« LA CRISE EN RCA EST DUE A UN PROBLEME DE GOUVERNANCE ET … »

Lundi 08.05.2017 : 09H26

« LA CRISE EN RCA EST DUE A UN PROBLEME DE GOUVERNANCE ET A L’EXTREME PAUVRETE … »

Répondant à quelques préoccupations des journalistes, à l’issue de leur visite de travail à Bangui et à Paoua en RCA, du 25 au 28 avril 2017, Allegra-Maria Baicchi, représentante régionale pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale d’OCHA, disait au cours d’une conférence de presse, « la crise en RCA est due à un problème de gouvernance et à l’extrême pauvreté. Il faut donc chercher les solutions à cette crise à l’intérieur que d’accuser les autres. A cet effet, tous les Centrafricains devaient faire leur mea-culpa en reconnaissant leur part de responsabilité ».

Bien évidemment, nous donnons tout à fait raison à la représentante régionale pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale d’OCHA. Etant donné que la première grave crise militaro-politique sans précèdent que notre pays, la RCA est victime, est due en grande partie à un problème de gouvernance des affaires publiques et à l’extrême pauvreté dont le peuple n’en pouvait plus supporter. Et ceci par les différents régimes qui se sont succédés à la magistrature suprême de l’Etat. D’où « les mêmes faits produisent les mêmes effets ».

Michel Djotodia, patron de la nébuleuse ex-coalition Séléka, tombeur du président François Bozizé, le 24 mars 2013, disait au lendemain de son coup d’Etat, « ce sont la marginalisation de la région du Nord de la RCA et la politique d’exclusion et du tribalisme qui sont l’origine de notre rébellion ». Allez-y donc comprendre le reste.

C’est pour autant dire que les causes de la crise centrafricaine ne sont pas exogènes mais plutôt endogènes. De ce fait, il est de la responsabilité de tout le peuple centrafricain sans exclusion, de prendre conscience et de trouver des solutions adéquates à cette crise sur place et non ailleurs. N’oublions surtout pas que les gouvernants et les gouvernés, ont tous leur part de responsabilité, à divers degrés dans ladite crise que continue de subir notre cher, beau et riche pays, la RCA. Au lieu d’accuser les autres, reconnaissons plutôt nos manquements et fautes, en nous pardonnant, et mettons-nous résolument au travail pour reconstruire et faire développer notre pays. Et les groupes armés aussi ont l’obligation de contribuer à l’œuvre de la reconstruction du pays, en déposant les armes dans le cadre du programme DDRR. Il faut également rendre justice par la solidarité aux victimes et aux populations qui acceptent d’accueillir et de loger les déplacés internes durant cette crise.

En somme, un accent particulier devait être mis sur l’accès de tous à l’éducation. Car, le non accès à l’éducation conduit toujours à l’ignorance et à la pauvreté.

 

Le Petit YEKOA

 

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