DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES du 27.02.2017

Lundi 27.02.2017

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

LES MECANISMES DE LA CPS PRESENTES A LA SOCIETE CIVILE PAR LE RJDH

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) en partenariat avec Cordaid a échangé avec les membres des organisations de la société civile sur les mécanismes et les enjeux de la Cour Pénale Spéciale (CPS), ce mercredi 22 février à Bangui.

L’initiative du RJDH avec l’appui de Cordaid intervient une semaine après la nomination de Toussaint Muntazini-Mukimapa, procureur général de la Cour Pénale Spéciale.  L’enjeu est de discuter sur les instruments de cette institution spéciale de justice de courte durée, qui portent autour des questions du statut des victimes, le fonds de réparations, la peine de mort évoquées par les participants.

L’idée est de préparer la société civile à jouer pleinement son rôle aux côtés des victimes dans ce processus. Selon le représentant de  Cordaid  Justin Zaguika,  « les victimes ont le devoir de s’organiser pour un lobbying auprès du gouvernement et présenter leurs besoins à l’assemblée pour que la loi sur l’aide légale en faveur des victimes soit adoptée».

Nestor Gongba, membre permanent de la Ligue centrafricaine des Droits de l’Homme, regrette le fait que la CPS ne prend pas en compte la peine de mort prévue dans l’arsenal judiciaire de la RCA. « La Centrafrique a ratifié le statut de Rome, qui n’a pas prévu la peine de mort dans les textes pénaux. La CPS ne pourra pas non plus appliquer cette sanction sur les bourreaux », rappelle-t-il.

Il réitère que les auteurs de certains crimes qui ont été amnistiés seront entendus au moment opportun. « Ce qui est intéressant, c’est que les présumés auteurs des violations de Droits de L’homme, des crimes contre l’humanité et crimes de guerre et génocide répondront de leurs actes devant la CPS », ajoute-t-il.

Une loi sur l’aide légale en faveur des victimes est envisagée et fera l’objet de discussion à l’Assemblée nationale ce jeudi 23 février.

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PRESENCE SIGNALEE DU LEADER DE L’UPC ALI DARASSA A 58 KM DE BAMBARI

La présence du leader de l’UPC, le général Ali Darassa Mahamat, est signalée à  Maloum, une commune d’élevage à une soixantaine de Km de Bambari.  L’information a été confirmée au RJDH par différentes sources contactées dans la région, à l’Est du pays.

La présence de Ali Darassa, général de division du mouvement armé Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), est signalée au village Maloum proche de Bambari, un jour après son exfiltration de la ville le mardi 22 février à 22h 35 minutes. Cette commune d’élevage à majorité peuhle  est désormais la base arrière du patron de l’UPC en cavale. Des sources indépendantes contactées par RJDH ont confirmé avoir vu le convoi du général Ali Darassa proche de la commune d’élevage de Maloum. « Le convoi est arrivé le soir à l’entrée du village Maloum. Le chef de l’UPC a montré une note l’autorisant à rester dans cette commune afin de prévenir l’attaque de la coalition FPRC », a témoigné l’une de ces sources.

Cette même information est confirmée par le sous-chef d’Etat-major du FPRC Azor Khalit. « Hier soir, certains de nos éléments qui sont entre Bambari et Ippy ont vu le convoi de Ali Darassa en provenance de Maloum. Puisque c’est une commune d’élevage habitée beaucoup plus par les peulhs, il n’y a pas de doute à cela. Nous avons aussi reçu l’information selon laquelle, il a obtenu un ordre pour s’installer à Maloum», a-t-il précisé.

Ali Darassa aurait obtenu un ordre, mais difficile de savoir qui lui a remis cet Ordre de s’installer dans la région.

Des habitants de la ville de Bambari contactés au sujet de la présence signalée de Ali Darassa tout proche de Bambari, se sont inquiétés, et projettent de marcher demain vendredi 24 février pour demander son arrestation. « On ne s’attendait pas à ce que Ali Darassa parte tranquillement, puisqu’il n’est pas arrêté, il peut revenir à tout moment. Nous demandons seulement qu’il soit arrêté et jugé », a rapporté un leader à Bambari.

La Minusca qui contrôle la région ne s’est pas encore prononcée sur sa localisation et la destination de Ali Darassa.

A Bambari, les activités tentent de reprendre et des éléments de l’UPC seraient encore nombreux dans la ville.

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LA TENDANCE DU NOMBRE TOTAL DES DEPLACES AU 7 FEVRIER 2017

La République Centrafricaine compte au 07 février 2017, 127.933 déplacés. L’effectif des déplacés varie de 10 à 13.241 comme sur le site de Kaga-Bandoro qui vient avant celui de Ngakobo avec 12.745 déplacés.

La situation humanitaire reste fragile dans le pays depuis trois ans où des personnes ont élu domicile dans les sites, fuyant les hostilités. Cette fragilité est liée à la situation sécuritaire dans certaines parties du pays et demeure préoccupante après que le gouvernement ait initié une allocation de sortie de site à travers le pays.

Parallèlement aux données humanitaires sur les déplacés dans les sites, ceux-ci ont aussi comptabilisé l’effectif des personnes déplacées dans les familles d’accueil. Ils sont au nombre de 274.307 soit plus nombreuses que ceux qui sont sur les sites.

Le tableau de bord des sites par préfecture se présente de la manière suivante: les préfectures de Mambéré Kadéi et de Bamingui-Bangoran disposent d’un site chacune, Ouham-Pende,  Kemo 2 sites, Haute-Kotto et Lobaye 5 sites chacune, Ombella-M’Poko  7 sites, Nana-Gribizi 10 sites, Haut-Mbomou 10 sites, Ouaka 12 sites, Bangui 14 sites et Ouham 20 sites.

Il y à zéro déplacé dans le Mbomou, la Vakaga, la Nana-Mambéré, la Basse-Kotto et dans la Sangha-Mbaéré.

Il ressort que le nombre de personnes déplacées en RCA en janvier a connu une baisse de 2,3%. Cette baisse s’explique principalement par la fermeture du site de M’poko et quelques autres sites de Bangui, menée par le Gouvernement Centrafricain.

Malgré la baisse d’une manière générale, le pays continue d’enregistrer de nouveaux déplacés.

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VERS LE DEPOT DES ARMES DES ELEMENTS DU FDPC APRES LEUR RENCONTRE AVEC TOUADERA

Les éléments du FDPC d’Abdoulaye Miskine, qui vit en exil au Congo, ont annoncé leur intention de  déposer les armes dans les jours à venir. L’annonce a été faite au RJDH par Laurent Ngon Baba, député de Baboua 1, lors d’une mission de restitution parlementaire à l’Ouest du pays, 10 jours après la rencontre de Faustin Archange Touadera avec les émissaires d’Abdoulaye Miskine. Dépôt des armes conditionné par la signature d’un accord de paix avec son leader selon l’état-major du FDPC.

Le FDPC sévit dans la Nana-Mambéré depuis 2001 et est à l’origine de rap de plusieurs personnes dont un prêtre polonais en 2015. L’idée de déposer les armes par les éléments du FDPC d’Abdoulaye Miskine, intervient plus de 08 mois après que Faustin Archange Touadera a annoncé sa volonté de faire un DDRR négocié avec les groupes armés d’une part, et d’autre part la rencontre du 08 février où les émissaires du FDPC ont abordé avec Touadera la question du retour de leur leader, Abdoulaye Miskine de son exil au Congo.

Le député de Baboua 1, Laurent Ngon Baba n’a pas donné plus de détails, mais confirme la volonté de ce groupe armé à déposer les armes. « Une mission des émissaires d’Abdoulaye Miskine a séjourné à Bangui. Le chef de l’Etat les a reçus et ils ont dit qu’ils n’ont aucune raison de continuer puisque l’ancien régime de Bozizé qu’ils combattaient n’est plus en place. Une mission va se rendre au Congo pour discuter avec le leader du FDPC pour que, ceux qui sont à Zoukombo, puissent déposer les armes», a-t-il annoncé.

Les éléments du FDPC conditionnent le dépôt des armes par le retour de leur leader. « Notre décision en est qu’il faut qu’un accord de paix soit accordé à notre patron et surtout le FDPC, c’est un grand mouvement après quoi le processus DDRR va entreprendre ses travaux. Mais dire qu’on a rencontré le président et qu’on est prêt à déposer les armes sans garantie, non », a-t-il ajouté.

L’idée de déposer les armes par les éléments du FDPC intervient 07 mois après la libération des otages dont un pasteur, un maire et le sous-préfet, le 23 Juillet 2016.

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 F. A NGUENDET LANCE L’IDEE D’UNE PETITION POUR EXIGER L’ARRESTATION DE ALI DARAS APRES SON RETRAIT DE BAMBARI

Le président du RPR, Ferdinand Alexandre Nguendet a annoncé l’idée d’une pétition en faveur de l’arrestation de Ali Daras pour crime économique et crime de sang, trois jours après son retrait de Bambari. Une initiative des forces vives de la nation annoncée ce 24 février à Bangui.

Ali Daras leader de l’UPC s’est retiré de Bambari où il a élu domicile à Maloum, une commune d’élevage à 58 km de Bambari sur axe Ippy à l’Est du pays, aussitôt après l’ultimatum de la Minusca qui l’a sommé de quitter la ville. Selon les organisateurs, la pétition lancée escompte 500 000 signatures à travers le pays, visant à pousser le gouvernement à arrêter et à juger Ali Daras.

La délocalisation de Ali Daras ne vide pas le contentieux selon Alexandre Ferdinand Nguendet. « Le problème n’est pas la délocalisation, nous, nous exigeons l’arrestation d’Ali Daras. Nous avons évoqué la question du mandat d’arrêt au président de la République et au jour d’aujourd’hui, il n’existe pas un mandat d’arrêt  à l’encontre d’Ali Daras. Notre groupe parlementaire et d’autres députés vont envoyer des questions écrites au gouvernement pour demander des explications », a-t-il annoncé.

La pétition est la première action politique envisagée à charge contre Ali Daras par la classe politique depuis son retrait de Bambari au centre est du pays.

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DES LEADERS DES ANTI-BALAKA ET FPRC QUITTENT BAMBARI A LA DEMANDE DE LA MINUSCA

Les leaders des Anti-Balaka de Bambari ont quitté hier jeudi 23 Février 2017 à 19 heures la ville. Ceci après la décision de la Minusca qui les a demandés de se retirer de la ville. L’information a été confirmée au RJDH par certains éléments des Anti-Balaka encore présents dans la ville.

Il s’agit du général Gaétan Bouadé des Anti-Balaka, Commandant de zone, son secrétaire général, Marcelin  Orogbo et le général FPRC Ndodéba Arababa. Ils ont quitté la ville de Bambari  deux jours après l’ultimatum de la Minusca. La ville de Bambari est en proie à un conflit entre les groupes de l’UPC contre la coalition FPRC et Anti-Balaka. Ce départ fait aussi suite à celui du leader de l’UPC Ali Daras qui s’est installé à Maloum non loin de Bambari.

Le général des Anti-Balaka Gaétan Bouadé a dans une note adressée à la Minusca, qualifié son retrait comme un signe de paix et de cohésion sociale. Il a souhaité que le leader de l’UPC soit arrêté afin de soulager la population. « C’est au nom de la paix et de la cohésion sociale que nous acceptons d’obéir à la Minusca et de libérer la ville de Bambari. Notre seul souci est que Ali Darassa soit arrêté car il constitue un danger pour la population de la Ouaka », peut-on lire dans ce document.

Contacté sur la question du retrait des leaders des Anti-Balaka, Boniface Dadoudji, conseiller des Anti-Balaka de la Ouaka, n’a pas donné plus de précisions sur la destination de ses leaders mais s’est contenté d’insister sur les exigences de leur mouvement. « Gaétan est fils du pays qui s’est révolutionné contre des mercenaires qui massacraient la population. Aujourd’hui, il a accepté de quitter la ville de Bambari au nom de la paix mais nous ne savons pas où il se trouve maintenant. Actuellement, la Minusca doit veiller régulièrement sur la population de la Ouaka, c’est notre seul souci », a-t-il exigé.

Le départ des leaders Anti-Balaka et FPRC de Bambari voulu et obtenu par la Minusca intervient quelques jours après la marche de la population pour exiger le départ et l’arrestation de Ali Daras alors sous pression de la coalition FPRC et la Minusca.

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UNE ATTAQUE DES BANDES ARMEES FAIT UN MORT ET PLUSIEURS BLESSES AU NORD DU PAYS

Un véhicule de commerce a été attaqué par un groupe d’hommes armés faisant un mort et plusieurs blessés au village Yagarandji, situé à 15 km de Kaga-Bandoro au nord du pays ce 23 février. L’information a été confirmée au RJDH par des sources hospitalières.

La préfecture de la Nana-Gribizi au Nord du pays est en proie à l’insécurité du fait de la présence des groupes armés, Séléka du MPC de Alkatim et les Anti-Balaka. L’attaque est perpétrée sur ce véhicule dans un contexte où la Minusca sécurise tous les convois sur ce corridor et intervient 04 mois après les attaques contre la population civile dans la localité.

Selon les témoins, le conducteur du véhicule a succombé des coups des assaillants. « Le véhicule est tombé dans l’embuscade des hommes armés. Voulant échapper au piège, le chauffeur a eu une balle et en est mort sur le champ. Le véhicule est tombé faisant des blessés », a indiqué un témoin sous couvert de l’anonymat avant d’ajouter que les blessés sont transférés à Bangui pour des soins.

Ces groupes armés de la localité de Yagarandji ont attaqué le 12 janvier dernier un véhicule de commerce faisant deux blessés et plusieurs personnes tabassées.

 

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