LA MODE DES JEUNES BANGUISSOIS...

Mercredi 11 Oct. 2017 : 09H58

LA MODE DES JEUNES BANGUISSOIS INQUIETE : CAS DE LA MINI-CULOTTE CEMAC

Depuis plus d’une dizaine d’années à Bangui, la mode tend vers un autre cap, un autre style. Les mœurs ne sont plus respectées, la tenue vestimentaire correcte perd sa valeur. Hommes et femmes, filles et garçons sont tous entrés dans une phase d’habillement calqué sur l’étranger.

En effet, d’où vient alors ce style adopté à ce jour par 75 % de la population banguissoise ? Chose qui a fait l’objet d’un débat, parmi les jeunes de la Commune de Bimbo, le jeudi 05 octobre  2017,  à l’Ecole Préfectorale de Bimbo.

Les parents expliquent…

Selon bon nombre de parents rencontrés, « ce phénomène découle de deux voies. La première vient des chaînes de télévision étrangères et la seconde de l’accoutrement des stars, musiciens Américains et autres étrangers. Ceux-ci influencent le comportement des jeunes d’aujourd’hui à travers la coiffure, l’habillement, les tatouages, la façon de parler ou encore de marcher », ont-ils indiqué.

Une dame qui a requis l’anonymat a expliqué qu’elle est, quant à elle,  déçue. Car, ce phénomène a affecté même certains parents, sans oublier les jeunes mariés d’aujourd’hui. Et,  à ce sujet, l’on ne sait plus différencier la mère de sa fille ou encore le père de son fils. Une fille qui s’habille en mini-jupe,  ou qui est  à  moitié nue devant ses parents,  sans que ces derniers lui fassent des reproches, cela inquiète. « Pour les jeunes garçons,  n’en parlons même pas»,  a-t-elle rajouté avec frustration. C’est le même cas, avec le  pantalon en-dessous du bassin (Dazen fesse).

Après les collants (aidez les papas), « lo zi gbà mo lango » (pantalon slim), c’est maintenant le style « Cemacou djuna baby » (petite culotte en ras des fesses), qui est à la tête de la mode Centrafricaine.

Que disent les jeunes ?

Selon quelques jeunes, « cet accoutrement jugé étranger ne l’est pas. Il dépend plutôt du mode auquel il est employé dans la société ». Ils ont expliqué, pour eux que c’est gênant de s’habiller en tenue de ville : costume, pantalon,  tissu  associé à la chemise cravate ou encore le style trois pagnes des femmes. Selon eux, « l’on peut faire recours à cette façon de s’habiller dans les cérémonies de mariage, au travail... ».

Certains jeunes ont estimé qu’ils ne sont pas habitués à mettre des tenues de ville. C’est ainsi qu’ils se contentent de ce que la mode actuelle leur offre, alors que d’autres se disent déçus par le comportement de ces jeunes qui ont un habillement critique. Car, c’est suite à cette généralité des faits que l’on donne une définition à la jeunesse d’aujourd’hui, incluant ainsi tout le monde. Par ailleurs, il y a lieu de rappeler  aux jeunes qu’ils sont l’avenir de demain et le miroir même d’une nation.

Porter une tenue décente peut donner une opportunité à l’homme, mais ceux-là qui font le contraire sont mal vus, voire même déconsidérés dans des endroits professionnels.

Pour eux, une sanction des autorités du pays, des parents ainsi que des cadres des  instituts et universités de la République,  doit bel et bien intervenir pour suspendre définitivement cette eau malsaine qui jaillit jour après jour dans les couches sociales en République centrafricaine.

Sinclair ARIES

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