DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES du 26 Jan 2017

10H47min

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

LA VILLE DE DAMARA ACCUEILLE A NOUVEAU DES PEUHLS

De nombreux peuhls ont regagné ces derniers temps, la ville de Damara. L’information RJDH est confirmée par Geneviève Gbadin, sous-préfète de Damara qui inscrit ce retour dans le cadre du processus de la Cohésion Sociale.

Il s’agit des peulhs qui ont fui les violences de 2013. C’est par groupe qu’ils ont regagné la ville. De sources jointes dans la localité, parlent de retour massif. Selon la sous préfète Geneviève Gbadin, la population accueille ces retournés avec esprit de pardon, « c’est vrai que ce n’était pas facile au début vu ce que le pays vient de traverser. Mais les gens ont pris conscience de se pardonner et laisser les autres vaquer librement à leur occupation. C’est vraiment un exemple à suivre », témoigne-t-elle.

La sous préfète a indiqué que les retournés ont pu reprendre leurs activités commerciales, « ils ont beaucoup perdu pendant la crise mais puisqu’ils ne peuvent pas croiser les bras certains ont déjà commencé à paitre leurs bœufs et vendre aussi le lait et la viande de bœufs », ajoute-elle.

Damara a été la dernière ville traversée par la rébellion Séléka avant de prendre le pouvoir à Bangui en mars 2013. Elle a été quelques mois plus tard, l’un des fiefs du mouvement armé Antibalaka.

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DES ELECTIONS PARTIELLES EN VUE APRES LA MORT DU DEPUTE DE DAMARA

Le décès, samedi dernier du député de Damara Etienne Selekon ouvre la voie à l’organisation des élections partielles dans cette localité. L’information est confiée au RJDH par une source au sein de l’Autorité Nationale des Elections.

L’Autorité Nationale des Elections est tenue d’organiser des partielles à Damara après le décès de l’honorable Etienne Selekon. Une source au sein de cet organe de gestion des élections en Centrafrique parle d’une exigence de la loi, « le code électoral nous oblige dans ce cas précis d’organiser des partielles afin de doter la circonscription d’un nouveau député puisque celui qui est décédé était suppléant et est passé titulaire » explique cette source.

Le député Etienne Selekon, député suppléant est passé titulaire après la démission de Faustin Archange Touadéra, élu président de la République, fonction qu’il ne peut cumuler avec le celle de député titulaire à l’Assemblée Nationale, conformément au code électoral qui prévoit le remplacement du titulaire se trouvant dans une situation d’empêchement temporaire ou définitif, « le député titulaire dont le poste devient vacant pour cause d’empêchement définitif, est remplacé par son suppléant devenu titulaire », stipule l’article 149 alinéa 2 du code électoral.

La mort du député de Damara qui était au départ suppléant, ouvre la voie à l’organisation des partielles dans la localité, selon les dispositions de l’article 149 alinéa 3 « lorsque le Député titulaire et son suppléant sont placés tous deux dans un cas d’empêchement, soit temporaire de plus de six (6) mois, soit définitif, il est procédé à des élections partielles pour pourvoir au siège vacant  de député de la nation » peut-on lire dans le code électoral.

Le président de la République, sur proposition de l’Autorité Nationale des Elections aura dans un délai de 45 jours à prendre un décret pour convoquer à nouveau le corps électoral de Damara en vue de ces partielles. Les opérations ne seront amorcées qu’après les funérailles du défunt, funérailles qui auront lieu entre le 02 et le 03 février prochain, selon des sources proches de la famille.

Etienne Selekon était suppléant de Faustin Archange Touadéra élu député de la circonscription de Damara dès le 1er tour avec plus de 80% des voix. Le titulaire a démissionné en faveur de son élection comme président de la République pour laisser le siège à son suppléant, aujourd’hui mort.  

Etienne Selekon est le deuxième député décédé depuis le début de la 6ème législature. Le premier était Mme Ndoyo du 8ème arrondissement de Bangui, décédé en mai 2016.

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L’ACTIVITE SCOLAIRE PARALYSEE PAR L’ABSENCE DES ENSEIGNANTS A BOUCA

 

L’activité scolaire reste paralysée dans la ville de Bouca depuis le congé de noël et de nouvel an. Certains enseignants n’ont pas repris services et un enseignant s’occupe de plusieurs classes. Situation déplorée par le président de la délégation spéciale de la ville de Bouca qui s’inquiète du refus des enseignants à reprendre service.

L’absence des enseignants est constatée à mi-parcours d’exécution du calendrier scolaire pour l’année académique 2016-2017. Elle intervient pendant la saison sèche où les enfants sont mobilisés pour la chasse, cause de la déperdition scolaire.

L’absence des enseignants n’est pas justifiée selon Antoine Kossi, président de la délégation spéciale de Bouca « la déperdition scolaire se fait sentir, les enfants sont beaucoup plus préoccupés par la chasse, la pêche et des services ménagers » a-t-il déploré.

L’emploi des enfants pour les travaux champêtres et ménagers en période scolaire est décrié par Guy Manga, instituteur en instance d’intégration dans la ville de Bouca. «Le droit à l’éducation des enfants est bafoué dans plusieurs régions du pays et particulièrement à Bouca. Nous avons constaté que des enfants de 8 à 15 ans, partent à la chasse avec des filets, accompagnés d’un groupe de canins » a-t-il dit.

Le droit à l’éducation est un droit fondamental auquel la RCA a souscrit.

 

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