LA COORDINATION DES RESSORTISSANTS DE LA REGION 06

Lundi 19 juin 2017 : 09H39

LA COORDINATION DES RESSORTISSANTS DE LA REGION 06 DEVOILE SES INITIATIVES D’ACTIONS HUMANITAIRES ET POLITIQUES

« C’est le but principal d’une conférence de presse qu’avait animée le bureau de la Coordination des Ressortissants de la Région N°6 (Basse-Kotto, Mbomou et Haut-Mbomou), dans la salle de Conférence du Centre Jean XXIII à Bangui. C’était le vendredi 16 juin 2017, de 10 heures 25 minutes à 11 heures 53 minutes.

Après l’observation d’une minute de silence en la mémoire des victimes des conflits armés en RCA, le président de ladite Coordination, l’honorable Serge Singha-Béngba, député de Bangassou 1, a fait la lecture de ses propos liminaires, suivie des témoignages émouvants et surtout troublants de l’ancien maire de la ville de Mobaye, Bernard Takpando, concernant les exactions commises sur la population par les peulhs de l’UPC de Ali Daras et le jeu des questions-réponses.

Répondant aux préoccupations de certains journalistes, les membres du bureau de la Coordination des Ressortissants de la Région N°06, ont fait savoir, « nous nous mobilisons pour assister en argent, en médicaments, en vivres et en habits nos compatriotes de la Coordination de la Basse-Kotto, du Mbomou et du Haut-Mbomou, victimes des récentes exactions de tout genre des groupes armés. Aussi, nous envisageons l’organisation d’une messe œcuménique en la mémoire de toutes les victimes des conflits armés en RCA, le samedi 24 juin 2017, au Palais de Sport (Ex-Omni-Sport), suivie d’une marche pacifique (Palais de Sport-Point Zéro) où un mémorandum va être remis aux autorités du pays. Bien avant cela, une Assemblée Plénière de tous les ressortissants de la région 6 est prévue pour ce lundi 19 juin à 15 heures à la Faculté de Théologie Evangélique de Bangui (FATEB).

Voici publiés dans son intégralité, les propos liminaires du président Serge Singha-Béngba ».

Le Petit YEKOA

  

Je voudrais d'abord, Mesdames et Messieurs les journalistes, vous saluer et vous remercier au nom des ressortissants de la région n°6 et surtout des populations de cette région soumises aux hordes barbares qui tuent, violent, pillent, rasent des villages entiers....

Vous le savez, après le court répit qui a suivi les dernières élections générales, l'on a assisté depuis le début de cette année à une résurgence de la violence et de l'insécurité dans notre pays. Depuis plus d'un mois aujourd'hui, ce climat de violence a atteint dans la région n°6 un niveau insupportable qui se traduit par des meurtres aveugles et ignobles, des viols, des incendies de villages et de maisons conduisant à des déplacements massifs des populations.

C'est dans ce contexte qu'à l'initiative des Députés des préfectures de la Basse-Kotto, du M'bomou et du Haut M'bomou, les ressortissants de cette région se sont réunis successivement les 15 et 17 mai 2017 en vue d'examiner la situation créée par ces violences et surtout d'apporter une aide humanitaire d'urgence aux populations meurtries. Deux autres réunions ont été tenues les 8 et 13 juin 2017.

A l'issue de cette dernière réunion et pour renforcer les actions déjà engagées, une coordination a été mise en place de manière consensuelle constituée de neuf membres en raison de trois ressortissants par préfecture et de tous les élus de la région (Assemblée Nationale et Conseil Economique et Social).

Il convient de souligner que les derniers événements font suite à l'exfiltration, par la MINUSCA, du criminel ALI DARASSE de Bambari pour la région n°6 occupée et mise en coupes réglées par les bandes de ce dernier..

La MINUSCA sait pourtant que l'épicentre des violences dans notre pays s'est déplacé de Bangui à Bambari après l'installation des éléments de la SELEKA dans cette ville en 2014 par l'OlM sans concertation aucune avec les forces vives de la Nation. Il fallait donc prévoir le déplacement de l'épicentre des violences dans cette région et prendre les mesures idoines pour faire face à leur éruption. La MINUSCA n'a rien fait par contre d'autres groupes armés, constitués essentiellement de mercenaires comme le FPRC, ont pris prétexte de cette présence pour s'introduire dans la région en vue de poursuivre leurs objectifs inavoués.

En ce qui concerne les forces autoproclamées d'autodéfense, le suppléant du Député de Bangassou 1 a signalé au bureau local de la MINUSCA de Bangassou, deux semaines avant l'attaque de cette ville que sa commune de NIAKARI étaient envahie par des jeunes venus de Bakouma et qu'une attaque sur Bangassou était en préparation. La MINUSCA n'a pas daigné tenir compte de cette information et a juste envoyé une mission à NIAKARI proposer à ces jeunes de déposer les armes contre des travaux à haute intensité de main d'œuvre hypothétiques comme si les humiliations quotidiennement subies n'existaient pas.

Pour les ressortissants de la région n° 6 la MINUSCA est le premier responsable des crimes contre ('humanité et des crimes de guerre commis par les hordes armées dans la région. Ils se demandent, avec inquiétude, quel forfait la MINUS-j/a prépare-t-il aujourd'hui contre les populations de cette région d'autant que sa radio diffuse des informations tronquées et non équilibrées. Pour preuve, malgré les dénégations de la MINUSCA, Monsieur Lewis Mudge, chercheur auprès de la Division Afrique de Human Rights Watch a déclaré en parlant de l'UPC en février 2017 à Nairobi, nous citons : « Ce groupe commet des meurtres sans crainte de punition, malgré la présence des forces de maintien de la paix », fin de citation.

Voilà pourquoi la Coordination des Ressortissants de la région n°6

► annonce dès aujourd'hui l'organisation d'un office religieux œcuménique et d'une grande marche le samedi 24 juin 2017 ;

► exige l'arrestation de tous les criminels de guerre issus des Ex-SELEKA et des forces   dites   d'autodéfense dont la MINUSCA connaît   les   repères   et   les déplacements ;

► Demande à la MINUSCA de neutraliser tous les groupes armés non conventionnels présents dans la région ;

► Demande à la MINUSCA de procéder à la relève de ses éléments qui ont perdu toute crédibilité dans cette région si elle veut appliquer son mandat ;

► Demande au Conseil de Sécurité des Nations Unies, d'une part la levée de l'embargo sur les armes en ce qui concerne exclusivement les Forces Armées Centrafricaines et d'autre part que soit diligentée  une enquête internationale indépendante pour établir les responsabilités.

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