DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES : 09.03.2017

Jeudi 09/03/2017 : 09H23

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

ONAPHA ENGAGE UN PLAIDOYER POUR LA RATIFICATION DE LA CONVENTION RELATIVE AUX DROITS DES HANDICAPES

 

L’Organisation Nationale des Personnes Handicapées (ONAPHA) organise  depuis hier au complexe 20 000 Places, une rencontre relative à la convention sur les droits des personnes handicapées. L’objectif est de mettre en place un plan de plaidoyer pour la ratification de ce texte.

Cette rencontre est organisée, selon Dieudonné Agou, Vice-président  de l’Organisation nationale des personnes handicapées (ONAPHA) pour réfléchir sur des  actions à mener afin d’aboutir à la ratification  de la convention des Nations-Unies relative aux droits des personnes handicapés.

La convention, d’après la même source, « est un document double. D’abord de droits des personnes handicapées  et ensuite pour leur  développement ».

Dieudonné Agou compte sur cet atelier pour amorcer le plaidoyer. « Il faut que ce texte soit ratifié et c’est la raison de cette rencontre. Nous espérons qu’au sortir, nous aurons des idées claires sur les démarches pour pousser les pouvoirs publics à jouer leur rôle afin que nous arrivions à cette ratification », confie t-il. ONAPHA projette des rencontres avec le Gouvernement et l’Assemblée Nationale  pour échanger sur la question, ceci pour booster la ratification de cette convention.

La convention des Nations Unies relative aux droits des handicapés est signée par l’Etat centrafricain en 2007.

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LES ETATS-UNIS S’ENGAGENT A EQUIPER LES FACA

 

Les américains vont céder aux Forces Armées Centrafricaines (FACA) des équipements militaires dont le coût s’élève à 8 millions de dollars. L’annonce a été faite par l’ambassadeur américain, Geoffrey Hawkins lors d’un colloque sur les forces armées ce 06 mars à Bangui.

Certaines compagnies de l’armée sont certifiées par la mission européenne d’entrainement de l’Armée mais éprouvent des difficultés de disposer des moyens légaux dans l’accomplissement de leurs missions. C’est dans ce contexte que la mission d’entrainement militaire de l’Union européenne (EUTM), a organisé conjointement avec d’autres acteurs un colloque pour faire un point sur la situation des FACA. Cette rencontre intervient quelques mois après que le comité de sanction ait prorogé l’embargo sur les armes en République Centrafricaine.

Selon le diplomate américain, « le Congrès américain avait accepté de céder à la Centrafrique des équipements militaires d’une valeur de 8 millions de dollars. Ces équipements seront constitués des véhicules de combats et autres effets militaires mais pas des armes et des munitions », a-t-il précisé.

Ludovic Ngaïfei, chef d’état-major des armées,  estime que ce don est un pas important vers la reconstruction de l’armée nationale. Toutefois, il s’inquiète des moyens disponibles pour le moment. « Les capacités militaires ne peuvent équiper qu’une compagnie de 150 soldats et les munitions ne pourraient supporter que trente minutes de combat », a-t-il relevé.

Le ministre de la Défense nationale, Joseph Yakété, a souligné qu’en dépit des sanctions de l’ONU, interdisant la Centrafrique à acheter des armes, des démarches sont en cours pour obtenir une dérogation. « Les résolutions du comité de l’ONU, à travers le comité de sanctions, nous permettent par dérogation d’avoir des armes et j’ai entamé toutes les démarches », a-t-il lâché.

Le gouvernement a obtenu une première dérogation pour permettre aux FACA de s’entrainer avec les armes. Le 1er bataillon des FACA sera déployé en avril prochain, sauf que le manque d’armes constitue encore un frein à ce redéploiement.

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FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA APPELLE LE PEAC A PASSER A L’ACTION

 

Faustin Archange Touadéra appelle les Etats membres du Pool Energétique en Afrique Centrale (PEAC) de passer à l’acte en  lieu et place des engagements. Appel lancé ce 06 mars à la tribune de la 17e session du Conseil des ministres des 11 Etats membres au Palais de la CEMAC à Bangui.

L’électrification est l’un des problèmes majeurs pour le développement économique et social des pays de la sous-région, membres du pool énergétique de l’Afrique centrale. Le président centrafricain a lancé l’appel alors que 5% de la population a l’accès à l’électricité dans le pays. L’appel de Faustin Archange Touadéra intervient dans un contexte où les partenaires chinois sont sur le chantier de réhabilitation des infrastructures hydroélectriques de Boali 3 à la sortie nord et dans le sud du pays.

Selon Faustin Archange Touadéra, il faut accélérer le processus. « L’électricité est la base et le fondement de tout développement économique du pays. Il est important de passer maintenant comme précise la thématique à l’accélération du processus d’électrification dans la zone sous régionale en vue du relèvement économique », a-t-il insisté.

Selon le ministre centrafricain des mines, de l’Energie et de l’hydraulique, Léopold Mboli Fatrane, l’électricité est le gage du développement. « Là où passe l’énergie, le développement s’installe », a-t-il indiqué avant de se féliciter du retour de la CEMAC dans le pays après la crise politico-militaire.

La sous-région d’Afrique centrale dispose de 58 % du potentiel hydro-électrique sur le continent africain.

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DES FILLES S’ADONNENT A LA PROSTITUTION POUR ETRE A L’ABRI DU BESOIN

 

Bien que la pratique de la prostitution soit condamnée par les mœurs dans la société centrafricaine et considérée comme un attentat à la pudeur selon l’article 85 du code pénal, elle est devenue ces derniers temps, pour certaines jeunes filles, un véritable fléau à travers le pays. Entre misère et espérance dans l’avenir, elles vendent leur corps, aux quatre coins de la Centrafrique pour être à l’abri du besoin.

Elles ont entre 15 et 30 ans, ces jeunes filles qui quittent leur communauté pour aller jouer au « Championnat », selon leur propre terme pour qualifier leur voyage de sexe à travers le pays depuis la crise. Beaucoup sont des déplacées internes ou des retournées. Certaines semblent bien organisées avec leurs références dans chacune des localités parcourues de manière cyclique. D’autres n’ont pas de domicile fixe mais, leur point commun, c’est l’Argent Contre le Sexe, peu importe l’endroit et le client même si, selon plusieurs de ces filles, les clients paient toujours en fonction de leurs humeurs.

Marceline, âgée de 34 ans travaille depuis 2015 dans une ONG humanitaire à Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré, située à 450 km de Bangui. Elle affirme avoir accueilli en l’espace d’une année, plus de 13 filles venant de son quartier à Bangui. « Ce sont presque toutes ces jolies filles que je croisais à Bangui qui se prostituent à présent dans la région ici. Au début, elles te disent qu’elles sont venues acheter des marchandises pour aller revendre à Bangui. Tu leur offres l’hospitalité, mais tu ne verras jamais ces marchandises. Tu verras toujours ces filles roder autour des cabarets, des gare-routières et des endroits où sont basés les travailleurs humanitaires. J’ai fini par comprendre qu’elles sont là pour vendre leur corps contre de l’argent».

C’est le même constat fait par Apollinaire, un transporteur habitué de l’axe Bangui - Kaga-Bandoro. « Généralement parmi nos passagers, tu trouveras une catégories de jeunes filles et femmes qui ont le langage facile. Elles veulent toujours payer leur transport qu’à destination, le temps pour elles d’amasser un peu d’argent auprès des hommes qui tomberont sous leur charme et qui auront de l’admiration pour elles. Elles sont capables de coucher avec deux ou trois mecs durant le trajet juste pour combler leur besoin alimentaire et financier».

Une des prostituées, que nous avons rencontrées dans notre enquête participative n’a pas nié ces faits. « Ce n’est pas un tabou. Nous nous prostituons ! Je me prostitue pour survivre. Je suis issue d’une famille pauvre et la récente crise vient empirer ma situation et celle de mes parents qui n’ont pas de travail. Aujourd’hui personne ne peut te rendre un service sans pour autant demander à coucher avec toi. Et donc, c’est de cette manière-là que je peux résoudre mes problèmes. Mon retour dans ma communauté après un temps de «championnat », a été toujours apprécié car, j’apporte des trucs à la maison, des articles des jeunes filles et c’est de cette façon que j’ai gagné le respect des gens et de ma famille», explique Nadia, âgée de 26 ans qui se prostitue dans la préfecture de la Lobaye.

«Les comportements à risques pour la jeunesse»

Et, même si cette plate-forme de prostitution créée avec la crise parait comme une possibilité de survie ou de réussite pour de nombreuses jeunes filles, elle n’est pas sans conséquences. À Béléko, localité située à 2 km de la frontière Centrafricano-Camérounaise, sur l’axe Bangui-Garoua-Boulai, Bertrand, était témoin d’une violence faite à une prostituée. « Ce sont des filles qui ne connaissent pas leur droit et qui ne sont pas également instruites. Elles sont, pendant le jour, exploitées dans le circuit de renseignement par les groupes armés, par les forces de l’ordre et mêmes les forces internationales présentes en Centrafrique. Elles sont aussi à la merci des maladies sexuellement transmissibles (MST) », avant de conclure que Béléko est une localité spirale où la drogue, les viols et la prostitution sont devenues les normes et que les anciennes prostituées continuent de faire appel aux plus jeunes filles pour alimenter le marché.

Le Commissaire de la police nationale de Béléko, Narcisse Yakendet, reconnaît l’affluence des filles centrafricaines venues de tous les horizons. Il explique avoir été plus souvent alerté pour des actes de violences qui tournent parfois au drame suite à un marché de prostitution qui aurait mal tourné. Cependant, il pointe du doigt le suivisme et certains hommes qui favorisent la prolifération ce phénomène.

Interrogée sur le sujet, Lucie Agbo, Coordonnatrice de l’ONG Fille-Mère/Femmes de Centrafrique, ne cache pas son désarroi face à ce phénomène qui risquerait, selon elle, d’hypothéquer l’avenir de toute une nation. «C’est avec beaucoup d’amertume que je constate ces derniers temps la montée de la prostitution dans le pays. Ailleurs, c’est dès le bas âge que l’avenir se prépare. Or, chez nous, vous vous rendez compte qu’une fille de 10 ans est déjà préparée à épouser un homme ou s’asexuer avec un homme. Malheureusement, une fille ou femme qui ne connaît pas la valeur de son propre corps, ne peut pas connaître la valeur de l’enfant qu’elle a mis au monde. Et c’est la société qui dépérit de cette façon, car cette femme-là ne pourra pas gérer des problèmes au quotidien et contribuer à l’émergence de son pays», regrette-elle.

Francis Mongombé, Président du Conseil National de la Jeunesse Centrafricaine (CNJCA), se dit très préoccupé par ce phénomène. Il souligne plusieurs facteurs favorisant la prostitution dans le pays depuis la crise, entre autres, la dégradation du système éducatif, le manque de repère culturel pour la jeunesse, l’effondrement du tissu économique, le manque de moyens pour les parents de garder le contrôle de leurs enfants. «Bien qu’il y ait un certain niveau de responsabilité individuelle face à ce phénomène qui gangrène présentement la valeur de la jeunesse centrafricaine, j’accuse le contexte aussi. Dans certaines localités, l’école ne fonctionne pas et même s’il y a l’école, le cadre ne favorise pas l’épanouissement intellectuel des jeunes, car l’école, ce n’est pas seulement les cours et les diplômes. Il faut créer des cadres conviviaux pour les élèves, pour les jeunes afin de minimiser les comportements à risque pour la jeunesse », exprime ce dernier avant d’appeler le gouvernement et les collectivités des jeunes à prêter une attention particulière sur ce phénomène avec un mécanisme d’urgence telle que la sensibilisation.

Notons que la prostitution reste un phénomène mondial et qu’il est difficile pour le moment, de dresser une statistique des nombres de filles ou femmes actives dans cet acte. Mais son ascension dans la société centrafricaine crée un malaise et installe la peur chez bon nombre de gens, ces derniers temps. Cette situation pourra mettre aussi en péril la collaboration entre certains individus et des personnes venues en Centrafrique dans le cadre humanitaire.

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LES GROUPEMENTS AGRICOLES FEMININS DE YALOKE APPELLENT LE GOUVERNEMENT A L’ACTION

 

Les groupements agricoles féminins de la Sous-préfecture de Yaloké ont appelé le gouvernement à l’action pour la relance agricole et de leurs activités dans l’Ombella Mpoko. Appel lancé par Madeleine Serdo, responsable du groupement dans une interview avec le RJDH soutenu par Dominique Onisset, chef de secteur des affaires sociales de la localité. 

Plusieurs femmes de Yaloké se lancent dans des activités agricoles après la crise. Ces activités sont bloquées faute de moyen financier. L’appel de ces femmes intervient cinq jours avant la célébration de la journée internationale de la femme axée dans le pays sur l’autonomisation de la femme pour la relance économique.

Ces femmes appellent le gouvernement à la planification agricole et à l’instruction « nous avons en tout 17 groupements des femmes dont chaque organisation compte plus de 20 à 30 femmes. Nous cultivons le maïs, de l’arachide et le manioc. Mais, nous avons de difficultés dans la gestion des revenus faute de connaissance. C’est pourquoi nous demandons au gouvernement et aux ONG de nous aider à améliorer la production et la rentabilité », a souhaité  Madeleine Serdo

Une autre responsable des groupements a évoqué les conditions difficiles de travail, «c’est depuis trois ans que nous menons des activités agricoles de façon rudimentaire. C’est pourquoi nous sollicitons des autorités un appui en semence, en machine ou charrues pour de l’agriculture attelée une réalité à Yaloké », a indiqué Marie Suzanne du groupement Denguella Dessèmonyongô.

L’agriculture constitue le socle du plan de relèvement du pays présenté par Faustin Archange Touadera à Bruxelles en novembre 2017. La RCA a souscrit à l’accord de Maputo qui l’oblige à consacrer 10% de son budget à l’agriculture./

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DEUX VEHICULES SOUS ESCORTE DE LA MINUSCA, PILLES ENTRE GRIMARI ET BAMBARI

 

Deux véhicules de transport faisant parti du convoi escorté de la Minusca ont été pillés par des éléments armés identifiés comme Anti-Balaka. L’incident s’est produit le jeudi 2 mars entre les villes de Grimai et Bambari.

Ces véhicules ont été pillés deux semaines après le retrait de Ali Darassa de Bambari et une semaine après celui des Anti-Balaka. Les deux véhicules, selon nos informations, faisaient partie d’un convoi escorté par la Minusca qui disposait d’un effectif limité. Un des deux véhicules a été complètement vidé, selon un des passagers contacté par le RJDH. La même source fait savoir que seuls les bagages à mains des  passagers de l’autre véhicule ont été emportés.

Le véhicule vidé ce trouve encore à Bambari, tandis que les autres véhicules sont arrivés à Bria. L’acte est attribué aux éléments des Anti-Balaka qui contrôleraient l’axe Grimari-Bambari, entre tant sous contrôle des combattants de l’UPC. La Minusca n’a pas été disponible sur cette affaire. Le RJDH n’a pas pu non plus entrer en contact avec les responsables Anti-Balaka de la région.

L’axe Grimari s’est révélé dangereux ces derniers mois. C’est sur cet axe que quatre gendarmes ont été tués par des hommes armés identifiés comme combattants de l’UPC le 28 octobre 2016.

 

 

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