DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

Jeudi 02 Mars 2017 : 10H22

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

 LA SITUATION SOCIALE ET ECONOMIQUE DES MENAGES EST ENCORE PRECAIRE, SELON UNE ENQUETE

 

La situation économique et sociale des ménages est encore précaire. C’est la conclusion d’une enquête menée dans le milieu urbain et rural par l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASES) et rendue publique ce 22 février à Bangui par Alfred Sabendo,  directeur des statistiques au ministère du Plan.

Dans le but d’impacter l’action du gouvernement et avoir une maitrise des données sur les ménages après la crise, l’ICASES a mené une enquête orientée sur les conditions socioéconomiques des ménages. La publication de son rapport intervient alors que les bailleurs ont annoncé 1.130 milliards de CFA pour financer le plan de relèvement du gouvernement après la crise.

Alfred Sabendo explique les grands axes du rapport,  «nous avons collecté les points de vue de certains  ménages  qui sont choisis au sort dans 10 ménages, dont  5 en milieu urbain et 5 en milieu rural au-delà de 20 à 40 kilomètres du centre urbain, et les résultats ont montré que nous avons du pain sur la planche. L’état des infrastructures  est  à une étape de dégradation très avancée ».

Pour lui, les infrastructures socioéconomiques de base en particulier les écoles, les marchés,  les formations sanitaires, les institutions de micro finance, « ont été pillées,  il y a très peu  de ménages qui ont accès à l’électricité et à l’internet, et la dégradation des routes dans les communes empêche la libre circulation des produits agricoles vers la capitale ».

L’ICASES projette lancer une nouvelle enquête le mois de mai prochain.

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Le gouvernement et la FAO Recherchent la cause des infections de poissons en vue d’une riposte

 

Connaitre les causes du syndrome ulcératif épizootique des poissons et organiser la riposte, c’est l’objectif de l’investigation au cours d’une rencontre interministérielle avec l’appui de la FAO, ce 27 février à Bangui.

Le poisson fait partie des recettes quotidiennes des centrafricains. Les blessures constatées sur les poissons constituent une préoccupation pour les consommateurs. Le premier constaté a été enregistré en 2015 dans le sud de la RCA. Plus de deux ans après, il n’existe pas encore de riposte et c’est dans ce contexte que les ministères concernés veulent apporter une réponse.

Etienne Ngounio-Gagbia, chargé de programme à la FAO, présente les objectifs de l’initiative, « renforcer les connaissances du comité sur la pathologie, savoir le syndrome ulcératif épizootique des poissons, les méthodes de collecte d’échantillons de poissons infectés ; les tests d’application du système de monitoring et les conditionnements d’envoi à l’étranger pour analyse des échantillons, font partie intégrante du programme ».

Il a en outre présenté que l’enjeu est «  d’établir des documents pouvant aboutir à l’élaboration d’un projet sous régional  sur les investigations et riposte contre les syndromes des infections des poissons en Afrique Centrale, car le phénomène est un manque à gagner pour les pisciculteurs et les pécheurs ».

Neuf préfectures y compris Bangui sont touchées par la pathologie de poissons blessés. La dernière en date remonte au 3 février dans la Kémo au centre du pays.

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03 DEPUTES DE LA PREFECTURE DE MANBERE-KADEÏ FACE AU DEFI DE LA RESTITUTION

Les députés des circonscriptions de Mambéré Kadéï ont restitué à leurs électeurs les travaux parlementaires, ce 25 février dans la salle de délibération de la commune de Berberati. Une initiative des élus sur appui financier de l’Institut Républicain International (IRI).

La restitution parlementaire fait partie des obligations des élus de la nation. A quelques jours de la session ordinaire, plusieurs élus députés des circonscriptions de Bamingui-Bangoran au nord, de l’Ouham au centre nord et de la Mambéré Kadéï à l’Ouest se sont soumis à l’exercice de rendre compte, un mois après un atelier organisé à l’endroit des élus par IRI.

Selon le constat du RJDH, cette rencontre a permis un échange houleux entre les électeurs et les élus. Une occasion pour Nicolas Taendas, directeur pays de IRI de présenter son organisation qui touche le domaine de la citoyenneté et de la démocratie.

C’est la première restitution groupée des députés  élus de la Mambéré-Kadéï depuis leur prise de fonction au sein de la 6e législature, le 3 mai 2016.

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Des faux papiers dEcouverts dans les dossiers des candidats au concours de la police et de la gendarmerie

Plusieurs faux documents sont descellés dans le traitement du dossier des candidats au concours de la police et de la gendarmerie, organisé par le gouvernement et la Minusca et lancé du 1er au 28 février. Un constat fait et confirmé au RJDH par un membre du comité de sélection du dossier dans le 8e arrondissement, ce 27 Février à Bangui.

Plusieurs communes ont été touchées par la crise et le redéploiement de l’autorité de l’Etat est progressif et lent à travers le pays. C’est dans ce contexte que les organisateurs de ce concours au sein de la police et de la gendarmerie ont constaté la montée des papiers illégaux versés au dossier exigé pour être candidat.

Thibaut Nzio, secrétaire général du conseil local du 8ème arrondissement  a noté aussi l’existence des faux documents utilisés par les candidats. « Nous avons constaté plusieurs dossiers composés des faux documents, des faux diplômes, des actes de naissance qui ne correspondent pas à l’âge du candidat ou de la candidate », a-t-il déploré.

A la mairie du 4ème arrondissement de Bangui, les gens sont conscients du problème et accusent les faussaires. « Les dossiers sont ramassés aussitôt à la fin de l’heure par la Minusca. Nous n’avons aucune autorisation de vérifier l’originalité des documents avec un effectif pléthorique de candidats, certainement, il peut y avoir des faussetés dans la constitution des documents, parce qu’il y a des personnes qui délivrent des faux papiers administratifs dans les quartiers », a affirmé un proche du maire.

Des sources proches des organisateurs, plusieurs dossiers seraient rejetés à cause de ces faux documents. Cela risquerait aussi de conduire à la prolongation du dépôt qui sera clôturé ce 28 février.

250 policiers et 250 gendarmes seront recrutés sur l’ensemble du pays pour une formation de 7 mois. C’est un premier recrutement en vue après la crise et pendant le régime de Touadera qui totalisera d’ici le 30 mars 2017, un an au pouvoir.

La contrefaction des documents administratifs est un délit prévu et puni par la loi et la personne reconnue coupable court la peine de 3 ans maximum.

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PLAINTE DES VEUVES FACE AU COMMERCE DES SUPPORTS DE COURS DANS LES ETABLISSEMENTS PUBLICS

 

Des femmes veuves ont décrié le commerce des supports de cours dans les établissements publics qui ne favorisent pas l’épanouissement des orphelins. Plaintes exprimées lors d’une rencontre d’élaboration du plan d’action de lutte contre les violences basées sur le genre à Bangui.

Plusieurs professeurs mettent en vente leur support de cours, un commerce qui échappe à l’administration éducative et porte préjudice aux élèves et étudiants démunis. Cette plainte intervient au moment où les enseignants vacataires sont en grève pour exiger de l’Etat leur intégration dans la fonction publique.

Certains élèves rencontrés par le RJDH se disent fragilisés par cette pratique. « Ces pratiques se font surtout au premier cycle. Tous les professeurs ne sont pas concernés, seulement les vacataires qui le font au niveau du premier cycle. Nous, les élèves, dénonçons souvent ces pratiques mais c’est aux directeurs des études de sanctionner ces enseignants et de mettre fin à ces mauvaises pratiques qui poussent les élèves au vol ou bien à l’abandon», a expliqué Claver élève au lycée des martyrs.

Un autre soutient que dans les classes d’examens, les enseignants en profitent pour intimider les candidats. « C’est trop comme intimidation. Ils nous disent si on ne paie pas, on sera coincé aux examens. Ils ne dispensent pas normalement les cours mais viennent juste vendre les supports », a témoigné Nina, un élève en classe de Terminale au lycée Miskine.

Ces veuves appellent le gouvernement à l’action. « Nous appelons le gouvernement à l’action pour palier au problème afin de permettre aux élèves dépourvus d’avancer au même titre que les autres.  Nous appelons aussi les professeurs à bien faire leur travail et à se conformer à leur déontologie et éthique », a lâché une participante à cette rencontre.

Le secrétaire général de l’Association Nationale des Etudiants Centrafricains (ANECA), Gil-Christ Deloi Molenguela,  projette une action. « Ceux qui sont au fondamental 1et 2 seront appelés à être étudiants demain. Donc, nous allons mettre un mécanisme en place pour pouvoir parler de cela et aussi rencontrer le ministre  pour lui en parler en face. Il est d’une extrême importance que nous puissions nous lever pour combattre ces genres de violences qui se répercutent énormément sur les parents surtout les veuves », a-t-il promis.

Un enseignant rejette en bloc ces accusations et note que, « ce sont des élèves irréguliers et fainéants qui poussent parfois certains enseignants à mettre à leur disposition les supports des cours pour photocopier ».

Le président Faustin Archange Touadéra a envisagé en juin 2016 augmenter de 24% le budget de l’éducation nationale.

 

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