DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

Vendredi 25 Novembre 2016 : 13H38

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

DES PROFESSIONNELS DE MEDIAS OUTILLES SUR LE JOURNALISME HUMANITAIRE

Une dizaine de journalistes est formé  depuis lundi 21 Novembre au siège d’Internews sur le Journalisme Humanitaire. L’objet est de favoriser un meilleur traitement des informations humanitaires et liées aux épidémies. C’est une initiative de l’ONG internationale Internews sur financement du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

La République Centrafricaine traverse une crise sécuritaire et beaucoup de journalistes traitent des informations politiques et sécuritaires au détriment des informations liées à l’épidémie. L’ONG internationale Internews et PNUD, entendent former les journalistes sur les connaissances et les techniques de traitement de l’information liées à l’épidémie telle que le choléra déclaré dans le pays depuis le 10 août 2016.

Jérémie Soupou, directeur par intérim d’Internews présente les objectifs de cette formation en ces termes : « L’objectif recherché est que les journalistes comprennent davantage la mission des humanitaires et, nous pensons qu’à partir de la compréhension de la mission des humanitaires, ils vont aider la population à comprendre aussi pourquoi les organisations humanitaires sont là. Et aussi, que ces journalistes améliorent leur traitement de l’information liée à l’épidémie du choléra en Centrafrique », a-t-il présenté.

L’ONG Internews stimule les journalistes à s’intéresser davantage à l’action humanitaire. « Vous allez comprendre comme moi que depuis que le choléra est déclaré, ce sont des ONG qui font des spots pour diffuser dans les stations radios. Mais les journalistes ne produisent pas assez sur cette épidémie. Donc, notre attente après cette formation, est que les journalistes s’intéressent davantage aux questions liées au choléra », précise le directeur par intérim d’Internews.

Durant les trois premiers jours, les participants ont été entretenus sur la connaissance générale de l’humanitaire, le principe humanitaire, l’action humanitaire, les techniques du journalisme humanitaire. Le droit international humanitaire leur a été également développé.

Les descentes et collectes d’informations sur le terrain ainsi que les productions audio vont meubler la suite de cette formation. Cette formation des journalistes s’effectue trois mois après que le gouvernement ait déclaré l’épidémie de choléra le 10 Aout 2016.

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02 FEMMES ACCUSEES DE SORCELLERIE ECHAPPENT A LA JUSTICE POPULAIRE A BAORO

Deux femmes jumelles ont échappé à la justice populaire le dimanche dernier dans la ville de Baoro. Pour cause, elles ont été accusées d’avoir envouté la femme d’un secouriste malade depuis quelques semaines à l’hôpital de Baoro.

Les faits présumés de sorcellerie sont à l’origine de plusieurs cas de violence et de justice populaire à travers le pays. Les activistes des droits humains s’y emploient pour éradiquer la justice populaire à travers les campagnes de sensibilisation et séminaire atelier dans le pays.

Tout était parti après que la femme du secouriste nommé Jonas est admise à l’hôpital de Baoro pour des soins. Sans aucun résultat positif, Jonas s’est fait consulter un marabout sur l’axe Baoro-Bozoum. Selon le voyant, la femme de Jonas souffrait d’un envoutement des femmes jumelles qu’il connaissait bien.

Une fois de retour, Jonas a saisi la gendarmerie sur la question, mais les autorités judicaires l’ont recommandé de faire d’abord tous les examens médicaux. Le dimanche soir, les membres de la famille de Jonas se sont joints à lui et ont attaqué les femmes jumelles. Celles-ci ont eu la vie sauve grâce à l’intervention de la gendarmerie contactée à temps.

Pour le sous-préfet de Baoro, Paul Chaba Bagaza, cette accusation sans aucune preuve ne restera pas impunie. « Nul n’est au-dessus de la loi puisque Jonas et sa famille ont voulu mettre fin à la vie des innocents, ils vont devoir répondre de leurs actes », a-t-il indiqué.

La justice populaire est prévue et punie par le code pénal centrafricain. Ce cas de justice populaire intervient trois(3) mois après qu’une femme accusée de sorcellerie a échappé à celle-ci au village Gbalémbé, situé à 50 Km sur l’axe Bossemptélé, grâce à l’intervention des autorités de Bossemptélé.

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UNE FEMME DE 28 ANS TUEE PAR UN ELEMENT DE L’EX-SELEKA A BAKOUMA

Une femme de 28 ans a été retrouvée morte le week-end dernier à Bakouma. Elle a été tuée par un élément de l’ex-Séléka basé dans la localité. La défunte serait sa campagne. Cette situation a paralysé les activités scolaires et commerciales dans cette région.

Selon les informations de sources concordantes, une dispute entre deux hommes armés serait à l’origine  de l’assassinat. Et l’un des amis de la disparue a jugé de la tuer car c’est à cause de la fille qu’il se retrouve à Bakouma. L’assassinat de cette fille intervient deux mois après la session criminelle de la Cour d’Appel de Bangui.

Cette situation, y compris l’affrontement entre les éléments du FPRC et l’UPC à Bria, ont créé un climat de psychose au sein de la population de Bakouma. Les activités scolaires, administratives et commerciales sont paralysées jusqu’à ce jour. Un habitant de la ville de Bakouma a souligné la création de deux barrières par des hommes armés peulhs qui sévissent dans la localité. L’une à 15Km sur l’axe Bakouma et l’autre à 3 Km sur l’axe Bria.

La population de la ville de Nzacko non loin de Bakouma interpelle le gouvernement de trouver une solution pour leur sécurité car aucune présence des forces des Nations-Unies n’est signalée dans cette localité.

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TOUADERA ET SA SUITE ACCUEILLIS EN « MESSIE » DE RETOUR DE BRUXELLES

Le Président Faustin Archange Touadera et sa délégation ont été accueillis ce mardi 22 novembre en grande pompe, depuis l’aéroport Bangui M’Poko jusqu’à son domicile à la banlieue du quartier Boy-rabe. La population a qualifié de succès la table ronde des bailleurs de fonds en faveur de la Centrafrique.

La mobilisation d’hier témoigne l’attente d’une population lassée par les conséquences économiques de la crise. Elle fonde son espoir sur les promesses de Bruxelles et l’accompagnement de la communauté internationale. L’annonce des fonds faite à Bruxelles  d’aider la République Centrafricaine est un ouf de soulagement dans un contexte de tension de trésorerie et de la révision en baisse de la croissance du pays par le Fonds Monétaire International (FMI).

Le retour de la délégation centrafricaine de Bruxelles a été mouvementé depuis l’aéroport jusqu’au quartier Boy-rabe où réside le président Faustin Archange Touadera. Des groupes de danses traditionnels, des conducteurs des taxis motos, des militants des partis alliés au président, des jeunes, des commerçants et autorités, ont envahi l’aéroport et les grandes artères de la ville. La circulation a été perturbée pendant plusieurs heures en attendant le passage du cortège présidentiel.

Le président centrafricain, pris d’enthousiasme est obligé de descendre de sa voiture pour marcher de l’ex-UCATEX jusqu’à sa résidence de Boy-Rabe.

Des Banguissois sont partagés entre l’enthousiasme et la réserve. Interrogés, certains sont optimistes et parlent d’un succès de la table ronde. « La table ronde est un succès. Elle témoigne l’offensive diplomatique des autorités mais aussi l’engouement des partenaires à sortir le pays de la situation de crise qu’il traverse depuis trois ans », a dit Jonathan, un jeune du quartier Miskine.

D’autres sont un peu nuancés « Nous attendons des bailleurs la concrétisation des promesses faites à Bruxelles en vue de financer le DDRR et la RSS, sans quoi il est difficile de parler de l’économie et du développement », a indiqué Bertrand, un étudiant qui observe la liesse.

Le chef de l’Etat centrafricain, entre la joie et l’attente de sa population a fait des précisions à sa descente d’avion en ces termes : « je ne suis pas rentré avec de l’argent liquide mais des promesses » a-t-il déclaré.

A la table ronde des bailleurs à Bruxelles, au moins 1.130 milliards  de FCFA ont été promis en faveur du programme de Relèvement et de la Consolidation de la Paix en Centrafrique, un programme qui couvre une période de trois ans.

Cette table ronde est la troisième du genre après le Document Stratégique pour la Réduction de la Pauvreté (DSRP 1 et 2).

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LES CADRES DE LA JEUNESSE PIONNIERE NATIONALE INITIES A L’ENTREPRENEURIAT

Plus d’une trentaine des cadres de la Jeunesse Pionnière Nationale (JPN), venus de l’intérieur du pays sont formés à Bangui sur la politique de l’entrepreneuriat. Ils ont pour mission d’encadrer des jeunes à s’auto-prendre en charge. Une initiative de la Jeunesse Pionnière Nationale en partenariat avec UNICEF et UNFPA.

Le chômage et le sous-emploi dans le milieu jeune sont considérés comme la cause d’engagement des jeunes dans les conflits armés et la consommation des stupéfiants. Apprendre aux jeunes à se prendre en charge, est selon les cadres de la JPN, une réponse structurelle à leurs problèmes en vue de faire de ceux-ci, des solutions à la crise et non le problème.

L’un des objectifs visés par cet atelier est la réduction de la vulnérabilité selon Dieudonné Moyako, directeur des études et de planification au Haut-Commissariat à la JPN  et participant audit atelier. « Le problème des jeunes c’est le chômage et le manque de qualification. Ce qui fait que les jeunes sont versés dans les actions illégales. Notre jeunesse est caractérisée par le manque d’initiative. Donc, j’espère avoir des connaissances qui me permettront d’inciter les jeunes à créer des entreprises pour s’auto-employer et même employer d’autres jeunes », a-t-il expliqué.

Selon Cyriaque Souké, Haut-Commissaire à la JPN, la vision de la formation se décline en ces termes : « Nous formons les formateurs des formateurs. Et les thèmes débattus porteront sur les notions d’initiative, de créativité, comment définir les atouts d’une société ? Quels sont les risques qu’il faut prendre en matière managériale ? Les cadres ont la responsabilité de divulguer cette notion d’entrepreneuriat aux jeunes que nous formons ».

L’UNFPA appuie le Conseil National de la Jeunesse et la Jeunesse pionnière Nationale dans la mise en œuvre d’un projet en faveur des jeunes dans les régions de Boda,  Yaloké,  Bouar, Kaga-Bandoro, Sibut, Dekoa, Bimbo et Bangui.

 

***  RJDH ***

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