LA JEUNESSE CENTRAFRICAINE A-T-ELLE TIRE DES LECONS DE LA CRISE ?

Vendredi 03 Mars 2017 : 10H31

LA JEUNESSE CENTRAFRICAINE A-T-ELLE TIRE DES LECONS DE LA CRISE ?

 

 

Selon nos investigations, la jeunesse centrafricaine n’a pas encore tiré des leçons de la grave crise militaro-politique que nous traversons. De l’Université aux établissements secondaires, en passant dans les quartiers de la ville de Bangui, les jeunes centrafricains lettrés et illettrés conjuguent le même langage. Est ce qu’il y  a réellement des jeunes instruits en RCA ? Pourtant, ce sont les jeunes innocents qui ont payé et continuent de payer le lourd tribut de la crise. « L’ignorance est plus pire que la mort ». C’est le cas de la jeunesse centrafricaine totalement ignorante et manipulable à souhait.

Durant la crise, nous avions vu des jeunes  qui sortaient dans la rue, brûlaient des pneus sur les grandes avenues de la capitale sans pour autant mesurer les conséquences des actes qu’ils posaient. Pour un billet de 500 francs, les jeunes ont choisi de piller les édifices publics et privés, les ONGS humanitaires internationales et nationales. Aujourd’hui, cette même jeunesse se plaint du fort taux de chômage dont elle est victime. Comment expliquer la moralité de cette jeunesse ? Pourtant, la majorité des jeunes centrafricains étaient embauchés et travaillaient dans  ces ONG nationales et internationales. Est-ce aujourd’hui qu’ils voient mieux ? « Le changement climatique » est devenu une chanson presqu’universelle. Mais personne ne songe à mûrir la réflexion sur l’origine d’un tel changement et de proposer des pistes de solution. Quand les jeunes brûlaient ces pneus sur les voies publiques, cela ne pourrait-il pas avoir d’impact sur l’environnement ? Les Centrafricains vivent encore au Moyen Age au regard des actes qu’ils continuent de poser pour détruire leur propre pays.

Certains pays à l’exemple du Rwanda a traversé la pire crise. Mais jamais, nous avions connu un tel degré de destruction comme en RCA. Tout compte fait, les Centrafricains sont prêts à trahir leur pays même pour une pièce de 100 francs. Simplement parce qu’ils veulent gagner le monde en un seul jour. Et la jeunesse est le pion des leaders politiques pour détruire le pays. L’expérience a démontré pendant la crise que les jeunes ont été manipulés par les leaders des partis politiques pour mettre le pays à feu et à sang. C’est politiquement correct pour être en conformité avec les rites des soi disant hommes politiques centrafricains. La jeunesse, au lieu de chercher des opportunités pour sortir du chômage, préfère plutôt braquer, tuer, piller pour gagner de l’argent sale qui ne leur sera jamais profitable. Une jeunesse mendiante à longueur de journée dans les quartiers. Elle aime les jeux de « Ludo », de « dame », de « kissoro », sans pour autant mener des actions concrètes pour changer leur mode de vie. Or, c’est le chômage endémique qui pousse les jeunes à entrer dans les rébellions et détruire leur pays. Pour certains jeunes que nous avons rencontrés dans les quartiers, « c’est l’Etat qui ne veut pas nous donner du travail ». Pour d’autres encore, « il faut devenir rebelle pour avoir du travail ». Aucun sens de discernement, aucune vision après cette grave crise qui a secoué les fondements de la république. Personne ne reconnait ses torts. La faute, c’est toujours l’autre. Ainsi va la RCA de feu Barthelemy Boganda.

 

 Bénistant MBALLA

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