LA PROSTITUTION : UNE ACTIVITE « LUCRATIVE »

Lundi 19/06/2017 : 09H 41

LA PROSTITUTION : UNE ACTIVITE « LUCRATIVE »

Pendant que la société centrafricaine condamne la pratique de la prostitution, certaines filles se permettent toujours le luxe de s’y livrer pour gagner de l’argent. Pour avoir de quoi se mettre sous la dent, elles sont nombreuses à se prostituer à Bangui.

La pratique de la prostitution ne cesse de gagner tous les coins de la capitale. Il ne se passe une nuit sans autant voir les filles au bord de la route ou dans les lieux de retrouvaille comme : rond point Marabena, à côté du Complexe Sportif Barthélemy Boganda, à Palestine vers l’aéroport. Interrogée sur le sujet, l’une des filles, prénommée Claire, nous explique les raisons de son entrée dans cette pratique : « Je suis orpheline totale. Comme je n’ai personne pour me venir en aide dans mes études, vu le degré de la galère que je traversais, je suis obligée d’entrer dans ce jeu dans le but de gagner ma vie ».

Bien que cette pratique leur permet de subvenir à leurs besoins, cette dernière comporte aussi des risques énormes. Mademoiselle Pauline, l’une d’elles témoigne, « nous gagnons de l’argent dans cette pratique mais nous sommes exposées à des multiples risques : il y a certains clients qui détestent le port de préservatif, ce qui nous livre à la merci des IST, du VIH/SIDA et de la grossesse non désirée. Il y a aussi des bandits qui nous prennent de force, abusent de nous et volent l’argent qui se trouvent sur nous ».

Signalons que le tarif des ébats sexuels varie de 1000 à 1200 selon les clients et le temps passé avec le partenaire. Pour le déplacement à domicile, certaines exigent une somme avoisinant les 5.000 et 10.000 FCFA. Selon ces prostituées, les bons clients sont ceux qui viennent souvent en motos ou en véhicule. Dans tous les huit arrondissements de Bangui, elles sont nombreuses à se livrer au plus vieux métier du monde, courant ainsi des risques d’attraper des maladies infectieuses. Mais malgré ce risque, l’une d’elles ayant requis l’anonymat s’explique : « Je n’ai pas le choix, mon commerce est en faillite. Alors je me prostitue pour subvenir à mes besoins quotidiens… ».

La prostitution à Bangui s’avère très délicate, d’où une attention particulière des autorités de l’Etat est indispensable.

 

Félicien NZAPAYEKE MAMADOU

 

 

 

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