DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES : 20 Oct 2016

08h23

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

LE GTSC PROJETTE DE LANCER UNE PETITION POUR RECLAMER LE DEPART DE LA MINUSCA

Le Groupe de Travail de la Société Civile a annoncé lors d’une conférence de presse qu’il a organisé, ce jour lundi 17 octobre à Bangui, le lancement d’une pétition. Cette plateforme des Forces Vives de la Nation exige par cette pétition, le retrait de la Minusca et la prise en charge de la situation sécuritaire par le Gouvernement pour le retour de la stabilité.

Devant le regain de violences, la Société Civile est montée au créneau pour rappeler au pouvoir et à la Minusca sa mission. C’est dans cette optique qu’elle va lancer demain une pétition demandant au Gouvernement de protéger la population tout en réclamant le retrait de la Minusca.

Le Coordonnateur de la Société Civile, Gervais Lakosso, lors de cette conférence de presse, a mis en cause les forces internationales d’être de connivence avec les groupes armés et a demandé une sanction pour ses responsables. « Nous voulons le retrait de la Minusca de Centrafrique et que les responsables soient sanctionnés », a-t-il déclaré. Le constat révèle qu’ils sont de connivence avec les groupes armés non conventionnels.

Par la même occasion, il a souligné que cette protestation vise aussi à mettre un terme à l’embargo sur les armes en Centrafrique. « Nous voulons par cette pétition interpeller le Comité de Sanction et le Conseil de Sécurité, et demander la levée de l’embargo sur les armes, afin de permettre le réarmement de nos forces armées régulières », a réclamé le Coordonnateur de la Société Civile.

Cette pétition de la Société civile intervient aussitôt après son retrait du Comité Consultatif et de Suivi du DDRR.

La Société civile rappelle aux autorités nationales d’acheminer sans délai la demande de la levée de l’embargo. « Le redéploiement sans condition des FACA pour la protection du territoire national et de la population civile, fait partie de nos préoccupations. Le gouvernement a le devoir d’organiser le désarmement volontaire ou forcé des groupes armés, afin de restaurer la sérénité de la population », a-telle exigé.

En 2014, la société civile avait lancé la première pétition pour demander le retrait des troupes tchadiennes de la Misca. Ces derniers n’avaient pas respecté leur mandat qui avait été assigné. Ils avaient tiré sur la population civile et plusieurs morts avaient été enregistrés.

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CENTRAFRIQUE : LES DEPLACES DE KAGA-BANDORO EXIGENT LA PRESENCE DES FORCES NATIONALES

Certains déplacés de l’aérodrome de Kaga-Bandoro, proche de la base de  Minusca, appellent à une assistance humanitaire et la présence effective des forces de l’ordre intérieur dans la ville. Un appel lancé un jour après la visite du président Faustin-Archange Touadéra.

Après la visite du président Faustin-Archange Touadéra et le chef de la mission onusienne, Parfait Onanga-Anyanga, des personnes déplacées ayant fui leurs maisons suite aux hostilités du mercredi 12 Octobre, déplorent leur condition de vie et conditionnent leur quiétude à la présence des Forces de Défense et de Sécurité centrafricaines.

Selon une déplacée jointe au téléphone par le RJDH, nous sommes exposées à toutes les menaces des groupes armées « Lla Minusca ne nous protège pas contre les attaques des Séléka.  Notre vie est à la merci de la nature, à quel saint allons-nous vouer ? Nous prions les autorités centrafricaines, particulièrement les ministres de la Défense et de la Sécurité Intérieure de nous envoyer des forces nationales », s’est-elle lamentée.

« La situation dégradante de la sécurité a empêché les activités humanitaires sur le terrain. Toutes les activités sont restées paralysées dans la ville », a confié une source humanitaire.

Notons que la Caritas a commencé à distribuer des vivres ce mardi 18 octobre aux déplacés de Kaga-Bandoro.

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02 OFFICIERS DES EX SELEKA APPREHENDES PAR LES ELEMENTS DE LA SECURITE APRES DAMARA

Deux éléments des Ex Séléka ont été appréhendés le Dimanche 16 octobre par les éléments de la Sécurité à Kpabara et transférés à Bangui pour nécessité d’enquête. L’information a été confirmée au RJDH par les autorités administratives et militaires de la localité de Damara.

Ces deux éléments ont été appréhendés différemment par les forces de Sécurité intérieure, l’un allant vers Kaga-Bandoro, l’autre sur Bangui et leur arrestation est intervenue quelques jours après la tension sécuritaire à Ndomété et à Kaga-Bandoro.

 L’un des éléments est un lieutenant de 50/50 selon la sous préfète de Damara. « C’est l’un des éléments de 50/50. Il a quitté Bangui et a traversé les barrières. C’est au niveau de Kpabara que les jeunes l’ont reconnu, parce qu’entretemps, il était avec les autres pour faire les exactions. C’est ainsi qu’ils l’ont arrêté et l’ont transféré à la gendarmerie où il a confirmé qu’il fait partie des groupes armés et on l’a amené à Bangui pour nécessité d’enquête », a indiqué Mme Shoure Gbadin.

Joint au téléphone, les responsables militaires ont réitéré qu’ils sont intervenus pour protéger les éléments appréhendés. « N’eut été notre intervention, ils allaient être lynchés par la population et nous avons amené l’un d’entre eux à l’hôpital avant de les remettre à la gendarmerie », a précisé le responsable militaire de la localité. Nous n’avons pu joindre le Procureur de la République pour plus de précision.

L’arrestation des deux officiers de la Séléka intervient deux mois après la tentative de sortie des cadres de la Séléka forçant les barrières des forces de sécurité intérieure à Damara et Sibut dans la nuit du 12 au 13 Aout.

 

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