DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Lundi 21 Nov. 2016 : 10H39

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

CENTRAFRIQUE : UN VEHICULE DE LA MINUSCA BRULE PAR LES JEUNES DE LA VILLE DE BOUAR

 

Les jeunes de la ville de Bouar, chef-lieu de la préfecture de Nana-Mambéré, ont brulé hier jeudi  17 novembre un véhicule de la Minusca. L’incident s’est produit juste après un accident de circulation qui a tué une fille de 06 ans.

Plusieurs cas d’accident sont décriés ces derniers temps  dans la localité. Suite à celui qui s’est produit sur cette fillette, les habitants sont montés au créneau et ont attaqué le véhicule des éléments de la Minusca. Les activités étaient bloquées au quartier Mamadou-Sara situé dans le 3ème arrondissement où l’accident a eu lieu à cause des gaz lacrymogènes lancés par les forces onusiennes pour disperser les manifestants.

Le chef dudit quartier Denis Barbou a déploré cet acte, ainsi que l’accident commis par les éléments Bangladeshis de la Minusca.  « Malgré que nous étions descendus sur le terrain afin de calmer les jeunes, les éléments Bangladeshis de la Minusca ont continué à tirer, c’est vraiment déplorable », regrette-il.

Le corps de l’enfant a été enterré le même jour en présence des autorités locales et administratives. Par la même occasion, le maire de la ville de Bouar Lazare Ndamena a appelé les jeunes au calme pour limiter les dégâts.

Les responsables de la Minusca de la ville regrettent aussi cet accident et appellent les habitants « à éviter de réagir sous le coup de la colère ».

Ce cas d’accident est le troisième enregistré depuis le début de cette année 2016 dans la préfecture de la Nana-Mambéré.

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BELGIQUE : LA CENTRAFRIQUE A MOBILISE 2,268 MILLIARDS DE DOLLAR SOIT 1.130 MILLIARDS DE FCFA POUR TROIS ANNEES

La Centrafrique a pu mobiliser 2,268 milliards de dollar, soit 1.130 milliards de F CFA, lors de la table ronde de Bruxelles pour le financement de son Plan de Relèvement et de la Consolidation de la Paix 2017-2021.

Ce montant couvre une période de  trois années. Selon le président de la République Faustin Archange Touadéra, « Ce plan a mobilisé 100% de l’enveloppe attendue pour les trois premières années ».

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BELGIQUE : LA RCA ET LES NATIONS-UNIES SIGNENT UN ACCORD CADRE A L’OUVERTURE DE LA CONFERENCE DE BAILLEURS DE FONDS

 

La cérémonie d’ouverture de la conférence des bailleurs de fonds sur la RCA, est marquée par la signature de l’accord cadre d’engagement mutuel entre la RCA et les Nations-Unies. Le document est signé au nom de la RCA par Faustin Archange Touadéra et Jan Eliasson, secrétaire général adjoint de l’ONU, au nom de la Communauté internationale.

L’accord cadre d’engagement mutuel consacre le principe de suivi du plan de relèvement et de consolidation de la paix par la RCA et la Communauté internationale. Selon un diplomate européen, la signature de ce document permet aux deux parties de faire de manière conjointe le suivi et l’évaluation des projets et des fonds accordés dans le cadre de cette conférence de bailleurs de fonds.

L’accord est signé, d’après un diplomate centrafricain, pour dissiper toute inquiétude sur la gestion des fonds qui pourraient être octroyés dans le cadre de cette conférence. « Le gouvernement veut rassurer les partenaires par rapport à la gestion des fonds qui pourraient être annoncés. Ce document permet d’impliquer la communauté internationale dans le suivi des projets et la gestion des fonds », a-t-il confié sous anonymat au RJDH.

Dans le discours qu’il a prononcé à l’ouverture des travaux, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, s’est engagé à impliquer toutes les forces vives de la nation dans le suivi du plan de relèvement de la RCA qu’il qualifie de « plan de sortie de crise » qui pose le cadre de concertation et de dialogue en Centrafrique. Le chef de l’Etat a sollicité l’appui de ceux qu’il appelle les amis de la RCA pour un appui qui fera la différence dans son pays.

Les discours officiels prononcés à l’ouverture des travaux, font état de la volonté des partenaires traditionnels à apporter l’aide nécessaire à la RCA. Mme Mogherini, haute représentante de l’Union Européenne pour les Affaires Etrangères et la politique de sécurité, dans son discours et sans avancer des chiffres, a promis « des millions, beaucoup de millions de dollars » de la part de l’Union Européenne. Elle a appelé les autres partenaires à emboiter le pas à l’Union Européenne. Les représentants des institutions financières comme la Banque Mondiale, le FMI et la Banque Africaine de Développement (BAD), ont déclaré soutenir le plan de relèvement et de consolidation de la paix que les autorités centrafricaines ont élaboré.

80 délégations sur les 93 invitées, sont présentes à la table ronde de Bruxelles sur la RCA. Les annonces d’aide se feront entre 13h et 14 h (Temps universel). La République Centrafricaine attend de cette table ronde 3,161 millions de dollars pour financer le relèvement du pays entre 2017 et 2021.

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LE DEPUTE DE MONGOUMBA EXIGE LE DEPART DE L’IFB POUR LICENCIEMENT ABUSIF

 

L’Industrie Forestière de Batalimo (IFB), une société exerçant dans la Sous-préfecture de Mongoumba, a mis en chômage technique ses 240 agents. Pour l’IFB, les conditions météorologiques justifient cette décision. Mais le Député de la localité, Thierry Georges Vackat a considéré cela comme un licenciement abusif et a demandé la fermeture de l’entreprise.

La mise en chômage de ces 240 personnels de l’Industrie Forestière de Batalimo (IFB) a indigné le Député de cette circonscription qui a estimé que les raisons évoquées par la société ne sont pas fondées.

Il a accusé l’IFB de procéder à une compression masquée. « Nous sommes au mois de novembre et à ce mois, on amorce déjà la saison sèche. Pourquoi n’ont-ils pas pris cette décision au milieu de l’année ? A l’heure où nous parlons, l’IFB coupe des bois et continue de travailler. Donc, nous ne pouvons pas accepter cela, c’est un licenciement déguisé », a-t-il relevé.

Thierry Georges Vackat a aussi dénoncé le non respect des cahiers de charge par la société, en déclarant que « nos taxes d’abattage et de reboisement ne sont pas versées aux communes et à l’Etat, les chefs de villages dorment à même le sol ». Et sur un ton menaçant, il a demandé que l’IFB « laisse notre forêt ! Nous n’avons plus de chenilles, pas de champignons, encore moins de gibiers à cause de la pression des machines qui joue sur l’écosystème. Il n’a qu’à partir ».

L’Industrie Forestière de Batalimo avait été accusée par la population autochtone de Batalimo d’inobservation de son cahier de charge en juin dernier.

http://rjdh.org/centrafrique-reaction-de-lifb-mecontentement-de-population-de-batalimo/

http://rjdh.org/centrafrique-habitants-de-batalimo-sen-prennent-responsable-de-lindustrie-forestiere-de-localite/

 

******* RJDH *******

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L’AMBASSADE DES ETATS-UNIS FAVORISE L’EPANOUISSEMENT DE LA JEUNESSE

L’Ambassade des Etats-Unis en Centrafrique a organisé hier, 16 novembre avec le Conseil National de la Jeunesse Centrafricaine, un échange éducatif et culturel autour du thème « L’adaptation des programmes de formation et d’éducation aux besoins actuels de la jeunesse ». Ceci, afin d’attirer de futurs dirigeants étrangers pour étudier, apprendre et échanger des expériences.

Sur les raisons de cette rencontre, Noël Audhasse Ngaoza,  assistant aux affaires culturelles à l’Ambassade des USA a expliqué qu’elle s’inscrit dans le cadre de la semaine internationale de l’éducation. Pour lui, « la semaine de l’éducation est une période au cours de laquelle les Etats-Unis essayent de valoriser les investissements qu’ils ont fait dans le domaine de l’éducation à travers le programme d’échanges éducatifs et culturels ».

Cette rencontre vise deux objectifs, « d’abord permettre au public de savoir qu’il existe un programme d’échange au département d’Etat des Etats-Unis qui permet à des professionnels, à des leaders des organisations communautaires, à des étudiants et élèves de pouvoir aller aux Etats-Unis apprendre dans le domaine de leur connaissance et de revenir enrichir dans leur pays et aussi donner l’occasion au ministère de l’éducation et les organisations des jeunesses de pouvoir aborder et discuter des problèmes qui gangrènent le secteur de l’éducation ».

Mermoz Mohamed Bomassa, président de la Jeunesse Islamique Centrafricaine qui avait eu l’opportunité de participer aux échanges aux Etats-Unis, a invité tous ses compatriotes de son âge à s’adonner à fond dans leur domaine. « Engagez-vous dans tout ce que vous faites et persévérez. Un jour vous pourrez avoir la chance d’aller étudier la vie américaine et de revenir partager, transmettre les connaissances à notre jeunesse pour le relèvement de notre pays. Donc, étudions, étudions, étudions, cela nous permettra de nous défendre dans la vie ».

L’un des invités à cette rencontre, Martin Pounouwaka, proviseur du Lycée des Martyrs s’est réjoui du thème choisi et a demandé au Conseil National de la Jeunesse et le Ministère de l’éducation de pérenniser cette semaine d’éducation, « le thème choisi nous interpelle et je crois que c’est pour nous exciter à susciter chez les  jeunes les besoins réels pour leur insertion dans la société ». Il a souhaité que « les autorités nationales et le Conseil National de la Jeunesse s’approprient cette initiative pour pérenniser cette semaine de l’éducation comme nous le faisons pour la semaine nationale de la jeunesse ».

Ce temps d’échange a été animé par un panel composé d’anciens du Programme d’échanges, des leaders des différentes organisations scolaires et estudiantines avec la participation des Départements de l’éducation nationale, de la communication, des arts et culture, de la jeunesse et des sports, de la réconciliation nationale, le recteur de l’Université de Bangui et les professionnels de l’enseignement.

 Chaque année du 14 au 17 novembre, les Etats-Unis organisent cette semaine d’éducation. C’est la première fois qu’elle soit organisée ici en Centrafrique.

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LE DEPUTE DE BAMBARI 02 DEPLORE L’ABSENCE DE FORCES DE SECURITE A PLADAMAOUAKA

L’Honorable Aubin Amadou Amasseka, Député de Bambari 2 a déploré l’absence des Forces de Sécurité Intérieure à Pladamaouaka au Centre du pays et a plaidé pour le succès de la table tonde de Bruxelles. Propos tenus dans une interview qu’il a accordée au RJDH le 15 novembre 2016.

La préfecture de la Ouaka connait un regain de violence depuis ces derniers temps, entre les Anti-Balaka et les ex-Séléka. Le parlementaire dans notre entretien a souligné que cette instabilité dans la région est justifiée par l’absence des forces de sécurité.

« Vous savez qu’au niveau de Pladamaouaka, nous n’avons pas de commissariat, ni la gendarmerie, nous vivons dans de sérieux problèmes » a-t-il indiqué avant de déplorer des cas d’assassinats en présence du contingent mauritanien de la Minusca.

Pour la quiétude dans la Ouaka et les autres préfectures de la RCA, il a fondé son espoir dans le financement du deuxième pilier du Plan de Relèvement et de la Consolidation de la Paix en Centrafrique axé sur la sécurité. « Au retour de Bruxelles, nous devons faire un pas au lieu de nous stagner, au moins la confiance peut s’installer avec le retour des bailleurs », a-t-il souhaité.

L’insécurité dans la Ouaka est un frein à la relance économique, notamment l’élevage et l’agriculture, en particulier le café, aussi les mines qui sont des activités potentielles de la localité.

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L’AMBASSADE DE FRANCE APPUIE LE RESEAU DES JOURNALISTES POUR LE DEVELOPPEMENT RURAL

Le Réseau des Journalistes pour le Développement Rural (RJDR) a reçu environ 1.900.000 FCFA de l’Ambassade de France à Bangui. Ce fonds appuiera le premier projet agropastoral à l’intérieur du pays. L’annonce a été faite ce mercredi 16 novembre par le Coordonnateur, Sylvestre Krock.

Le but du premier projet lancé par le RJDR sous financement de l’Ambassade de France est d’organiser des missions de reportage à l’intérieur du pays, afin de recueillir  les problèmes qu’éprouvent le monde rural et les mettre à la portée du public.

Dans les explications du Coordonnateur du RJDR, Sylvestre Krock, il est ressorti que « ce Fonds va permettre le déplacement des journalistes, membres du RJDR, dès le 17 novembre dans la Région N°2. Ce voyage est la première mission. L’objectif des séries de missions de reportage sur l’agropastoral est de faire parler les habitants de l’intérieur du pays afin de recueillir leurs impressions sur les difficultés  qu’ils rencontrent quotidiennement dans leurs activités », a-t-expliqué.

Il a ajouté que ce projet court jusqu’au 23 février 2017. « La première mission démarre demain 17 novembre, pour une durée de quatre jours dans la préfecture de la Nana-Mambéré. Ensuite, nous avons un mois pour le traitement et la publication de tous les reportages réalisés. Une autre mission s’en suivra jusqu’à la fin du projet en 2017», a-t-il annoncé.

Pour Emmanuel Namkoïssé, directeur de cabinet et représentant  des Ministres de l’agriculture, du développement rural et celui de l’élevage, l’initiative du RJDR, est louable et « lève l’équivoque puisque des personnes pensent que ce réseau est acquis à la solde des autorités. C’est un instrument qui met à la disposition de la population  des informations qui nous concernent tous», a-t-il souligné.

Le 23 septembre 2016, l’Ambassade de France et le RJDR ont signé un partenariat. La représentation française acceptait appuyer financièrement et matériellement les projets des journalistes du monde rural.

L’Ambassade de France reste l’un des partenaires privilégiés des médias centrafricains.

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