L’USAGE DES TELEPHONES PORTABLES PENDANT LES HEURES DE COURS

Mardi 13 Décembre 2013 : 11H12

L’USAGE DES TELEPHONES PORTABLES PENDANT LES HEURES DE COURS DANS LES ETABLISSEMENTS PRIMAIRES, SECONDAIRES ET UNIVERSITAIRES : UN REEL DANGER QUI MINE LE SYSTEME EDUCATIF CENTRAFRICAIN

Les téléphones portables sont des instruments de communication par excellence, voire incontournable dans le monde actuel. Depuis l’implantation des réseaux téléphoniques à savoir : TELECEL, Moov, Azur et Orange sur l’ensemble du  territoire de la République Centrafricaine, tout le monde se sert de ces précieux moyens de communication. Seulement, l’usage de ces téléphones portables, combien important dans la société, ne rime pas souvent dans certains milieux. C’est le cas patent de l’utilisation des téléphones portables pendant les heures de cours dans les établissements primaires, secondaires et universitaires, tant à Bangui que dans l’arrière-pays.

Le règlement intérieur du ministère de l’éducation nationale régit le fonctionnement de tous les établissements publics et privés du pays, interdisant un certain nombre de choses dont la fermeture ou la mise en mode vibreur des téléphones portables dans les salles de classe, pendant les heures de cours. Force est malheureusement de constater qu’en RCA, les textes et les règlements intérieurs sont très facilement promulgués mais ne sont jamais appliqués. C’est comme s’ils sont rédigés et promulgués pour dormir dans les tiroirs et non pour des hommes. Les élèves et étudiants centrafricains brillent par excellence dans la mauvaise pratique d’utilisation des téléphones portables dans les salles de classe et surtout au moment où les enseignants leur dispensent des cours. Pendant que les enseignants expliquent ou dispensent les cours, certains élèves ou étudiants se permettent le luxe d’utiliser leurs téléphones  soit, pour faire des appels, soit pour jouer des musiques, en transformant la salle à un cave ou bar dancing.

Même des étudiants qui devraient être un modèle pour leurs cadets (écoliers, collégiens et lycéens), en font à leur tête. C’est le monde à l’envers en RCA car chacun est libre d’agir comme bon lui semble. Pire encore, certains élèves et étudiants qui possèdent ces outils de communication ne se donnent pas la peine d’étudier leurs leçons. Lors d’une évaluation ou d’un devoir, ils se connectent à travers leurs téléphones pour avoir si vite des réponses. Et s’ils sont parfois surpris par un enseignant, ils ne peuvent rien faire car tous leurs espoirs sont uniquement focalisés sur ces téléphones portables. Quand l’enseignant tente parfois d’arracher le téléphone entre les mains de l’élève ou de l’étudiant, ça tourne en mésaventure entre les deux. A qui la faute finalement ? La réponse revient à qui de droit. Mais à notre humble connaissance, ces genres d’habitudes adoptées par les élèves et étudiants centrafricains à travers l’utilisation de ces moyens de  communication dans les établissements primaires, secondaires et universitaires, constituent un réel danger qui mine le système éducatif centrafricain.

Au regard de tout ce que nous venons d’évoquer ci-haut, nous interpellons les responsables qui ont la charge de l’éducation nationale de prendre leurs responsabilités. Car à l’allure où vont les choses, le système éducatif centrafricain risque de tomber encore plus bas que terre. A vous élèves et étudiants centrafricains, prenez conscience des actes que vous posez. Votre avenir, c’est vos études. Changeons nos mentalités pour bâtir une nouvelle RCA.

Bénistant MBALLA

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