HOMMES D’AFFAIRES CENTRAFRICAINS,...

Lundi 19 juin 2017 : 09H30

HOMMES D’AFFAIRES CENTRAFRICAINS, OU ETES-VOUS POUR LE RELEVEMENT ECONOMIQUE DE CENTRAFRIQUE ?

« L’économie d’un Etat, se mesure par la vitalité de ses hommes d’affaires et/ou ses opérateurs économiques ». Cette  expression nous permet aujourd’hui de dénoncer les maux qui minent notre société centrafricaine, c’est vitale pour le relèvement de notre pays.

Et si à l’instant même nous pouvons faire-fi des définitions hautement académiques qui, le plus souvent conduisent aux querelles intellectuelles interminables, on peut affirmer qu’un homme d’affaires est une personnalité qui a créé une ou plusieurs sociétés commerciales qui lui sont bénéfiques et qui participent à la résolution de la problématique du chômage. La République centrafricaine, traverse une des pires crises militaro-politiques de notre histoire. L’économie est exsangue. Alors, où sont passés ces hommes d’affaires pour appuyer l’Etat dans les divers projets de lutte contre le chômage ?

La réponse à cette question se résume au constat qui est le suivant : il est rare de passer deux à quatre semaines, voire même un mois, sans que l’on écoute à la radio ou sans que l’on ne voie à la télévision certaines rencontres à caractère économique organisées par des opérateurs économiques centrafricains. Alors ces retrouvailles et rencontres montrent bien que ces hommes d’affaires existent bel et bien. Encore que lorsqu’il s’agit des offres de soumission pour arracher certains marchés pour la réalisation des projets, on voit aussi des bousculades. Ces moments montrent bien que ces hommes d’affaires et/ou opérateurs économiques sont là. Car s’ils n’existaient pas, on n’allait pas assister  à ces rencontres ou à ces bousculades.

Rappelant, qu’en 1967, le Président Jean-Bedel Bokassa militait en faveur de l’entreprenariat. Il y a donc là, un paradoxe, car les hommes d’affaires sont là, mais n’explorent pas des chantiers nouveaux pour créer des milliers et des milliers d’emplois. Tous oscillent autour des mêmes variantes commerciales. Encore que ces variantes commerciales n’emploient qu’un effectif minimum de gens. Alors, comment résoudre avec une grande envergure la question du chômage dans ces conditions-là ? Constat ! Certains parmi eux qui se disent opérateurs économiques et/ou hommes d’affaires n’œuvrent que dans l’ouverture tout azimut des débits de boisson ou dans les constructions des maisons de location. Entre nous soi-dit, est-ce que « la buvette, le bar ou la maison en location » peut résoudre le problème du chômage ? Pourquoi, diable, accepter dans ces conditions d’être opérateur économique et/ou entrepreneur ? Alors ne condamnons pas les étrangers.

Tenez ! Aucun homme d’affaires d’origine centrafricaine n’a tenté une fabrique de production des biscuits, du chocolat, des allumettes, des carreaux, des pagnes et autres afin que de nombreux jeunes puissent être recrutés. Or si de telles fabriques pourraient se créer ici et là, cela peut participer à une grande proportion à l’insertion socio-économique ou aider la mise en place du programme DDRR pour la reconversion socioprofessionnelle de nos jeunes qui avaient pris les armes à un moment triste de notre histoire. Que constatons-nous encore ? De nombreux hommes d’affaires et/ou entrepreneurs se disent avoir des atouts qu’en bâtiments, c’est comme si la vie sociale ne se résumait qu’à la construction des édifices.

La question  d’assainissement de nos villes a traîné et a connu des tentatives non concluantes par le passé. Et pourtant, ils sont là ces entrepreneurs et/ou hommes d’affaires capables de s’acheter du matériel moderne approprié pour ces questions-là. Et cela pouvait alors favoriser des embauches tout azimut des jeunes. Pourquoi ne pas innover, vous opérateurs économiques et/ou hommes d’affaires ? Et pourtant des opportunités d’affaires sont toujours à explorer comme disent de nombreux hommes d’affaires et/ou opérateurs économiques sous d’autres cieux. On peut commencer dans le bâtiment et en finir dans l’agriculture ou dans la production « usinale » d’huile d’arachide, de palme jadis « Huile Bossongo ».

Ce constat est loin d’être des attaques contre les opérateurs économiques et/ou hommes d’affaires. Il est le chuchotement de certains jeunes à la quête d’emplois qui pensent que les opérateurs économiques devraient aussi explorer d’autres pistes pour créer des opportunités d’emplois afin de participer comme toujours à la lutte contre la pauvreté.

Car,  l’incapacité de nos entrepreneurs à explorer de nouveaux horizons en matière d’innovation, laisse la place aux entrepreneurs étrangers qui tiennent en joue notre économie balbutiante. Les Libanais, Syriens, Camerounais remportent des marchés par ci, par là. Même s’il y a des zones d’ombre concernant les appels d’offres, c’est parce que le terrain est vide et ils ont eu le courage de prendre des risques, et c’est ainsi dans les affaires. La vitalité d’un pays se compte par la vigueur de son économie.

  Sinclair Aries

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