HAUT CONSEIL DE LA COMMUNICATION : RUEE VERS LE SALAIRE ...

vendredi 13 /01/2017 : 10H52

HAUT CONSEIL DE LA COMMUNICATION : RUEE VERS LE SALAIRE ALLECHANT OU SOUCI AIGU DE PROMOUVOIR LES MEDIAS ?

 

Le Haut Conseil de la Communication est un organe de régulation et de promotion de la presse privée. Cette institution se renouvelle, mais ne laisse aucune trace. Seul le salaire et les avantages personnels sont très attractifs. La bataille est féroce pour être un Haut Conseiller de la Communication. Il faut se battre aussi de la même manière pour promouvoir le professionnalisme et l’excellence au sein des médias. Tous les griefs de la planète pleuvent sur les médias, mais les instances de régulation et d’autorégulation sont irresponsables, médiocres, parasitaires. Il serait souhaitable de diversifier le salaire, ou le réduire de manière drastique pour obliger à travailler au lieu de glaner exclusivement les salaires mirobolants.

Le développement de la RCA passe par les Centrafricains eux-mêmes et personne d’autre. De même, celui des médias responsables et professionnels relève des journalistes eux-mêmes. A ce propos, les journalistes centrafricains sont inconscients, irresponsables et coupables. Dès qu’il est question de renouveler les instances du HCC, le monde des médias fait preuve d’une légèreté suicidaire pour la profession. On rase les murs du ministère de la Communication, on tient des messes de minuit, on corrompt, on organise des galas de buvaille et mangeaille à gogo. Qui peut réellement tenir cette institution de main de fer pour mettre les brebis galeuses aux pas, redorer le blason des médias centrafricains, inciter à plus de professionnalisme, personne n’ose s’interroger de cette manière. Certains se sont spécialisés dans la désignation de leurs amis ou copains, soit les journalistes cèdent à la corruption, aux intimidations, oubliant que sa carrière professionnelle est entre les mains de cette institutions en question.

Après les élections, le bureau est en place, les choses sérieuses doivent commencer. C’est la désillusion, ni monitoring, ni quoi que ce soit, c’est le néant. Mais le salaire est toujours présent, la lune de miel, mais les médias s’enlisent dans leur médiocrité. Les anciens, feus Sammy Mack Foy et Joseph Vermand Tchendo, ont nettement mieux fait que les jeunes. Ils ont présenté plusieurs rapports de monitoring, un vrai stimulant pour plus de professionnalisme, de responsabilité de la part des journalistes. Cette culture s’est éteinte avec la disparition de nos aînés cités ci-haut, à qui la faute ? Les instances de régulation et d’autorégulation sont responsables des dérapages qui sont reprochés aux médias. « Qui aime bien, châtie bien », dit un adage. Le HCC ne doit plus être perçu comme l’El-Dorado, la zone d’abondance ou la ruée vers l’or, le lait et le miel. Le HCC fait partie des grandes institutions de la République. Malheureusement, les journalistes le trainent dans la poubelle, alors que ces animateurs sont royalement payés à ne rien faire, attendant la fin de leur mandat dans l’opulence, avec les médias au fond du gouffre. Les HCC se suivent et se ressemblent comme deux gouttes d’eau boueuse.

Le HCC doit avoir un œil critique sur la formation au département des sciences de la communication et de l’information pour qu’il en sorte de vrais professionnels. Il en est de même de l’activation du Comité en charge de la délivrance de la carte de presse qui a du plomb dans l’aile depuis sa mise en place. Les journalistes pensent détenir le monopole de la critique, alors qu’ils sont incapables de mettre de l’ordre dans leurs propres affaires et ne voient que la poutre dans l’œil des autres. Rien ne changera au sein des médias si les journalistes ne s’avisent à prendre le taureau par les cornes. Les médias Centrafricains sont responsables de leur propre malheur, de leur misère. Ils sont fourbes, hypocrites, louches, des qualités ultra nocives à l’émergence d’une presse responsable et professionnelle.

Vingt (20) ans, la presse a dépassé l’âge de la majorité légale. Elle est restée naine comme un enfant de cinq (5) ans et agit comme un bébé. Les réactions sont souvent épidémiologiques, irréfléchies, infantiles. Les pouvoirs publics sont obligés de nous donner des leçons : « Organisez-vous pour être crédibles ». Si le GEPPIC a deux têtes, l’UJCA a une présidence à vie, est-ce sérieux pour des organisations professionnelles de journalistes ? Quand est-ce que nous allons mûrir ? Pouvons-nous être crédibles devant les partenaires avec tableau apocalyptique que nous entretenons nous-mêmes au mépris de nos propres intérêts ? Changeons de comportement en 2017 pour privilégier nos intérêts. Que cette « guerre froide » qui plombe notre émergence, prenne fin.

 

Julien BELA

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