DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Jeudi 17/11/2016 : 08h56

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

L’ONG OXFAM PLAIDE POUR UN ACCOMPAGNEMENT DE LA RCA LORS DE LA TABLE RONDE DE BRUXELLES

La réussite de la table ronde de Bruxelles est un souhait pour les ONG opérant en Centrafrique. L’une d’elles, Oxfam plaide pour un accompagnement de la RCA à deux jours  de cette rencontre avec les partenaires financiers et techniques du pays à Bruxelles.

Pour relancer son économie après la crise, le gouvernement et l’Union Européenne ont organisé une table ronde au siège de l’UE qui démarrera le 17 novembre. La RCA a besoin de 300 milliards pour sa relance socioéconomique. Plus de 70 bailleurs  sont mobilisés pour   « cette rencontre d’espoir ».

Face à la situation humanitaire et sécuritaire préoccupantes, Oxfam a publié un communiqué de presse pour interpeller les décideurs financiers à accorder des fonds à la RCA.

Dans ce communiqué, l’ONG s’est focalisé sur des statistiques pour demander aux donateurs d’accorder des crédits à ce pays, car la « République Centrafricaine ne peut pas amorcer une nouvelle année dans une situation désespérée avec la moitié de ses 4,8 millions d’habitants qui sont dans le besoin d’aide humanitaire. Alors que l’année tire à son terme, seulement 32% des fonds requis pour financer la réponse humanitaire ont été  déboursés », peut-on lire dans ce communiqué.

Devant des promesses non tenues, l’Oxfam plaide pour que cette fois-ci, le rendez-vous de Bruxelles ne soit pas comme les précédents, car beaucoup de personnes ont besoin d’assistance humanitaire. « Au cours des cinq dernières années, quatre réunions de donateurs tenues à Bruxelles (2) ont simplement donné lieu à des promesses de financements non satisfaites qui ont laissé le pays retomber dans de nouvelles crises ».

Ferran Puig, directeur pays d’Oxfam en République Centrafricaine dans ce communiqué a déclaré que «  la République Centrafricaine est l’un des pays les plus pauvres du monde ». Pour répondre aux besoins de nombreuses personnes, « les donateurs doivent fournir les fonds nécessaires immédiatement », a-t-il souhaité.

L’ONG Oxfam est présente en  République Centrafricaine depuis  2014. Elle estime que la rencontre de Bruxelles pourrait constituer une étape importante dans le rétablissement de la paix et de la sécurité et la relance de l’économie. C’est la première table ronde co-organisés par le gouvernement depuis le retour à l’ordre constitutionnel.

 

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 LA JUSTICE POPULAIRE PREND DE L’AMPLEUR A BATANGAFO

 

Dans la Sous-préfecture de Batangafo, les personnes accusées de sorcellerie sont passées à tabac. Cette pratique extrajudiciaire prend une propension inquiétante.

La justice populaire monte au créneau à Batangafo surtout concernant l’accusation liée à la pratique de la sorcellerie. Une information reçue auprès des sources du RJDH dans la localité.

Le dernier cas de sanction extrajudiciaire remonte à la semaine dernière au village Kandakota, situé à 58km de Batangafo. Dans ce village, deux femmes accusées de sorcellerie sont rossées de coups, a rapporté une source qui a requis l’anonymat. Selon ce témoin, pour se faire justice, « le mercredi passé, deux femmes accusées de sorcellerie sur un enfant de onze (11) ans, ont été ligotées et passées à tabac par des individus » avant qu’elles soient présentées au Sous-préfet.

La source ajoute que ces dames  sont «  admises à l’hôpital sous-préfectoral de Batangafo où elles reçoivent  des soins intenses ».

Pour la population de Batangafo, la présence d’hommes armés qui se sont substitués en juges, favorisent cette manière de rendre justice en violation des Droits de l’Homme. « Ici à Batangafo, il n’y a pas de gendarmerie, ni de police. Ce sont les forces non conventionnelles, notamment les ex-sélékas et les ex-Anti-Balaka qui interviennent dans la plupart des cas en faisant leur loi ». Elle a déploré que « la Minusca est là, mais elle n’intervient que momentanément. Le sous-préfet est la seule autorité qui essaie de gérer de fois les tensions ».

Le Sous-préfet de Batangafo contacté par le RJDH n’étant pas disponible aujourd’hui, a promis réagir ultérieurement.

D’après les informations recoupées dans la ville, de janvier à Novembre, au moins 114 cas d’accusation de sorcellerie sont enregistrés, dont 14 personnes inhumées vivantes. La plupart de ces victimes sont des femmes.

 

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 CARENCE D’ANTIRETROVIRAUX POUR LES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH-SIDA

Les personnes vivant avec le VIH/Sida en Centrafrique ne bénéficient pas toutes à la fois et au même moment des antirétroviraux. Cette situation est liée à l’insuffisance de ces produits. Le Comité National de Lutte contre le Sida réfléchit avec ses partenaires pour palier à cette carence, a déclaré son coordonnateur, le Pr. Mamadou Nestor Nali.

C’est une situation de carence que vivent les malades du VIH/Sida. Cette insuffisance est aussi  provoquée par la technique de distribution due à la prévalence de la maladie, selon le professeur Mamadou Nestor Nali, Coordonnateur du Comité National de Lutte contre le Sida(CNLS) en Centrafrique.

Aujourd’hui, une partie des personnes dépistées positives doit patienter avant de bénéficier d’une prise en charge. Selon une estimation faite par le professeur Mamadou Nestor Nali, sur 120.000 cas dépistés positifs, 8.000 personnes doivent attendre, faute d’insuffisance de ces antirétroviraux.

Selon ce dernier, le CNLS et ses partenaires travaillent dans le cadre d’un plan d’urgence qui couvre les années 2017 à 2019 afin de remédier définitivement à ce problème. Pour le moment, il encourage la population de ne pas avoir peur du dépistage, car dit-il, « il n’y a des personnes qui sont infestées par le VIH mais qui ne le savent pas ».

La RCA fait partie des pays les plus infectés en Afrique avec un taux de prévalence de 4,9%, selon l’enquête Mixte 4 de 2010. Ce taux serait en baisse, d’après une étude préliminaire qui est faite et sera confirmée en 2017. Laquelle enquête nationale a été diligentée par le CNLS, l’OMS et le Ministère de la santé et qui estime à environ 3% le taux de la prévalence du VIH/Sida en Centrafrique.

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 JUSTICE POPULAIRE A BIMBO APRES LE MEURTRE D’UN JEUNE HOMME

Une affaire de cinquante briques cuites tourne au drame à Bimbo, ce lundi 14 novembre à la Cité Mbémbé.  Un jeune homme âgé d’une trentaine d’années est mort poignardé par son ami. La population du quartier a fait des représailles sur la famille du meurtrier qui s’est rendu à la justice.

En Centrafrique, la justice populaire semble devenir une pratique malgré qu’elle est combattue par les organisations de Droits de l’Homme.

Selon les déclarations d’un voisin de la victime, « aux environs de 17 heures, nous étions avec la femme de Joël qui est notre locataire. Un jeune homme est passé deux fois le demander. Quand il est rentré, le jeune est encore revenu ». Le témoin a ajouté qu’ «  ils se sont retirés à quelques mètres du domicile. Des minutes plus tard, Joël appelait au secours, il venait d’être poignardé par son ami. Il a malheureusement succombé de ses blessure», a-t-il relaté.

Contacté sur le sujet pour connaitre  les raisons de cet homicide, Jean-Marie, le chef du quartier Mbémbé a souligné que le détournement d’une cinquantaine de briques cuites par le défunt serait à l’origine de ce drame. « Ce sont des amis inséparables qui se débrouillent, mais paraitrait-il que Joël s’est rendu chez son ami à son absence et a emporté 50 briques cuites. Mécontent, le meurtrier cherchait son ami qu’il a fini par le poignarder ».

Il ajoute qu’en représailles, « les jeunes du quartier et certains parents du défunt ont attaqué le domicile du père du meurtrier. Ils ont incendié deux maisons dans la concession et les autres parents ont pris fuite ».

La gendarmerie s’était rendue sur les lieux du drame pour constater les faits. Selon nos dernières informations, l’auteur de ces actes s’est rendu lui-même à la gendarmerie de Bimbo ce matin et est transféré pour le moment à la Section de Recherche et d’Investigation.

 

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