L’EAU C’EST LA VIE ». QU’EN EST-IL DE LA SITUATION DE LA SODECA

Jeudi 05 Jan .2017 : 09H42

L’EAU C’EST LA VIE ». QU’EN EST-IL DE LA SITUATION DE LA SODECA

Peut-on affirmer réellement que « l’eau c’est la vie » comme le confirme cet adage populaire ? Depuis l’indépendance à ce jour, la Société de Distribution d’Eaux en Centrafrique (SODECA) n’est restée que l’ombre d’elle-même. Chaque année, la population centrafricaine en général et celle de Bangui en particulier,  se confronte au problème récurent, celui de la pénurie d’eau dans plusieurs arrondissements et villes. Dans certains quartiers, les habitants quittent à 03 heures ou 04 heures du matin et parcourent des kilomètres pour se procurer d’eau potable.

Plusieurs arrondissements de la ville de Bangui sont privés d’eau potable car la Sodéca n’est pas en mesure de fournir de l’eau potable aux Centrafricains. La majorité de la population Banguissoise boit l’eau des sources ou de puits. Face à cette situation, la vie de la population est exposée à toutes les maladies,  entre autres nous pouvons citer,  les parasites intestinaux, le choléra, la fièvre typhoïde, etc. Nous nous posons la question de savoir que fait réellement la Sodéca pour alléger la souffrance des Centrafricains et surtout pendant la saison sèche où il y a la pénurie  d’eau potable ?

Pourtant la RCA est un pays béni de Dieu qui l’a doté de toutes les richesses : les cours d’eaux sont en abondance sur l’ensemble du territoire. Est-il possible que le peuple centrafricain puisse se confronter à un problème d’eau ? Il y a déficit criant de bons managers pour diriger les sociétés d’Etat en RCA, à l’exemple de la Sodéca. Les directeurs généraux se succèdent à la tête de la Sodéca. Mais depuis toujours, c’est le véritable statu quo. Est-il possible qu’après plus de cinquante (50) ans d’indépendance la Sodéca ne fait que tourner en rond avec les mêmes problèmes ? Même dans les pays désertiques,  à l’exemple de l’Ethiopie, du Niger, de la Lybie,  leurs populations ne se sont jamais confrontées à ce genre de problème d’eau que les Centrafricains traversent. Faut-il aller importer des cadres à l’étranger pour venir gérer la Sodeca?

Presque toutes les sociétés d’Etat en RCA tournent  au rouge. La Centrapalm, la SEGA, l’ORGEM, le COMIGEM et que savons-nous encore, n’ont jamais fait un pas en avant en terme de développement. Tous les jours, c’est la descente aux enfers avec un tableau sombre et apocalyptique,  avec des arriérés de salaires qui dépassent l’entendement humain. Malgré tout,  les directeurs généraux roulent des voitures de luxe qui coûtent extrêmement chères et dorment dans des villas qui ne correspondent pas avec leurs salaires de fin du mois. C’est la triste réalité en ce 21ème siècle en RCA où rien ne va dans le bon sens. Si l’eau est réellement la vie, les autorités en charge de la Sodéca doivent prendre leurs responsabilités pour que les données changent en cette nouvelle année 2017. Les mentalités doivent changer pour donner le véritable sens à la rupture prônée par les nouvelles autorités du pays.

 

Bénistant MBALLA

 

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