DIALOGONS, RECONCILIONS-NOUS POUR ...

Mardi 26.09.2017. 10H17

DIALOGONS, RECONCILIONS-NOUS POUR LA PAIX ET LE

VIVRE ENSEMBLE

« La paix n’a pas de prix », dit-on. Nous disons aussi que le vivre ensemble n’a pas de prix et vaut plus dans une nation. Quand il y a la paix, il y a le vivre ensemble. Ces deux mots vont de pair. Il en est de même pour le dialogue et la réconciliation.

Depuis lors, le dialogue prôné par le président de la République, chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra peine à se concrétiser effectivement sur le terrain. La vengeance, la haine, la rancœur, la jalousie ont pris le dessus. Si quelques combattants des groupes armés tels du MLCJ basés à Birao sont très enclins dans la recherche des solutions pacifiques à travers le dialogue, d’autres par contre privilégient la violence. Nous ne pouvons les citer car ils se connaissent. Chaque jour qui passe, on entend par-ci, par-là des détonations d’armes de tout calibre. Ces groupes armés veulent se faire entendre au bout des canons. Or ils savent bien qu’un différend ne peut se résoudre par la violence. La violence appelle la violence. Le dialogue fait venir la paix. Si les uns et les autres avaient suivi le président Touadéra, pouvons-nous compter des morts, des blessés, des maisons incendiées, des édifices publics et privés détruits à longueur de journée ? Nous ne le pensons pas. Et la parole biblique qui dit, « mon peuple périt faute de connaissance », s’est concrétisé aujourd’hui en RCA.

La réconciliation est devenue encore pour les Centrafricains un serpent de mer difficile à avaler. Quand on parle de réconciliation, certains compatriotes avancent des propos qui ne cadrent pas avec ce concept. « Je ne peux pas me réconcilier avec celui-ci ou celui-là parce qu’il est Séléka ou Anti-Balaka » ; « Il m’est difficile de me réconcilier avec quelqu’un qui a tué mon père, ma mère, mes frères et sœurs » ; « X est musulman, je ne peux pas cohabiter avec lui . Y est chrétien, c’est mon ennemi juré », disent certains compatriotes. Avec de tels propos, les Centrafricains sont-ils prêts pour la réconciliation ?

Nous pensons pour notre part qu’ils reviendront à de bons sentiments. Car à quoi sert de poursuivre la guerre quand on sait qu’il n’y aura ni vainqueur, ni vaincu ? Si la langue qui se fait piquer par les dents dit qu’elle ne veut pas cohabiter avec ces dernières, parce qu’elles lui font du mal, pensez-vous que les aliments seront broyés normalement ? Le musulman a besoin du non musulman, les Séléka ont besoin des Anti-Balaka et vice-versa. Si ces communautés se mettent sur la même longueur d’ondes, le dialogue et la réconciliation pour la paix et le vivre ensemble ne viendront que d’eux-mêmes.

Mieux vaut aujourd’hui que nous dialoguons et nous nous réconcilions pour sortir définitivement de cette crise. Rien ne sert de persévérer dans la violence qui détruit notre cher et beau pays, la RCA. Le pays a besoin de ces filles et fils qui tombent sous les amres des groupes armés pour amorcer sa restructuration. Les musulmans ont fait du tort aux non musulmans et vice versa. Pardonnons-nous les uns les autres comme le Fils de l’Homme, Jésus-Christ nous a demandé.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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