DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES du 10.03.2017

Vendredi 10.03.2017 : 10H14

 

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

DES FEMMES DE BOUAR APPELLENT A L’AIDE POUR COMBATTRE LE CANCER DE SEIN

Des femmes de Bouar à l’ouest du pays appellent le gouvernement et les organismes internationaux à l’aide pour doter les centres hospitaliers de la localité de manographe en vue de combattre le cancer de sein. Appel lancé lors de la réflexion des femmes autour de la journée du 08 mars.  Une initiative de l’association Reflet Cœur d’Afrique.

Le cancer de sein constitue une cause de mortalité des femmes à travers le pays. Le combat contre cette maladie reste un défi majeur faute du nombre de spécialistes et d’appareils  manographes. Plusieurs personnes touchées par cette maladie se font soigner à l’extérieur du pays. La maladie est considérée comme la maladie des riches dans ce pays qui se relève après la crise. C’est dans ce contexte que l’association Reflet Cœur d’Afrique a mobilisé les femmes de Bouar pour réfléchir autour des problèmes dans le cadre de la journée internationale de la femme.

A défaut des statistiques pouvant quantifier le nombre de femmes affectées et qui attendent des soins à Bouar, Scillia Dokossi Carpentier, reste convaincue du mal que cette maladie représente pour la société et pour la localité de Bouar. « La sensibilisation va nous permettre de dire que cette maladie existe, mais nous n’avons pas les moyens de faire le dépistage et la manographie. A cette occasion, nous demandons au gouvernement et aux organismes des appareils pour pouvoir dépister », a-t-elle indiqué.

Selon les données de 2005, en Centrafrique, au moins 105 cas de cancer de sein sont diagnostiqués chaque année. Le pays n’a qu’une spécialiste en la matière et la plupart de cas sont transférés au Cameroun.

Reflet Cœur d’Afrique est une association centrafricaine née en 2014 à Loire en France. Elle appuie les femmes de la Nana-Mambéré dans la lutte contre les violences basées sur le genre.

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DES FEMMES REFUGIEES EN CENTRAFRIQUE PLAIDENT EN FAVEUR D’UN APPUI DE LEURS ACTIVITES COMMERCIALES

Les femmes réfugiées en Centrafrique ont exprimé leur difficulté dans l’exercice de leurs activités génératrices de revenu. Plaidoyer fait lors de la foire de la journée internationale des droits de la femme en la Cathédrale Immaculée Conception de Bangui. Une initiative de l’ONG ASA.

Au moins 12.897 réfugiés et demandeurs d’Asile vivent en République Centrafricaine malgré la crise. Leur situation est d’autant plus compliquée avec la crise politico-militaire de 2013. C’est dans ce contexte que l’ONG Afrique Secours et Assistance (ASA) apporte son appui dans le cadre de projet « réfugiés urbain » à travers la formation sur les activités génératrices de revenu depuis 2014. Ce plaidoyer est exprimé alors que les femmes de Centrafrique célèbrent la journée autour de l’autonomisation de la femme pour le relèvement économique.

Les femmes réfugiées veulent avoir une place pour s’installer et exercer leurs activités. Elisabeth Nayo est réfugiée Sud-soudanaise. « Nous sommes contentes de fêter et d’exposer nos produits comme les centrafricaines. Avec l’appui d’ASA, nous faisons  de petits commerces mais d’une manière individuelle. Donc, nous demandons au gouvernement de nous trouver des places pour nous permettre de nous installer confortablement », a-t-elle souhaité avant de déplorer la non satisfaction à son appel de regrouper les femmes réfugiées en renforçant leur capital en vue de participer à la relance économique du pays.

Elles sont une trentaine appuyées par ASA dans diverses activités génératrices de revenu et ces femmes réfugiées sont d’origine tchadienne, soudanaise et congolaise de la RDC

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LA MINUSCA FINANCE LA RECONSTRUCTION DE LA MAISON CARCERALE DE BOSSANGOA

La Minusca a engagé plus de vingt millions de Fcfa pour la reconstruction de la prison de Bossangoa, au nord de la RCA. L’annonce a été faite par le numéro 2 de la mission onusienne, Diane Corner en visite ce 8 mars dans la région.

L’appui à la justice occupe une place importante dans le mandat de la Minusca. Plusieurs prisons dont celle de  Bangui ont été réhabilitées ces dernières années sur fonds de la Minusca.  C’est ainsi que Diane Corner a procédé à la pose de la première pierre de la maison carcérale lors de sa visite à Bossangoa.

La mission onusienne va, selon Diane Corner, déboursé 28.646.789 Fcfa pour reconstruire la maison d’arrêt afin de relancer la machine judiciaire dans la ville.

La maison carcérale de Bossangoa a été pillée en 2013 lors de la prise de cette ville par la Séléka. Elle a encore été saccagée quelques mois plus tard lors de l’assaut des Anti-Balaka. La réhabilitation de cette maison d’arrêt est considérée par les autorités locales comme un coup de pouce qui va redynamiser la justice et contraindre les fauteurs de troubles à cesser leurs activités, selon le président de la délégation spéciale de la ville de Bossangoa.

Difficile de connaitre la durée et l’entreprise chargées d’assurer les travaux de réhabilitation de cette prison. Diane Corner, numéro 2 de la Minusca, a lancé les travaux de cette réhabilitation lors de la visite qu’elle a effectuée à Bossangoa où elle a célébré la journée internationale des droits de la femme.

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« L’EGALITE DES GENRES EN CENTRAFRIQUE EST ENCORE LOIN D’ETRE SATISFAISANTE », SELON LES NATIONS-UNIES

« l’égalité des genres en Centrafrique est loin d’être satisfaisante », telle est la conclusion du rapport du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), sur le développement humain présenté par Charles Nich, représentant résidant de l’institution onusienne, ce 07 mars à Bangui.

Le rapport du PNUD sur les genres en République Centrafricaine intervient quelques mois après le vote de la loi instituant la parité entre hommes et femmes dans le pays. Laquelle loi consacre une marge de 35% pour les femmes dans les nominations. Ce rapport est publié alors que l’agenda des Nations-Unies pour 2030 en ce qui concerne l’Objectif 5 du Développement Durable (ODD) prévoit l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes dans tous les domaines.

Le document présente les facteurs politiques, économiques et sociaux qui influencent l’égalité et les genres en ces termes : « En dépit de 11 % que la RCA a affiché pour un taux d’amélioration de développement humain le plus rapide au monde entre 1990 et 2014, la représentation des femmes en Centrafrique dans les instances de prise de décision politique, économique, sociale et culturelle reste encore très faible et le pays est placé l’avant dernier en terme de ce développement au monde avant le Niger ».

Si la montée en puissance des femmes comme chef d’entreprise est encore faible à travers le pays, on peut noter une avancée dans le micro-finance où les femmes domestiquent leur compte.  « Sur 26 000 clients de Sofia Crédit, les femmes représentent 30% », a indiqué Mme Isabelle Dessandet, directrice générale de Sofia Crédit.

En Centrafrique, 04 femmes siègent au gouvernement et 11 à l’Assemblée nationale.

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LA COMMUNAUTE HUMANITAIRE DEPLORE LA BAISSE DE 36% DE SON FINANCEMENT

La Communauté humanitaire a déploré la baisse de financement des actions humanitaires qui passe de 73% à 37% entre 2014 et 2016. Propos avancé lors d’une conférence de presse ce 07 mars à Bangui.

La Communauté humanitaire déplore une baisse significative de 36% de son financement alors que le pays connait encore de soucis sécuritaires dans le Nord et l’Est faisant accroitre le nombre de déplacés. Cette annonce est faite dans un contexte où certains sites des déplacés sont fermés progressivement à Bangui après l’opération Noël à la Maison initiée par le Gouvernement. Les besoins humanitaires sont estimés à 400 millions de dollars pour financer le plan de réponse humanitaire.

Le coordonnateur humanitaire par intérim, docteur Michel Yao, a relevé que « l’insécurité à Bangui et à l’intérieur du pays a occasionné environ 26.000 déplacés à Bambari seulement. Le bilan pour tout le pays, nous avons enregistré environ 100.000 déplacés, suite aux affrontements des groupes armés mettant dans des conditions difficiles des femmes et des enfants ».

Il a en outre indiqué qu’une partie des fonds escomptés a été décaissée et appelle à une mobilisation de fonds. «  Nous n’avons reçu que 7% des 400 millions de dollars prévus, à la fin du premier trimestre 2017. C’est une préoccupation et nous lançons un appel à tous les acteurs, parce que l’humanitaire constitue un socle du relèvement économique du pays », a-t-il appelé.

La communauté humanitaire projette organiser une session d’information des partenaires financiers, des représentants des Etats membres des Nations Unies, ce 15 mars à Yaoundé pour discuter de la situation humanitaire en Centrafrique.

*** RJDH ***

 

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