DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES : 27.10.2016

Jeudi 27 Octobre 2016 : 10h29

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Carte rca 6

 LES RESULTATS DES LEGISLATIVES DE BIMBO 1 SERONT BIENTOT PUBLIES

Les résultats provisoires des élections législatives organisés dimanche 23 Octobre à Bimbo1 seront connus dans les prochains jours. C’est ce qu’a fait savoir ce mardi 25 octobre au RJDH, Julius Rufin Ngouade-Baba, rapporteur général de l’Autorité Nationale des Elections (ANE).

Dimanche dernier, les électeurs de Bimbi1 étaient aux urnes pour voter leur représentant à l’Assemblée Nationale. Le suffrage s’est déroulé dans le calme et la logistique était aussi au rendez-vous, a noté le rapporteur.

Julius Rufin Ngouade-Baba, le rapporteur général et porte-parole de l’ANE a relevé que  « les matériels étaient commandés, livrés à temps et déployés dans de bonne condition. Le jour du scrutin, tous les sept commissaires et le personnel de l’assistance électorale étaient présents pour la supervision ainsi que les représentants des candidats. Je puis dire que cette élection s’est passée dans de très bonne condition. Aucun incident a été déploré grâce aux mobilisations des Forces de Sécurité Intérieure et la Minusca», a-t-il témoigné.

Il a ajouté que « les résultats ont été bien acheminés au centre de traitement des données, le dépouillement par les commissaires est déjà bouclé et actuellement, on procède à la saisie des résultats. A l’issus de cela, les statistiques seront sorties en même temps que les résultats. La publication des résultats provisoires se fera dans les prochains jours », a confié Julius Rufin Ngouadé-Baba au RJDH.

Le rapporteur a relevé le faible taux de participation des électeurs qui diffère dans les cinq centres de vote de la circonscription de Bimbo1. C’est pour la quatrième fois que l’élection législative est organisée à Bimbo1 suite aux annulations.

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 REPRISE TIMIDE DES ACTIVITES A BANGUI APRES LA VILLE MORTE

Le commerce, les navettes de taxis et bus ont repris, ce mardi 26 octobre. Par contre les activités scolaires sont paralysées et les banques ne sont pas totalement ouvertes après la ville morte.

En sillonnant certaines artères de Bangui, en passant par le centre ville, le RJDH a constaté une timide reprise des activités. Les commerçants ont étalé leurs articles, les conducteurs des taxis et bus ont repris service et la circulation est moins intense.

Un faible engouement de la clientèle a été déploré par Jéovis Poundé, commerçant au point zéro. « Ce matin, nous avons étalé nos articles. Malheureusement, la clientèle est faible suite à la psychose», a constaté ce commerçant.

Miguel Dégbobaté, conducteur de taxi, a noté quant à lui que la reprise est timide, « j’ai constaté que certaines banques ont rouvert leurs portes, contrairement à d’autres. La sécurité demeure encore précaire, c’est pour cela que nous assistons à une timide reprise des activités. Nous travaillons avec beaucoup de méfiances », a expliqué ce conducteur de taxi.

Pour les activités scolaires, les portes de l’école Lakouanga dans le 2ème arrondissement restent fermées. Un enseignant à l’entrée de l’établissement a évoqué la psychose qui démotive les enseignants et les élèves, « nous attendons voir l’évolution de la sécurité dans la ville afin de reprendre les activités scolaires. Demain, nous rouvriront les salles de classe, si nous serons rassurés. Plusieurs établissements se trouvent dans la même situation », a-t-il confié.

La ville morte a été observée à Bangui lundi 24 octobre pour demander le retrait de la Minusca. Ce mot d’ordre a été lancé par le groupe de travail de la société civile.

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LE PARQUET DE BANGUI OUVRE UNE ENQUETE SUR LA VILLE MORTE

 Une enquête est ouverte sur la ville morte qui, selon le parquet aurait fait quatre morts et quatorze blessés. L’annonce a été faite au RJDH ce mardi 25 octobre par Ghislain Gresénguet, procureur de la République prêt le tribunal de grande instance de Bangui.  

Le procureur de la République considère l’ouverture de cette enquête comme une nécessité pour le parquet « dès lors où des Centrafricains sont tués lors d’une manifestation, il est de notre devoir d’établir les responsabilités, c’est dans ce sens là que depuis hier, nous avons ouvert cette enquête sur laquelle se penche déjà la Section de Recherches et d’Investigations (SRI » a confié Ghislain Gresénguet.

L’enquête, selon le procureur de la République est au stade d’enregistrement de bilan « depuis hier, nous ne faisons que faire le bilan de la manifestation. Il est question à ce stade de l’enquête d’avoir une idée sur le bilan. C’est ainsi que nous avons pu enregistrer 4 morts et 14 blessés et l’opération continue au niveau des centres de santé » a-t-il expliqué.

L’objectif de cette procédure est, d’après Ghislain Gresénguet d’établir les responsabilités et engager des poursuites. Gervais Lakosso est visé par cette enquête, selon le procureur qui pense que ce dernier s’est lui-même présenté comme étant auteur de la ville morte qui s’est soldée par des pertes en vies humaines « l’enquête ne vise personne, ce sont les résultats qui nous diront qui est impliqué dans la ville morte qui a causé ces morts. Mais au sujet de Lakosso, je puis vous dire qu’il n’est pas visé, il s’est lui-même attribué la paternité de la manifestation qui était portant interdite. Dans ces conditions, il devra répondre de cela » a-t-il précisé.

Le procureur a regretté le fait que la Minusca ait tiré sur les manifestants« nous avons appris que les casques bleus ont tiré sur les manifestants, seule l’enquête nous le dira mais si cela est avéré, je pense que c’est grave car la Minusca est là pour nous aider à combattre l’insécurité et non tuer le peuple centrafricain » a dénoncé Ghislain Gresénguet.

Les activités reprennent timidement à Bangui après la ville morte de la vieille. Le mot d’ordre a été suivi à plus de 90%. La ville morte était organisée par la société civile pour exiger le départ de la Minusca accusée d’inaction face aux rebelles

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LA SITUATION SECURITAIRE RELATIVEMENT CALME A KAGA-BANDORO

La situation sécuritaire dans la ville de Kaga-Bandoro est relativement calme après la visite du Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera en compagnie du responsable de la Minusca. Selon des sources humanitaires, l’hôpital préfectoral a rouvert ses portes.

Cette accalmie est observée alors que Bangui a observé lundi une ville morte initiée par la société civile en réaction à la « passivité  de la Minusca face à ces tueries ».

Selon le constat fait les humanitaires cités dans le rapport du bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), ce mardi 25 octobre, la situation sécuritaire est relativement calme, « cette accalmie observée depuis la visite du Président de la République a favorisé le retour de certains acteurs humanitaires dans la zone pour renforcer les opérations humanitaires en faveur des personnes affectées », a fait observer OCHA.

Pour OCHA, cette reprise de quiétude a également permis la réouverture de l’hôpital préfectoral, « les acteurs humanitaires ont commencé a apporté de l’assistance aux déplacés qui restent toujours regroupés à côté de la base de la Minusca. Des infrastructures Eau Hygiène Assainissement ont été installées et une ration alimentaire de 15 jours a été distribuée. Ces assistances visent à éviter la dégradation de la situation humanitaire en attendant la relocalisation des déplacés et le rétablissement de la sécurité », a expliqué cette agence des Nations-Unies.

Les regains de violence à Kaga-Bandoro le 12 octobre, ont eu également des conséquences sur la stabilité des communautés. Des évaluations des humanitaires ont révélé qu’entre  Kaga-Bandoro et Mba (axe Botto),  plus de 100 maisons ont été incendiées et les villages sont désertés de leurs populations tandis que ceux situés entre Kaga-Bandoro et Mingue (8 km de Kaga-Bandoro, axe Botto) sont pratiquement vides.

Le site des déplacés de Kaga-Bandoro a été attaqué par des ex-Séléka le 12 octobre. Le bilan officiel fait 37 morts, plus de 200 blessés et des maisons brulées, l’attaque qualifiée des représailles suite à la tuerie d’un élément de la Séléka lors d’un braquage.

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 L’IDENTIFICATION DES FEMMES EXIGEE AUX CHECK-POINTS SUR L’AXE BANGUI-BAORO

Les femmes ne sont plus exemptées des contrôles policiers sur les barrières disposées le long du corridor Bangui-Baoro. Une décision prise dans le cadre du renforcement de mesures sécuritaires dans cette localité.

La Sous-préfecture de Baoro est stratégique pour la Républiques Centrafricaine à cause de sa situation géographique. Située sur la Route Nationale N°1, c’est  l’un des grands carrefours  de l’ouest de la RCA menant au Cameroun voisin qui ravitaille le pays en vivres et autres produits.

Par mesure de sécurité, les femmes sont désormais obligées de présenter leurs pièces d’identité sur les points de contrôle au même titre que les hommes sur cette voie, contrairement aux mois précédents. Une disposition prise par les autorités sécuritaires de Baoro.

Sur cette mesure, un brigadier de police à Berberati qui a requis l’anonymat a expliqué au RJDH que « la détention de carte d’identité nationale est un devoir civique qui n’exclut pas les femmes ». Il a ajouté que dans sa localité, les femmes circulent librement.

Cette décision est saluée par les usagers de cet axe.  « Le contrôle  des femmes sur les barrières n’est pas blâmable. Outre son caractère sécuritaire, il permet d’identifier surtout nous les voyageurs en cas d’accident… », a déclaré Francine Mbida, au RJDH.

Selon un constat du RJDH, la situation sécuritaire du pays a démotivé beaucoup de femmes qui voyageaient sur ce corridor. Elles craignent pour leur sécurité.

******RJDH******

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