DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

Mardi 13.12.2016 : 11H09

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LE BAMBOU DE CHINE TRES BRISE PAR LA POPULATION DE BIRAO

Le bambou de Chine est vital pour la ville de Birao. Il est utilisé pour la clôture des maisons d’habitation, dans l’alimentation,… cet arbre est aussi sources des récurrentes incursions soudanaises qui le déciment.

A l’instar d’autres communautés qui utilisent le Bambou dans leur quotidien comme matière première pour construire leurs maisons et produit alimentaire, Birao ne fait pas exception. Dans cette partie de la Centrafrique, le Bambou compense le bois et il est aussi sujet de braconnage de la part des voisins soudanais car, son utilisation dépasse le simple cadre de sa transformation en meubles.

A Birao, un petit tour dans la ville et vous saurez les bienfaits faits du Bambou de Chine dans cette partie de la RCA cernée par le Tchad et le Soudan. Au coin de certaines rues, l’on aperçoit des ateliers sous lesquels, le Bambou de Chine est utilisé  dans la fabrication de meubles. Ce que nous confirme Idriss, ce menuisier qui déclare que « nous fabriquons des lits, des escarbots ou des chaises avec cet arbre».

Outre les tiges de Bambou utilisées dans la menuiserie, ses racines constituent un aliment très apprécié par certains habitants. Selon Oumar Fotor, « c’est le bambou de Chine qui  nous a sauvé la vie durant cette période crise, on prépare ses racines pour les manger. Il a le même gout que le mil ».

Du coupeur de Bambou aux fabricants de chaises, de fauteuils, …. Toute la chaine tire les bienfaits de cette graminacée. La coupe de Bambou et sa vente sont une activité lucrative a encore témoigné Oumar Fotor qui souligne que « nous les vendons par bottes, on gagne jusqu’à 50.000 frs ». Ce chef a aussi précisé que « c’est une grâce divine, car le Bambou de Chine pousse à l’état sauvage ».

Vu son utilité, le Bambou qui est la plus grande graminacée est menacé de disparition pour son abattage et braconnage.

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LE GABON PROMET DE FAIRE LA LUMIERE SUR LES ACCUSATIONS D’ABUS SEXUEL IMPLIQUANT SES SOLDATS DE LA MINUSCA

41 casques bleus, dont 16 gabonais et 25 burundais de la Minusca sont soupçonnés d’abus sexuel sur mineure en 2014-2015 lorsqu’ils étaient à Dekoa, rap-*porte une enquête interne de la mission onusienne en Centrafrique. Face à cette charge qui implique ses soldats, le Ministre gabonais de la Défense a promis de faire la lumière sur cette affaire « sulfureuse ».

Dans une Centrafrique en guerre, la communauté internationale avait déployé en 2014 12.000 casques bleus pour protéger la population civile et créer les conditions de retour à la paix dans ce pays. Depuis son  déploiement en RCA, cette force ne cesse d’être éclaboussée par des accusations d’abus sexuel sur mineure. Après Sangaris (France), le contingent de la RDC, c’est au tour de celui du Gabon et du Burundi d’être mis en cause dans une affaire de pédophilie.

Devant cette accusation dont ses soldats sont cités, le Ministre gabonais de la Défense et Secrétaire Général à la Présidence, Etienne Massard Kabinda Makaga a publié jeudi 08 décembre un communiqué de presse pour clarifier la position de son gouvernement et a promis de  faire la lumière sur cette affaire.

« Le Ministre de la Défense nationale  assure que le peuple frère centrafricain et nos partenaires internationaux que des enquêtes adéquates sont menées pour faire la lumière sur cette affaire, et les personnes impliquées seront sanctionnés de façon appropriée », lit-on dans ce communiqué. Il a appelé « au respect de la présomption d’innocence ».

Etienne Massard KabindaMakaga a par ailleurs souligné que ce rapport incriminant des soldats de son contingent en Centrafrique « soit mis à la disposition des autorités gabonaises exclusivement pour usage officiel » et a regretté que le rapport onusien « fasse l’objet d’une exploitation médiatique qui confine à la malveillance ».

Le contingent militaire gabonais totalise déjà 19 ans en Centrafrique. Depuis son déploiement en RCA, la Minusca ne cesse d’être éclaboussée par des accusations d’abus sexuel sur mineure.

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CELEBRATION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DES DETENUS A BOUAR

Les 127 détenus de la maison carcérale de Bouar ont célébré hier la Journée Internationale des Détenus décrétée depuis 1955 par l’Organisation des Nations Unies. Le thème de cette année est « détention et cohésion sociale ».

A Bouar, cette célébration a été marquée par des activités culturelles et des allocutions. Le point fort de cette journée était le lancement d’un projet de réinsertion sociale des détenus parle coordonnateur  de l’ONG  WAFLG, Mr Igor Ikaya. Il a offert des kits  scolaires. Ce projet de resocialisation prend en compte la formation en agronomie, des activités génératrices de revenus et en causerie éducative.

Le régisseur de cette maison d’arrêt  Ambroise Bissaolo a aussi déploré les difficultés auxquelles est confronté son service  sur l’alimentation des détenus conformément au standard  international.

Quant au Procureur près le Tribunal de Grande Instance de Bouar, Tiburce Bilongo il a souligné que « la prison est un lieu de réflexion et de changement de comportement ». Il a ajouté que les prisonniers restent des hommes à part entière avant d’exhorter  les autorités du pays à améliorer les conditions de détention des prisonniers de la maison d’arrêt de Bouar.

Cette journée a été organisée par la Section Pénitentiaire de la Minusca à Bouar. De toute la RCA, seule la ville de Bouar a organisé cette journée réservée aux détenus.

***  RJDH ***

 

 

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