LA POPULATION DE MBAÏKI SE PLAINT DU PRIX DES ...

Mardi 11.04.2017 : 09H33

LA POPULATION DE MBAÏKI SE PLAINT DU PRIX DES TRANSPORTS

Le coût du transport Bangui-Mbaïki est passé de 1.500 à 2.500 après la crise, une hausse  déplorée par la population de Mbaïki, lors du passage du RJDH dans la localité en fin mars 2017.

Située au sud du pays et à environ 105 km de Bangui, la ville de Mbaïki dessert la capitale des produits vivriers. L’augmentation du prix de transport est un obstacle pour la population qui éprouve des difficultés d’écouler ses produits. Cette plainte de la population intervient alors que le gouvernement a décidé de la baisse des hydrocarbures à la pompe suite au choc pétrolier.

L’augmentation des prix de transport est incompréhensible selon la population. « Avant la crise, le prix de transport était à 1.500 Fcfa pour se rendre à Bangui. Mais aujourd’hui, les conducteurs ont décidé de leur propre initiative d’augmenter le prix des transports. Ce qui ne nous facilite pas la tâche pour écouler sur le marché à Bangui nos produits agricoles. Parfois, s’il faut tenir compte de cela, nous augmentons un peu le prix de nos marchandises, mais le risque c’est la mévente », a déploré Yvette, une commerçante.

Les conducteurs justifient cette hausse par la destruction des deux stations de Mbaïki. « La population nous accuse certes, mais ce n’est pas de notre faute. Les deux stations qui fonctionnaient aujourd’hui ne le sont plus. Lorsque nous quittons Bangui pour Mbaïki, il est difficile pour nous de nous approvisionner sur place ici. Donc, vous comprenez aisément le pourquoi de la hausse légère du prix de transport », a indiqué un conducteur qui a requis l’anonymat.

Les autorités locales de Mbaïki appellent à l’implication du gouvernement pour pallier à ce problème. « C’est vrai, nous sommes conscients du problème et nous travaillons pour que le gouvernement de commun accord avec les responsables des stations pompes puissent rouvrir à Mbaïki pour soulager la population. Il nous manque de carburant ici », a précisé Pascal Kiki, président de la délégation spéciale de la commune de Mbaïki.

Le ministère des Transports qui fixe les prix n’est pas joignable sur la question. Deux stations de la localité Total et Tradex ne sont plus opérationnels après le pillage des hommes armés en mars 2013.

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