LA PLACE DE L’AGRICULTURE DANS LA MACRO-ECONOMIE EN RCA

Mardi 22 Août 2017 : 08H41

LA PLACE DE L’AGRICULTURE DANS LA MACRO-ECONOMIE EN RCA

Le catalyseur de la croissance économique en RCA aujourd’hui reste et demeure le secteur agricole. C’est du moins la confirmation faite par la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) , lors du dernier comité monétaire national où la croissance économique de la RCA a été revue à 4,9%. Ce constat de la BEAC vient attester la vision politique impulsée par le président de la République, professeur Faustin-Archange Touadéra, et surtout celle concernant le secteur agro-pastoral, pour relancer effectivement l’économie nationale en décline.

Les enjeux de l’implication du secteur agricole dans la macro-économie

La BEAC vient de rendre publique la prévision de la croissance économique de la RCA, évaluée à 4,9% en léger recul par rapport à la dernière prévision de 5, 1%. C’était le 10 juillet 2017. Et à cet effet, cinq (5) secteurs catalyseurs de cette croissance dont l’agriculture et le monde rural ont été cités par les experts de la BEAC. Et il a été ressorti que le secteur agricole, commercial et bien d’autres ont été à la base de ces résultats qui sont d’ailleurs bons. Il y a aussi un autre indicateur qu’il faut mettre en valeur, c’est le taux d’inflation qui est aujourd’hui à 2,2% contre la moyenne internationale fixée à 2,9%

Le secteur agricole comme nous venons de l’indiquer, a fortement contribué à l’amélioration de l’économie nationale, car, occupant presque 85% de la population active. Il faut donc faire renaître de ses cendres ce secteur porteur de l’économie national, abandonné depuis 1970. Mais l’insécurité avec la présence permanente des groupes armés dans la quasi-totalité des régions de la RCA, est le goulot d’étranglement du secteur agricole. Aujourd’hui avec cette insécurité galopante et généralisée, les acheteurs font face à des taxes exorbitantes imposées par les groupes armés sur les innombrables barrières illicites qu’ils ont érigées tout le long du parcours. Cela élève de facto les prix d’achat du café, du coton et bien d’autres denrées alimentaires.

Toutefois, le régime actuel travaille très fort pour remédier à cette situation d’insécurité. Et ce, pour faire épanouir effectivement le secteur agricole. D’où le gouvernement avait réussi à signer une convention avec Géo-coton, une entreprise française et avec la Turquie, sous l’autorité du président Touadéra, en vue de la production du coton dans l’Ouham-Pendé et autres régions du pays. La RCA étant un pays à vocation agro-pastorale, son véritable salut économique n’est possible que par la modernisation et la redynamisation dudit secteur, mais pas ailleurs.

Cependant, il va falloir préparer le terrain au niveau psychologique, de même au niveau des automatismes susceptibles de se perpétrer au point de constituer un obstacle majeur à l’aboutissement des réformes enclenchées. En d’autres termes, la mentalité devra être au rendez-vous.

Car, la gouvernance agricole, c’est aussi une question de changement des paradigmes. Une mentalité acquise à l’assistanat pourrait être moins hospitalière à l’idéal de la responsabilisation et à la professionnalisation des acteurs inhérents à la nouvelle approche du développement du monde rural.

 Pour ce faire, la communication pour le développement rural voulue stratégique dans cette perspective, nécessite bien la place à accorder aux médias, ainsi que les moyens indispensables à une telle mission qui implique tout autant l’ensemble des communicateurs. C’est une question de logique, de cohérence, d’exigence stratégique et d’efficacité.

Le Petit YEKOA

 

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