ES HABITANTS DE GALABANDJA 1,2,3,4

Jeudi 07 Déc. 2017 : 09H13

LES HABITANTS DE GALABANDJA 1,2,3,4 ET DE GOBONGO CONFRONTES A UN REEL PROBLEME D’EAU POTABLE EN CE DEBUT DE LA SAISON SECHE

A chaque début de la saison sèche en RCA en général, et à Bangui en particulier, il y a des phénomènes naturels, habituels qui refont surface dans certains quartiers d’arrondissements de la capitale. Nous pouvons citer entre autres, la difficulté d’accès à l’eau potable ; l’érection des monticules de terre, appelés « gendarmes couchés » sur les principales rues et ruelles non bitumées, pour empêcher les soulèvements de la poussière ; l’épaisse fumée couvrant le ciel et piquant les yeux, due aux incendies des ordures de ménage et autres produits toxiques, et nous en passons. Mais ce qui nous intéresse plus aujourd’hui, c’est le problème d’accès à l’eau potable qui, pourtant, est à la base de tous les besoins élémentaires des êtres humains. C’est le cas des habitants de Galabandjia1, 2, 3, 4 et Gobongo, situés au nord de Bangui, la Capitale, qui se confrontent à un réel problème d’approvisionnement en eau potable. Et ceci en ce début de la saison sèche. Et pour cause ?

Il n’y a pas assez de bornes fontaines de la SODECA dans lesdits quartiers  énumérés ci-haut afin de permettre aux habitants d’avoir accès à l’eau potable comme il se doit. En plus de cela, les quelques puits existants, non aménagés et entretenus ne tardent à se tarir dès les deux (02) premiers mois de la saison sèche.

De ce fait, les habitants sont obligés de parcourir de longues distances à travers la ville de Bangui, afin de s’approvisionner en eau potable et dans des conditions pénibles. Il faut voir des femmes, des filles et des jeunes hommes se lever soit à 03 heures soit à 04 heures du matin, avec des bidons de 20 litres, des grandes marmites et bassines remplis d’eau  posés soit sur la tête soit par la main pour regagner leurs domiciles respectifs, sous la haute fraîcheur matinale. C’est vraiment triste comme réalité à observer et à vivre dans ce  troisième millénaire où nous vivons.

Pourtant, « l’eau, c’est la vie », dit-on. Mais en RCA, tel ne semble pas être le cas. Quel paradoxe pour un pays qui a un régime hydraulique naturel, saisonnier, régulier et abondant ? « Gouverner, c’est prévoir ». Fort malheureusement en RCA, c’est tout à fait le contraire. Allez-y donc comprendre pourquoi « les mêmes faits produisent les mêmes effets ». C’est bien dommage pour le destin de la RCA et de son peuple!

 

 

Le Petit YEKOA

 

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