie d’eau dans les quartiers et arrondissements de Bangui, le tonnage de poussière causé par les véhicules et autres engins à deux (02) roues sur certaines avenues et les ruelles de la capitale.

Pour ce qui concerne la pénurie d’eau dans la ville de Bangui, dans certains ménages, les femmes et les enfants se lèvent parfois à trois (03) heures du matin et parcourent des centaines de kilomètres pour se procurer d’eau potable. Ils peuvent parfois mettre quatre (04) à cinq (05) heures de temps car la queue est parfois longue. D’autres Banguisois préfèrent boire l’eau des puits ou des sources qui sont insalubres. Et les conséquences sont les maladies que la population attrape souvent par manque des règles d’hygiène. Sur cent (100) ménages à Bangui, au moins trente (30) bénéficient de l’eau potable distribuée par la SODECA. Les soixante-dix (70) utilisent l’eau des sources ou des puits. C’est le véritable calvaire que les centrafricains et notamment les Banguisois traversent depuis l’indépendance à ce jour, car la SODECA ne fait aucun effort pour adoucir la souffrance du peuple centrafricain.

Le phénomène de la poussière pendant la saison sèche à Bangui est encore plus pire. Dans les quartiers et arrondissements de Bangui, les habitants se plaignent du fait qu’ils sont envahis par la poussière du matin au soir. La principale cause demeure le non bitumage de certaines avenues et ruelles de la capitale, entrainant de tonne de poussières soulevées par les véhicules et autres engins à deux (02) roues. Pour chercher à empêcher ce phénomène de poussière, certaines populations se sont vues obliger d’entasser de gros cailloux ou des branches d’arbres dans les rues pour obliger les conducteurs de limiter leurs vitesses. Et cela cause souvent de multiples cas d’accidents de circulation.

Or normalement, il est du devoir de la municipalité de Bangui d’arroser matins et soirs les avenues non bitumées afin d’éviter ce phénomène de poussière. A l’époque de Bokassa, paix à son âme, la mairie de Bangui arrosait les avenues non bitumées et certaines ruelles. Depuis lors, c’est un silence de cimetière qui ne dit pas son nom. Les maires se succèdent à la tête de la mairie de Bangui. Mais c’est toujours le statu quo. La ville de Bangui reste toujours envahie par la poussière au su et au vu de tout le monde, y compris le maire de Bangui. Incroyable, mais pourtant bien vrai. Ainsi va la RCA de feu Barthélémy Boganda. C’est bien triste et regrettable.

 

Bénistant MBALLA

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