DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES :26.10.2016

Mercredi 26 Octobre 2016: 09h18

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Carte rca 5

PLUS DE 08 PERSONNES TUEES, LA SOCIETE CIVILE ACCUSE LA MINUSCA, CELLE-CI REJETTE ET LE GOUVERNEMENT CONDAMNE

 

La ville morte lancée par la société civile est aussi marquée par les violences dont plus de huit (8) morts. La société civile a accusé la Minusca d’avoir tiré sur la population civile, accusation rejetée par l’institution onusienne qui parle des opérations de démantèlement des barrières et le gouvernement accuse la société civile d’être à la solde des politiques qui visent à porter un coup dure à la table ronde de Bruxelles prévues pour le 17 novembre.

Joint par le RJDH, Gervais Lakosso rend responsable la Minusca des tueries « les éléments de la escorte du représentant spécial des Nations Unies ont tiré sur la population au quartier Sango qui manifestait les mains nues et pacifiquement. C’est une manifestation responsable et depuis le matin, ces armes lourdes qui sont écoutées, c’est la Minusca seule  qui a tiré pour intimider la population » a-t-il indiqué.

Accusation rejetée par Vladimir Montéiro porte-parole de la Minusca qui n’a pas donné de bilan « nous ne tirons pas sur la population civile, nous sommes intervenus pour enlever les barricades érigées par des manifestants dont certains étaient d’ailleurs armés, nous sommes intervenus, il y a des tirs de sommation et nos troupes ont fait usage de gaz lacrymogène pour enlever les barricades sur certains points » a-t-il affirmé.

Le gouvernement condamne l’action de la société civile et dénonce l’instrumentalisation par les politiques sans citer des noms « la société civile c’est l’arbre qui cache la forêt, nous savons que ce sont les hommes politiques qui sont derrière et qui manipulent l’opinion en demandant aux jeunes d’ériger des barricades et ils sont connus des services de police et de justice » a martelé le porte-parole du gouvernement, Theodore Joussot.

Selon lui, l’action des politiques vise à nuire à la table ronde de Bruxelles « les enquêtes de la police sont en cours et le moment venu, le garde des sceaux va faire une déclaration à la presse et le contenu du plan ourdi contre les institutions de la République et ce qui est visé in fine, c’est la table ronde de Bruxelles » a-t-il ajouté.

La ville morte est l’aboutissement de la pétition lancée par le groupe de travail de la société civile pour demander le retrait des forces de la Minusca et le réarmement des forces armées centrafricaines (FACA).

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UN CALME PRECAIRE REGNE DANS CERTAINS QUARTIERS DE BANGUI

A la mi-journée de la ville morte souhaitée par la société civile, certains arrondissements de la capitale sillonnés par le RJDH sont calmes, mais les activités restent toujours paralysées. Cependant, vers Begoua et Km5, les habitants vaquent librement à leurs occupations.   

Les grandes artères  de la ville de Bangui sont restées paralysées depuis ce matin, les véhicules ne circulent pas. Bienvenu, habitant le 5ème arrondissement explique que le secteur est calme, mais selon lui certains hommes politiques se seraient mêlés à l’appel de la société civile.

« Ce matin, nous avons vu Joseph Bendounga qui sillonnait les quartiers sur sa moto, demandant à la jeunesse de résister mais de ne pas faire sortir des armes pour tirer sur qui que ce soit. Nous, on se demande est-ce que c’est juste l’appel de la Groupe de Travail de la Société Civile ou c’est un autre plan?  La population est terrée de peur. Et certaines personnes circulent avec des armes et des grenades alors que c’était juste un appel pour une ville morte et demain, tout le monde devait reprendre les activités » a-t-il constaté.

Un manifestant de 6ème arrondissement de Bangui fait l’état de lieu en ces termes : « On peut compter au total 15 barricades, sur les axes Bimbo-Petevo en allant vers Kolongo. Il n’y a pas de circulation. Tous les commerces sont fermés, le marché est vide. C’est très tôt ce matin que certains commerçants avaient ouvert leurs portes mais vers 06 heures, tout a été fermé, même les pousses-pousses ne circulent pas » a expliqué Blaise.

Si plusieurs quartiers sont paralysés, au Pk12 par contre les activités ne sont pas affectées par le mot d’ordre de la société civile «  les gens vaquent librement à leurs activités, les véhicules de transport en commun  arrivent de l’intérieur du pays et sont stationnés au niveau de la station total de pk12. Les commerçants sont en place, les buvettes ont ouvert, les vendeuses des viandes boucanées et autres ont vite repris leurs activités», a décrit  Adrien un habitant de la localité.

Cette journée ville morte est lancée coïncide à célébration ce 24 octobre de la journée internationale des Nations Unies.

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VILLE MORTE PASSEE INAPERÇUE DANS LES PROVINCES

La majorité des villes de province n’a pas observé la journée ville morte lancée par une partie de la société civile contre les troupes de la Minusca. A Bossangoa, la population célèbre la journée mondiale des Nations Unies.

Le groupe de travail de la société civile a lancé une pétition afin de demander le retrait des forces de la Minusca de Centrafrique. Les raisons évoquées sont entre autres, la connivence de celle-ci avec les groupes armés et la passiveté dans la restauration de la sécurité à l’intérieur du pays.

 Plusieurs sources contactées par le RJDH ont relevé que le mot d’ordre n’a pas été respecté suite au manque de sensibilisation, « nous avons été informés sur RFI de la tenue de ville morte. Tous les secteurs sont opérationnels », a relevé une source de la ville de Boali. Même situation à Bambari où les activités scolaires, commerciales sont effectives et sans relâche, sauf que les habitants étaient dans la psychose.

A Nzako, ce mot d’ordre est timidement observé,  « l’administration est fermée. Mais les activités scolaires, commerciales, agricoles sont opérationnelles. L’information de cette ville morte n’a pas été expliquée à la population de la ville de Nzako », a expliqué un agent de l’Etat joint par le RJDH. Plusieurs autres villes des provinces n’ont pas observé le mot d’ordre.

Pendant qu’à Bangui la population observe la ville morte, les habitants de la ville de Bossangoa célèbrent la journée mondiale des Nations Unies, ce 24 octobre 2016.

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BANGUI ENTRE VILLE MORTE ET TIRS NOURRIS

 

La ville de Bangui est paralysée suite au mot d’ordre de ville morte, lancé par le groupe de travail de la Société Civile pour réclamer le retrait des casques bleus onusiens. Des tirs sont entendus depuis 6h du matin pour disperser les manifestants. Des sources concordantes huit (8) corps dont 4 femmes et 4 hommes sont transportés dans les morgues de la capitale.

Tous les arrondissements de Bangui sont touchés par les manifestations. Les barricades sont érigées sur les artères de la capitale et les pneus brûlés empêchant toute circulation. Les commerces ont été fermés à travers la ville et les patrouilles de la Minusca sont limitées.

Malgré l’appel du gouvernement lancé par le premier ministre au travail, l’administration est encore paralysée, certains hôpitaux comme l’hôpital communautaire de Bangui ont un accès très difficile à cause des manifestants.

Des tirs sont entendus dans plusieurs arrondissements et la situation n’est pas encore maitrisée à 9h GMT par les forces onusiennes et les forces de sécurité intérieure qui continuent de disperser les manifestants par des tirs à gaz lacrymogène et à l’arme légère.

La société civile avait lancé une pétition depuis six jours pour réclamer le retrait des forces onusiennes, accusées de passivité face aux violences dans le pays. La Minusca avait rejeté les accusations et les déclarations contre ses troupes. Cette ville morte intervient après celle dénommée « le temps de Béafrika » organisé en 2015 par la société civile.

 

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