L’IMPORTANCE DE LA JUSTICE DANS UN ETAT POST CONFLICTUEL,...

Lundi 21/11/2016 : 10h29

L’IMPORTANCE DE LA JUSTICE DANS UN ETAT POST CONFLICTUEL, DEMOCRATIQUE ET DE DROIT COMME LA RCA

 

« La justice suit son cours, et l’autorité et la légitimité du processus judiciaire doivent être respectées », dixit Kofi Annan, ancien Secrétaire Général des Nations Unies. C’est pour autant dire qu’aucun pays souverain ne peut fonctionner dans une démocratie plurielle sans mettre en place des institutions républicaines. Ces institutions sont généralement considérées comme des éléments indispensables pour l’instauration d’un Etat de droit. Elles sont la garantie des libertés publiques et moralisent le gouvernement et la société. Elles répriment les dérapages et assurent la primauté du droit. C’est l’exemple patent et édifiant du pouvoir judiciaire ou la justice.

Le pouvoir judiciaire sauvegarde les droits des citoyens. Pour exercer ce pouvoir, le juge doit être indépendant et incorruptible. Ses jugements ne doivent être influencés par personne.

Selon les pays, il existe plusieurs sortes de tribunaux et cours. Il y a la justice civile, la justice pénale et la justice administrative, à travers les tribunaux d’instance et de grande instance ; les cours d’appel et de cassation ; les Cours Suprêmes et les Hautes Cours de Justice ; la Cour Pénale Spéciale (CPS) ; les Tribunaux Administratifs et les Conseils d’Etat ; les Cours Constitutionnels.

Le judiciaire a les fonctions entre autres, de veiller au respect des lois et de punir les infractions ; d’assurer l’application de la Constitution ; de régler les conflits ; de protéger les citoyens ; et de jouer le rôle d’arbitre entre l’Exécutif et le législatif en cas de crise.

Or, il s’est avéré que dans un pays post conflictuel comme la RCA, la justice équitable joue un rôle de premier plan, en matière de paix, de réconciliation nationale, de cohésion sociale et du vivre ensemble entre toutes les communautés et couches sociales, et les pouvoirs publics. Car, sans la justice équitable, il n’y a pas de véritable paix. Et sans la véritable paix, il n’y a pas de justice équitable. Somme toute, nous osons dire que la « justice et la paix vont de paire et sont donc inséparables ». Dans le cas contraire, ce sont l’anarchie et la cacophonie qui battent leur plein au sommet de l’Etat, avec des conséquences néfastes imprévisibles et incalculables pour tout le peuple. D’où nécessité oblige de réformer le système judiciaire centrafricain, pour l’adapter aux pesanteurs politico-sociales et culturelles actuelles du pays. Et ce, pour le rendre plus performant, dynamique et efficace dans l’intérêt de la Nation.

Le Petit YEKOA

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