L’INSALUBRITE, VERITABLE DANGER POUR LA SANTE P...

Mercredi 29 novembre 2017 : 09H30

L’INSALUBRITE, VERITABLE DANGER POUR LA SANTE PUBLIQUE

Ce n’est peut-être pas une fatalité, mais on pourrait s’y acheminer. Il est difficile de circuler dans les artères de la ville de Bangui sans un mouchoir collé contre la bouche. Au moment où la consigne est de se mettre à l’abri des virus, la municipalité ne fait absolument rien. Avec l’amoncellement des immondices sur les trottoirs, la ville de Bangui traverse depuis longtemps une crise de poubelles. Les Maires se succèdent à la tête de la mairie de Bangui mais l’insalubrité y demeure.

Pourtant, tout le monde sait que l’insalubrité nuit à la santé, pollue l’environnement. Elle affecte les Droits de l’Homme et peut devenir un péril pour l’humanité. Autant dire qu’elle est au cœur du débat politique et social de la cité. Au-delà, son champ peut s’étendre sur le territoire national.

Chaque jour, Bangui, avec plus de 600.000 habitants, produit autant de tonnes de déchets. Et c’est donc depuis bientôt des mois que ces tonnes de déchets, quoiqu’elles soient ramassées, continuent de s’accumuler à travers la capitale. Faites le calcul. En quelques jours, on arrive à plusieurs milliers de tonnes d’immondices, transformant Bangui en une capitale insalubre. La zone de déchetterie de Kolongo serait-elle surchargée ?

Pour les Banguissois de Sica II, la situation devient intenable et l’air irrespirable. Ils se plaignent de vivre dans une décharge. Dans certains quartiers, des habitants ont pris l’initiative de brûler ces tas de sacs-poubelle, ce qui ne règle pas pour autant le problème. Les quartiers populaires croupissent sous les ordures. Cela augure des lendemains catastrophiques. Les habitants de certains quartiers vont renouer avec leur damnation saisonnière. Chaque fois qu’il pleut, le monde s’arrête. On ne parle que d’inondations. Quelle misère !

Devant l’image qu’offre la ville de Bangui, la population interpelle les autorités municipales. Elle n’est pas fière du tout de l’état dans lequel se trouve leur cité. Il y a des poubelles partout. C’est déjà la saison sèche, et la situation se dégrade de plus en plus avec des odeurs nauséabondes sous l’effet de la chaleur.

Bangui la « coquette » est devenue, Bangui la « poubelle ». Qui va faire le miracle tant attendu?

 

Sinclair ARIES

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