L’Editorial de Julien BELA : FAUT-IL ACCEPTER LE DEPART DU ...

Jeudi 29 juin 2017 : 09H21

L’Editorial de Julien BELA

 

FAUT-IL ACCEPTER LE DEPART DU CONTINGENT CONGOLAIS DE BRAZZAVILLE ?

 

Après le départ du contingent de la République Démocratique du Congo, c’est autour du contingent de Congo Brazzaville de faire sa valise. La Minusca perd peu à peu les contingents robustes et vigoureux. A qui le prochain tour ? Les Nations Unies veulent-elles pactiser avec l’enfer ? Certains sont pratiquement inutiles, car de véritables mollusques, incapables de faire du mal à un moucheron. C’est le cas du contingent Bangladesh qui ne joue que le complément d’effectif pour grossir le nombre des Casques Bleus, mais en réalité, ce sont du tourisme à caractère militaire, un pur goût de l’exotique. A quoi sert un tel contingent ?

Les Nations Unies font preuve de manière flagrante de discrimination, de deux poids, deux mesures. L’opération Sangaris n’a fait l’objet d’aucune enquête sérieuse des Nations Unies comme elles ont fait en ce qui concerne la RD-Congo et le Congo-Brazzaville. La France étant une certaine grande puissance, a pesé de tout son poids pour étouffer un scandale horrible de pédophilie sur de petits-enfants de 08 à 12 ans. Les prétentions du gouvernement français à vouloir mener des enquêtes, ont consisté tout simplement à mettre le dossier sous les coudes. Et pourtant, l’affaire du petit Grégorie, retrouvé mort ligoté, continue de faire des vagues et de tenir la justice française en haleine. A plus forte raison, des abus sexuels sur plusieurs mineurs fillettes et garçonnets au Camp M’Poko. Le droit n’a de sens que pour les ressortissants français. Même les ONG internationales de défense des Droits de l’Homme et des enfants, à l’exemple de Human Rigth Watch, ont fait un black out sur ce dossier. C’est la loi du plus fort qui prime sur le droit en Afrique.

Les massacres de la Russie en Syrie, dénoncés par François Hollande, sont demeurés lettre morte. Les plus puissants doivent écraser dans le sang, les plus faibles, ils n’ont de compte à rendre à personne. L’esprit de la justice universelle succombe au profit des intérêts des grandes puissances. Quant au dossier des émigrants, la Méditerranée abrite une hécatombe. Voilà des années que la RCA va de crises en crises. Faut-il migrer en France ? Nous ne pouvons plus vivre en paix chez nous. Malgré la crise interminable, peu de Centrafricains prennent le chemin de l’exil. Et pourtant la France les y pousse. L’obtention d’un visa devient très corsée. Que faire ? Les Centrafricains aspirent à la paix, rien que la paix et non le chemin de la Méditerranée, la morgue à ciel ouvert.

 

Julien BELA

 

 

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