DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES : 09.01.2017

Lundi 09.01.2017 : 09H58

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

BIENTOT LA MISE EN VALEUR DU CIMENT ET DU FER PAR LA CHINE

Le Gouvernement centrafricain à travers le Ministre du Commerce Hassan Come et Wing wen Hao, responsable de la société China Geo Energering Coopration ont signé mardi 03 Janvier 2017 à Bangui deux projets de conventions relatives à l’exploitation du ciment et d’une fonderie de fer en Centrafrique.

Selon les conventions, une étude de faisabilité pour l’exploitation des gisements va se faire au préalable pendant six mois pour en arriver au démarrage de l’exploitation.

Le gisement de calcaire dans les villages Bombassa et Ndimba, installés au bord de l’Oubangui, proche de Bangui, serviront à la production du ciment. Tandis que la fonderie dans le village Bogouin au nord-ouest de la capitale servira à la production du fer.

L’exploitation du gisement permettra à la RCA d’avoir des ressources et de réduire le taux de chômage  des jeunes.

En 2010, une cimenterie a été installée à Nzilla au sud de la capitale par une société indienne. Elle n’a pas été fonctionnelle à cause de la crise militaro-politique qui a prévalu dans le pays et tous les matériels ont été pillés.

Les deux conventions signées entre la Chine et la RCA marquent un départ de l’exploitation des richesses du sous-sol de ce pays.

Le 07 aout 2010, la première pierre de la construction de cette cimenterie moderne d’une capacité de production de 400 tonnes  par jour a été posée.

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FIN DES EPIDEMIES DE CHOLERA ET MONKEY POX EN CENTRAFRIQUE

 

La Ministre de la Santé Publique et de la Population, Fernande Ndjengbot a annoncé ce 04 janvier 2017 la fin des épidémies de Choléra et Monkey Pox en Centrafrique.

Selon la ministre de la Santé, ces deux épidémies ont été maitrisées à temps après la notification des derniers cas enregistrés en septembre 2016, « grâce aux actions concertées des  partenaires du département de la santé publique et de la population ».

Selon elle, compte tenu du non enregistrement des nouveaux cas, ceci prouve la maitrise de la maladie. « Conformément aux règlements sanitaires internationaux qui recommandent l’observance d’une période de 21 jours sans enregistrement de nouveau cas », a-t-elle précisé avant de déclarer, « la fin de l’épidémie de cholera dans la région sanitaire N°1, 4 et 7, et aussi la fin de Monkey-pox  dans la Préfecture de la Basse-Kotto ».

Fernande Ndjengbot a exhorté la population Centrafricaine à observer toujours les mesures préventives de ces deux maladies. « La fin de l’épidémie ne signifie pas pour autant l’abandon et l’observance des mesures d’hygiène élémentaire, alimentaire, environnemental, vestimentaire et corporel ainsi que la veille sanitaire vis-à-vis de ces maladies », prévient-elle.

L’épidémie de cholera est déclarée le 10 Aout 2016 dans la contrée de Djoukou, Zawara et dans la ville de Bangui dont 266 cas ont été enregistrés et 21 décès. Celle de la variole du singe « Monkey-pox » a été déclarée le 22 septembre 2016 au village Dalakere, Téou 04 et 05 dans la Sous-préfecture de Mingala dans la Basse-Kotto dont 19 cas ont  été enregistrés.

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 LE PRESIDENT DE LA LCDH DEMANDE LE RENFORCEMENT DE LA CHAINE PENALE

 

Le président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme (LCDH), Joseph Bindoumi a demandé la relance de la chaîne pénale dans sa totalité afin de lutter contre l’impunité. Car, dans certaines régions du pays, il n’y a pas de tribunaux.

Dans plusieurs provinces du pays, il n’existe aucun tribunal pour juger les auteurs de délits. Malgré le dysfonctionnement de ces tribunaux dans les provinces, dans la capitale, une cinquantaine de dossiers ont été délibérés au Tribunal de Grande Instance de Bangui.

Le président de la Ligue Centrafricaine pour les Droits de l’Homme (LCDH), Joseph Bindoumi, a dressé l’état des lieux des tribunaux dans le pays. Selon lui, « la Centrafrique compte environ 200 magistrats. La majorité des tribunaux à l’intérieur du pays n’est pas opérationnelle. La lutte contre l’impunité ne s’effectue pas sur toute l’étendue du territoire », a-t-il relevé avant d’ajouter qu’« une cinquantaine des dossiers ont été délibérés en 2016 dans la capitale».

Les conséquences de le l’absence de tribunaux dans certaines régions de la RCA se traduisent par la persistance des violations des Droits de l’Homme perpétrées par des groupes armés. « Des crimes de sang, des viols, des tortures, des meurtres, entre autres, se poursuivent encore sur le territoire centrafricain. Des dossiers continuent d’être enregistrés par la LCDH et les autres associations de défense des Droits humains », a-t-il déploré.

Joseph Bindoumi est optimiste pour la restauration des tribunaux qui seront un appui pour  la Cour Pénale Spéciale (CPS), « à punir les présumés auteurs des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, pillages, violations en Centrafrique ».

Le Centrafrique compte plus d’une vingtaine de tribunaux. Cette chaîne pénale est fragilisée en partie par la crise militaro-politique de 2013. La Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme demande la restauration de cet instrument juridique afin d’appuyer la CPS dans ses actions.

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