DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES/19.10.2016

Mercredi 19 Octobre 2016 : 08h14

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

JOURNEE MONDIALE DE L’ALIMENTATION 2016 POUR LA RELANCE AGRICOLE

 « Le climat change, l’alimentation et l’agriculture aussi », c’est le thème de la Journée Mondiale de l’Alimentation  célébrée dimanche 16 octobre à Mbaïki, chef-lieu de la préfecture de la Lobaye.

La République Centrafricaine à l’instar des autres pays du monde a célébré la Journée Mondiale de l’Alimentation le 16 octobre 2016. Cette célébration a connu la participation  des agents agropastoraux venus de onze (11) préfectures de la RCA.

Symphorien Redikouzou, chef de secteur de l’Agence Centrafricaine de Développement Agricole de Bouar s’est réjoui de cette journée, surtout son thème qui porte sur le changement climatique. « Depuis quelques années, nous avons constaté un net changement climatique dans notre pays et cela a une répercussion sur les activités agropastorales. Le calendrier agricole est perturbé»,  a-t-il noté.

Cette célébration qui pourrait être une opportunité pour booster l’agriculture centrafricaine a été présidée par le Chef de l’Etat. Dans son discours, F.A Touadera  a mis un accent particulier sur le secteur agropastoral et remercié les partenaires, tels que la FAO et le PAM pour leurs appuis multiformes. Cet appui s’est traduit par le choix de la ville de Mbaïki où se trouve l’Institut Scientifique de Développement Rural (ISDR) et le Centre de Recherche Agro-technique de Boukoko situés à 10 kilomètres de cette  ville.

Il a aussi rappelé à la population son engagement dans la relance agricole. « L’agriculture fait aussi partie de mes priorités, car pour moi, cela permettra de  relever le niveau de vie des Centrafricains devenus vulnérables par les derniers évènements regrettables. Nous devons relancer notre agriculture, notre économie en vue d’assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle à la population. Par-là,  nous contribuons à la croissance de notre produit intérieur brut », a déclaré le Professeur F.A Touadéra.

Cette année, le monde célèbre la 71e célébration de la Journée Mondiale de l’Alimentation et c’est pour la deuxième fois que la ville de Mbaiki l’organise.

 

OUVERTURE D’UNE ENQUETE APRES LE DECES D’UN NOURRISSON A LA CLINIQUE EMERGENCY

 

Depuis le décès d’un nourrisson, les activités de la Clinique Emergency sont paralysées. Les parents des malades admis dans cet hospice accusent le personnel soignant de trafic d’organes, une mise en cause rejetée par le chirurgien de la clinique et le Procureur de la République, Ghislain Grézenguet qui a annoncé l’ouverture d’une enquête.

Le personnel soignant de la clinique Emergency a été pris à partie par les parents des malades hospitalisés dans cette clinique dans la soirée du 16 octobre après le décès d’un nourrisson dont le corps se trouve à la morgue de l’hôpital communautaire.

Pour faire la lumière sur cette affaire qui perturbe la bonne marche de la clinique, le Directeur Général de l’Hôpital Communautaire, le Dr Joachim Tembeti a souhaité l’arbitrage de la justice. « Nous gérons le dépôt et dans le cas d’espèce, il faut une réquisition du procureur pour faire l’expertise du corps afin de confirmer ou infirmer s’il y a prélèvement d’organe ou pas et le processus est en cours », a indiqué au RJDH, le Dr Joachim Tembeti.

Concernant la saisine de la justice, le Procureur de la République, Ghislain Grézenguet a confirmé au RJDH l’ouverture d’une enquête. «  La brigade criminelle que j’ai instruit est sur le point de délivrer la réquisition aux trois (3) médecins légistes qui feront l’autopsie du corps de l’enfant. Nous voudrons vérifier si l’acte posé est conforme au principe de la science médicale », a précisé le Procureur de la République.

Sur cette accusation, les responsables de la clinique Emergency ne se sont pas prononcés, car ils sont encore sous le choc et refusent de se prononcer, a constaté le RJDH. Ils ont seulement annoncé la fermeture de la formation sanitaire sans donner plus de détails sur la date de reprise de leurs activités.

La clinique Emergency est opérationnelle en République Centrafricaine depuis 2009 et dispose de deux centres : un à la direction générale et un autre au Complexe Pédiatrique de Bangui.

 

CONDITION DEPLORABLE DES DEPLACES DE KAGA-BANDORO A BANGUI

 

Environ deux cents (200) déplacés en provenance de Kaga-Bandoro sont arrivés ce 17 octobre à Bangui. Ces sinistrés dépourvus de tout vivent dans une précarité déplorable.

Après l’attaque des ex-Séléka sur les civils à Kaga-Bandoro, certains rescapés de cette incursion armée ont décidé de trouver refuge à Bangui. Ceux-ci sont arrivés aujourd’hui, 17 octobre 2016 à bord de quatre véhicules et recueillis par leurs parents ou personnes de bonne foi.

Selon Etienne Oumba, notable du quartier Gobongo 2 qui a accueilli certains de ces déplacés a déploré le sort de ces personnes qui ont besoin d’une assistance.

Sur le déroulement de l’attaque du site à Kaga-Bandoro, Patrick Moussa, l’une des victimes  du site  des déplacés qui a perdu toute sa famille dans les violences a rapporté que « les éléments de la Séléka  ont commencé par  lancer des roquettes et des grenades  avant de faire leur entrée dans  le site pour faire du porte-à-porte et enfermés certaines personnes dans la maison avant de les bruler vifs ».

Le rescapé du drame a aussi accusé le contingent pakistanais de la Minusca pour sa passivité en faveur des bandits. « Le contingent Pakistanais était resté impassible devant les exactions des ex-Séléka. Quand ceux-ci avaient épuisé leurs munitions, ils ont été ravitaillés par les casques bleus pour continuer le massacre », a-t-il dénoncé.Devant la précarité de ces victimes, certaines voix s’élèvent pour interpeller le pouvoir à venir en aide à ces sinistrés. « Nous avons des personnes de troisième âge,  des enfants et des femmes qui n’ont ni famille ici et ils  sont fatigués. Depuis ce matin, j’ai appelé toutes les autorités compétentes pour secourir ces personnes, malheureusement, la réponse tarde à venir », a-t-il déploré.

A Kaga-Bandoro, les déplacés sont dans la précarité, seule la Caritas leur apporte une assistance. Le Gouvernement sera-t-il en mesure d’assister ces déplacés du moment qu’il tarde à porter secours aux refugiés centrafricains au Mali ?

CENTRAFRIQUE : LA POPULATION DE NGAKOBO VIT DANS LA PSYCHOSE

Après l’attaque du site des déplacés de Ngakobo, la population vit dans la peur en dépit du calme précaire qui règne dans la ville.

Le site des déplacés de Ngakobo dans la Ouaka a été la cible d’une attaque attribué par les combattant de l’UPC. Après cette agression de personnes vulnérables, les résidents de la localité sont traumatisés et les activités peine à reprendre leur monotonie.

Selon une source de la gendarmerie de Ngakobo, les mouvements sont encore timides après l’attaque du samedi 15 octobre dernier. Le Commandant de la Brigade de Ngakobo joint au téléphone par le RJDH souhaite un renforcement  rapide des forces de sécurité intérieure dans la ville. « Nous ne disposons que de deux éléments au niveau de la gendarmerie, c’est vraiment déplorable. Nous demandons une augmentation des effectifs de la gendarmerie et de la police, voire des FACA afin de sécuriser la ville » a-t-il lancé.

Une demande saluée par un habitant de Ngakobo qui  déplore que «  nous sommes abandonnés à nous même. Donc le souci, c’est de redéployer nos forces à Ngakobo » a-t-il souhaité.

L’onde de choc de Ngakobo touche aussi la ville de Bambari dont la population est dans la psychose, a rapporté une autorité de Bambari. Cette peur a pour origine la rumeur d’une éventuelle attaque des groupes armés.

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CENTRAFRIQUE : LES PROFESSIONNELS DE MEDIAS OUTILLES SUR LE JOURNALISME PARLEMENTAIRE

Dix professionnels de médias de la presse écrite et électronique suivent la formation sur le journalisme parlementaire. Ce renforcement de capacité des journalistes est organisé par l’ONG Internationale INTERNEWS à son siège.

Après leurs collègues de la radio, c’est au tour des journalistes de la presse écrite et électronique de bénéficier des connaissances sur le journalisme parlementaire offertes par INTERNEWS. Cette formation qui s’étale sur cinq (05) jours a débuté aujourd’hui, le 17 octobre 2016.

Selon les responsables de cette formation, la compréhension du parlement et une facilité dans le traitement des informations relatives à cette institution sont les objectifs poursuivis. Jérémie Soupou, Directeur par intérim d’Internews, a indiqué que plusieurs thèmes seront débattus, notamment, « la connaissance de la Constitution, la place d’un Député, son rôle et sa mission selon la Loi. Comment faire pour être journaliste parlementaire…. ».

Sur les attentes des participants à cet atelier, Cédrick Suzon Daworo reporter à Corbeau News a salué cette initiative et voudrai saisir cette occasion pour connaitre les notions fondamentales du journalisme parlementaire. Et Edwige Sedo, rédactrice du site d’information vision, trouve intéressant le thème de la formation et souhaite sortir de cette formation nantie de techniques de reportage sur un parlement.

Le consortium IRI, Internews, Mercy Corps, RJDH et RONDGH comptent poursuivre cette formation au profit des journalistes de l’arrière pays.

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CENTRAFRIQUE : RETRAIT DE LA SOCIETE CIVILE DU COMITE CONSULTATIF ET DE SUIVI DU DDRR

Le Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC) a suspendu sa participation au Comité Consultatif et de Suivi du DDRR. Une manière de dénoncer la violation de l’Accord de principe du DDRR par les groupes armés.

Dimanche 16 octobre 2016, le Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC)  a annoncé son retrait du Comité Consultatif et de Suivi du DDRR, lit-on dans le communiqué publié par cette plateforme. Les raisons de ce retrait est la violation constante de l’accord de principe du DDRR par les groupes armés bénéficiaires de ce programme et au retard constaté dans le lancement de ce comité.

Dans ce document, le GTSC a recommandé aux mouvements armés signataires ou non de l’accord de principe du DDRR de « cesser toutes les exactions sur la population et de se conformer aux termes de cet accord ». Il a martelé que « la souffrance du peuple centrafricain perdure et doit cesser maintenant et sans conditions. Nous souhaitons qu’une rencontre préalable avec toutes les Forces Vives de la Nation avec la présence effective de tous les groupes armés se tiennent avant la reprise des activités dudit comité ».

RJDH

 

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Date de dernière mise à jour : Mer 19 oct 2016