DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Mardi 22 Novembre 2016 : 11 : 33

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

LANCEMENT DU PROJET D’AMELIORATION DE LA COHESION SOCIALE ET RESPECT DES DROITS FONDAMENTAUX

Le « projet d’amélioration de la cohésion sociale par la promotion des libertés civiles et le respect des droits de l’homme » a été lancé ce samedi 19 novembre 2016 à Rock Hôtel à Bangui par l’ONG Afrique Secoure et Assistance (ASA. Ce projet vise à renforcer la capacité des autorités communales et religieuses sur le respect des droits fondamentaux.

Ce projet sera exécuté dans les huit arrondissements de la ville de Bangui ainsi que dans les communes de Bimbo et Begoua. Elle vient alors que la cohésion sociale entre les communautés est encore à rechercher.

Tia Robert, administrateur de la protection à l’ONG Afrique Secoure et Assistance, revient sur l’objectif visé par ce projet « après les crises qu’a connues le pays, les droits humains, la libre circulation et la liberté de religion ne sont pas respectés. C’est pourquoi, nous voulons à travers ce projet conscientiser les autorités locales qui à leur tour vont véhiculer le message à leurs administrés pour le respect des droits fondamentaux » a-t-il expliqué.

Brigitte Tea, Maire de Bimbo qui a pris part au lancement de ce projet se dit très satisfaite. « Je pense qu’à travers ce projet, nous pouvons conscientiser nos administrés sur le respect des droits humains, la liberté de religion et autres. Je remercie l’ONG ASA pour cette initiative et nous souhaitions à ce que ce projet ne se limite pas seulement à Bangui » a-t-elle souhaité.

Le projet d’amélioration de la cohésion sociale par la promotion des libertés civiles et le respect des droits de l’homme est financé par le fonds d’initiative locale de l’ambassade du Canada. Ce projet va durer deux mois.

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GEN-RCA NETTOIE LE MARCHE DE LAKOUANGA

 

L’ONG Global Eco village Network de Centrafrique a procédé ce samedi 19 novembre au nettoyage du marché Lakouanga dans le 2e arrondissement de Bangui. Ceci à l’occasion de son 3e anniversaire.

Cette activité d’assainissement est menée dans le cadre de l’opération Toumba Zendé (lutte contre l’insalubrité), initiée il y a sept mois par le gouvernement et en prélude à la fête nationale du 1e décembre 2016.

Michel Kaouili-Zando, Secrétaire Exécutif de cette ONG, note qu’à travers cette activité, son organisation veut sensibiliser la population à la lutte contre l’insalubrité, « les conséquences sont énormes, notamment le paludisme, le choléra ainsi que d’autres maladies. Les gens doivent garder propre leur environnement », a-t-il confié.

Pour lui, cette sensibilisation est couplée avec la notion de la paix, « en plus de l’environnement, c’est aussi pour la consolidation de la paix, la solidarité et l’échange culturel », a ajouté Michel Kaouili-Zando.

Le Secrétaire exécutif projette aussi d’autres activités de GEN-RCA « les situations sanitaires et humanitaires restent déplorables, la cohésion sociale est à rechercher sans oublier la vulgarisation des résultats de la COP 22 de Marrakech au Maroc », a-t-il projeté.

GEN-RCA fait partie de GEN international et Afrique et œuvre dans l’éducation et la sensibilisation sur les notions de l’environnement.

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LE PORT DES TENUES SCOLAIRES EXIGE AUX ELEVES DE BERBERATI

 

Le proviseur du lycée de Berberati a exigé aux élèves le port des tenues scolaires. C’est à l’issue d’une décision prise  le 15 novembre 2016. Cette décision a été déplorée par certains parents d’élèves.

La décision du port des tenues scolaires a été au centre d’un débat entre les parents d’élèves et le proviseur du lycée de Berberati, Pascal Nado Tékétéké. Cette reforme a été louée par certains élèves. D’autres par contre se sont opposés en justifiant qu’il leur manque de moyen financier.

Les 3000 élèves du Lycée Barthélémy Boganda de Berberati sont tenus de respecter la décision des responsables scolaires. « Pour l’année scolaire 2016-2017, tous les élèves doivent être en uniforme. Nous interdisons à toutes les filles de tresser les cheveux avec des mèches. L’établissement scolaire n’est pas un lieu de défilé de mode », exige Pascal Nado Tékétéké, proviseur du lycée de Berberati.

Pour Maurice Gbaré, parent d’élève, « cette innovation est appréciable, malheureusement le moyen financier ne permet pas à tous les parents de fournir cette uniforme à leurs enfants ».

La décision de port des tenues scolaires est entrée en vigueur le 15 novembre 2016.

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LA CONSOMMATION DES STUPEFIANTS DECRIEE PAR LE MEDECIN CHEF DE BERBERATI

Le médecin chef de l’hôpital préfectoral de Berberati, Stéphane Aimé Kouzou, s’inquiète de la consommation abusive des Tramadoles (Tramol), qui entraînent des convulsions et des traumatismes.

La consommation des stupéfiants devient de plus en plus excessive dans plusieurs régions, à Bangui et à l’intérieur du pays. Ces produits pharmaceutiques sont nuisibles pour la santé et interdits à la vente au même titre que les boissons frelatées.

Le médecin chef de l’hôpital préfectoral de Berberati Stéphane Aimé Kouzou regrette que malgré l’interdiction par le gouvernement le circuit n’est pas bien contrôlé.   « C’est un danger pour la santé. Les consommateurs de ces produits nuisibles sont victimes du traumatisme, et de la convulsion », déplore-t-il.

Le responsable sanitaire de Berberati appelle le gouvernement à contrôler strictement la circulation de ces produits, qui nuisent à la santé de la population. « La réduction de la vente de ces produits pourrait également réduire le taux de la dégradation physique et morale de la population », a-t-il suggéré.

Des vendeurs contactés par le RJDH soutiennent que le commerce de ces stupéfiants rapporte des ressources financières importantes. « La consommation des tramol n’a pas d’effets secondaires. Ce sont ces produits qui nous renforcent dans l’exercice de nos fonctions quotidiennes. Je vends et je consomme aussi », a affirmé un consommateur, sous couvert de l’anonymat.

Beaucoup de personnes sont mortes sous l’effet de la consommation de Tramadole pourtant interdit dans le circuit commercial.

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DES LEADERS POLITIQUES SALUENT AVEC PRUDENCE L’ISSUE DE LA TABLE RONDE

 

Des partis politiques sont divisés entre l’espoir et le doute suite aux annonces de Bruxelles de donner 1130 milliards de FCFA pour appuyer le Plan de Relèvement et la Consolidation de Paix. D’aucuns se félicitent d’ores et déjà alors que d’autres se disent réservés sur le décaissement et appellent à un large consensus après Bruxelles. Positions exprimées au RJDH ce 18 Novembre à Bangui.

L’appréciation variée des partis politiques se présente dans un contexte où les ONG nationales et internationales se plaignent du fait que 32% seulement des annonces faites pour soutenir les actions humanitaires ont été matérialisés, alors que le besoin humanitaire devient de plus en plus pressant. Cette divergence de point de vue arrive trois semaines après l’Union Sacrée demandée par Faustin-Archange Touadera à la classe politique suite à la ville morte demandée par la société civile pour exiger le départ des forces de la Minusca.

Luc Guella du MLPC salue la mobilisation de la communauté internationale et le travail de Faustin Archange Touadera. « Le Bureau politique du MLPC joint sa voix à celles des compatriotes qui ont l’esprit de solidarité et l’esprit qu’un jour le pays doit sortir de sa souffrance pour féliciter la communauté internationale et surtout le président Faustin Archange Touadera qui a fait de tout son possible pour qu’on puisse avoir le montant qu’on vient d’avoir », a-t-il dit.

Joseph Bendounga du MDREC salue l’aide internationale pour financer le plan et appelle à un consensus sur le document après Bruxelles. « Ma réaction est une réaction de joie et de satisfaction, même si c’est une modeste somme allouée à la RCA. Nous le prenons et nous encourageons les donateurs de vite matérialiser leurs donations pour qu’elles ne soient pas des annonces sur papier », a-t-il souhaité avant d’ajouter qu’« il faut associer tout le monde à l’après Bruxelles ».

Entretemps, Joseph Bendounga estime que l’annonce faite sur trois ans est un test pour le gouvernement.

Un cadre du RDC joint au téléphone par le RJDH se réserve pour l’instant car selon lui, ce ne sont que des annonces et qu’il faut attendre le décaissement.

L’annonce des partenaires techniques et financiers de la RCA s’est faite alors que le gouvernement rassure sur la transparence dans la gestion à travers l’implication de la société civile et la mise en place de la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance prévue par la Constitution.

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DES HABITANTS DE BANGUI EXPRIMENT LEURS ATTENTES SUITE AUX FONDS OBTENUS LORS DE LA TABLE RONDE DE BRUXELLES

 

Certains Centrafricains  habitants Bangui souhaitent à ce que le gouvernement applique le plan présenté à la table ronde de Bruxelles et  qu’il veille sur l’utilisation correcte de ces fonds. Ils l’ont dit lors d’un micro balade réalisé ce vendredi 18 novembre  par le RJDH dans certains quartiers de Bangui.

La Table ronde des bailleurs de fonds, organisée à Bruxelles au siège de l’Union Européenne a mobilisé plus que ce que le gouvernement attendait. Cette nouvelle a ravis la population centrafricaine qui souhaite une bonne gestion de ces appuis multiformes des partenaires en faveur de la Centrafrique.

Fleury, habite le quartier Fatima. Il souhaite à ce que ce fonds ne  soit pas  détourné « Nous souhaitons à ce que ce fonds soit mis dans la construction des écoles, des hôpitaux, des routes et surtout que l’argent soit injecté dans l’agriculture ».

Un autre habitant de Bangui souhaite que les annonces soient suivies des décaissements et que le gouvernement mette en application le plan présenté à Bruxelles, « qu’il puisse veiller sur la mise en œuvre de ces plan. Que ce fonds ne soit pas utilisé à d’autres fins » a-t-il souhaité.

« Si l’état Centrafricain ne gère pas bien, il sera responsable devant ces paires et la communauté internationale  va se désintéresser du pays.  Donc, ils ont intérêt à mieux gérer car, tout est possible dans ce pays », a soutenu Saraï, une étudiante qui propose à ce que l’Assemblée Nationale vote une loi pour le suivi de tous les investissements non seulement pour ce Plan mais pour tout autre programme.

Mariette Attanga, étudiante en 2ème année de la sociologie à l’université de Bangui insiste quant à elle sur la bonne gouvernance, « L’histoire ne fait que se répéter en Centrafrique. Depuis 1980, le pays a reçu des pareils dons, mais l’objectif visé n’est jamais réalisé au fond. Alors, cette fois-ci, le gouvernement doit relever ce défi. Le monde entier nous observe», a-t-elle dit.

La Centrafrique, après le retour à l’ordre constitutionnel ce 30 mars 2016, mobilise pour la première fois une somme de plus de 1.130 milliards de FCFA pour son relèvement et la consolidation de paix, après trois ans de violences.

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LA LCDH SOUHAITE LA CONCRETISATION DES PROMESSES DE FONDS A BRUXELLES

 

La Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme s’est réjouie de la bonne tenue de la table ronde de Bruxelles et souhaite une concrétisation des promesses  faites en Belgique en faveur de la RCA pour son relèvement. Un souhait exprimé par le secrétaire général Alain Kizinguéré ce 18 novembre au RJDH.

La réaction de la LCDH est enregistrée un jour après la grande rencontre de Bruxelles, rencontre qu’elle soutient, comme plusieurs autres organisations de la société civile et qui a abouti à une mobilisation des bailleurs à hauteur de 1.130 milliard de FCFA.

Selon la LCDH, la concrétisation de ces promesses, surtout du  fonds alloué au programme de renforcement de la justice centrafricaine et la Cour Pénale Spéciale pourra lutter véritablement contre l’impunité « nous, organisations nationales, sommes prêtes pour apporter notre appui à la lutte contre l’impunité par rapport aux crimes que le pays a connus ».

A l’ouverture de la conférence des bailleurs de fonds à Bruxelles, un accord cadre d’engagement mutuel avait été signé, la LCDH en tant que membre de la société civile promet de veiller à la bonne utilisation des fonds alloués pour le bien de tous, « dans cet accord cadre d’engagement mutuel que la RCA et les Nations-Unies ont signé, il existe le suivi du plan de relèvement et de la consolidation. Et nous allons veiller à l’application et à la mise en œuvre de  ce plan».

La RCA a reçu des bailleurs plus de ce qu’elle avait fixé pour son relèvement socio-économique pour une période de 3 ans.

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BELGIQUE : LA RCA OBTIENT DE LA CONFERENCE DE BRUXELLES AU-DELA DES FONDS DEMANDES

 

2,268 milliards de dollars, soit 1130 milliards de Fcfa, c’est le montant obtenu par la République Centrafricaine à l’issue de la conférence des bailleurs de fonds tenue ce jour à Bruxelles sur la RCA. Ces annonces dépassent la demande exprimée par le pays pour les trois prochaines années.

Alors que la République Centrafricaine attendait 1,684 milliards de dollars sur les trois prochaines années, elle a obtenu à l’issue de la conférence de bailleurs de fonds 2,268 milliards (1130 milliards de Fcfa) soit un surplus de 41%.

La somme de 2,268 milliards (1130 milliards de Fcfa) mobilisée, selon une source proche de l’Union Européenne, tient compte des fonds destinés à l’action humanitaire qui n’est pas inclus dans le plan de relèvement que la République  Centrafricaine a élaboré et présenté ce matin à ses partenaires.

Les fonds obtenus, d’après des officiels centrafricains, permettront de mettre en œuvre des projets développés dans le plan d’urgence « c’est un véritable succès pour le pays et le peuple centrafricain. L’argent mobilisé va aider à mettre en œuvre des projets précis pour le bien du peuple centrafricain qui a été au cœur de tout ce qui s’est fait ce main » a confié un ministre visiblement très ravi à l’annonce de ces fonds.

La somme obtenue pour les trois prochaines années, est au-delà de la demande du pouvoir de Bangui.

 

*** RJDH ***

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