DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES : 28.12.2016

Mercredi 28 Déc. 2016 : 10H13

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

CONNAITRE LA CARTOGRAPHIE HUMAINE, UNE SOLUTION EFFICACE A LA CRISE

La plateforme de la Société Civile de la RCA (SCRCA), a regroupé environ 100 leaders communautaires ce lundi 26 décembre à Bangui. Le but de cette rencontre est de présenter aux participants la cartographie de Centrafrique, afin  de mieux connaitre les causes réelles des crises cyclique pour une résolution efficace de celles-ci.

Pour résoudre la crise centrafricaine, de multiples diagnostiques sont faites et des solutions proposées. Ainsi, SCRCA se propose de faire connaitre à la population l’histoire Centrafricaine, la diversité culturelle, et  la cartographie de chaque région.

A travers cette rencontre avec les autorités locales et les jeunes des 8 arrondissements de la ville de Bangui, la coordonnatrice de la SCRCA, Chantale Solange Touabéna, a souligné que « la méconnaissance de l’histoire par la majorité de la population, les comportements vestimentaires, les attitudes de certains habitants des autres régions et le manque de mouvements interrégionaux, seraient à l’origine des plusieurs crises en Centrafrique »,a-t-elle rappelé.

Par ailleurs, la coordonnatrice a estimé que la solution la plus propice pour un retour définitif à une relationnelle intercommunautaire centrafricaine dépend de la connaissance de son prochain. « Nous pouvons écarter ce cycle de violences si les routes du nord au sud, de l’est à l’ouest soient réhabilitées et que le déplacement des centrafricains d’une région vers une autre s’effectue régulièrement. Il est aussi important que nous ayons une connaissance de la cartographie humaine », suggère-t-elle.

Corine Douvo, l’une des participants ignorait avant cette rencontre la cartographie humaine de la RCA. Après la présentation faite par SCRCA, elle s’est dite satisfaite car, « les partages ont permis de comprendre l’histoire de notre pays. Ce pluralisme de groupes et leur mode de vie, leur idéologie vient à point nommé éclaircir ma pensée négative », a-t-elle souligné avant de s’engager à sensibiliser pour la cohésion sociale.

La plateforme de la Société Civile de la RCA (SCRCA) fera cet échange  dans tous les arrondissements de Bangui et les provinces de la RCA. L’objectif est de promouvoir le dialogue sur la cartographie humaine à plusieurs associations et leaders communautaires.

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LA MAISON DE LA PRESSE ET DES JOURNALISTES FERMEE SUR ORDRE DE LA JUSTICE

La Maison de la Presse et des Journalistes (MPJ) est toujours sous scellée, après la décision de justice.

L’épisode Famille Patassé et Journalistes centrafricains continue toujours sur l’affaire de la Maison de la Presse et des Journalistes. La MPJ est en conflit avec la famille Patassé depuis quelques années sur le bâtiment public que l’ancien Président, Ange Félix Patassé avait acheté et qui a été après sa chute du pouvoir affecté aux journalistes suite à la décision de l’ancien président François Bozizé.

Selon nos informations, tôt dans la matinée de vendredi 23 décembre, la porte de la Maison de la Presse et des Journalistes a été scellée par l’huissier la famille Patassé. Arrivés sur le lieu de leur travail, les journalistes n’ont pas eu accès à leurs bureaux. Ils sont restés dehors avec quelques membres de la famille Patassé toute la première journée.

Sur cette démarche, Gossy Pierre Noel, porte-parole de la famille Patassé, a rapporté au RJDH que l’huissier a juste exécuté la  jurisprudence faite par la justice. « La famille sait très bien que la concession lui revient de droit c’est pourquoi, elle s’est déportée pour l’occuper. Ce n’est pas la famille qui a empêché les journalistes, mais la justice », a-t-il précisé.

Il a ajouté que les journalistes sont bien édifiés sur la décision de justice. Il a rappelé qu’en « en septembre passé, Sylvain Patassé avait animé une conférence de presse sur cette affaire, mais jusqu’à présent, nous n’avons pas trouvé satisfaction. Donc, nous sommes obligés d’exécuter la jurisprudence».

L’ancienne famille présidentielle a fermé la Maison de la Presse et des Journalistes après plusieurs mois de tentative de fermeture.

Le directeur de la MPJ n’a pas réagi sur cette affaire jusqu’à ce jour. Aux dernières nouvelles, le président de l’Union des Journalistes Centrafricains, Maka Gbosokoto, a convoqué une assemblée générale sur cette affaire.

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UN CHASSEUR ENLEVE PAR DES HOMMES ARMES A 15 KM DE BABOUA

Un chasseur habitant au village Djiba, localité située à 15 km de la ville de Baboua a été kidnappé par un groupe d’hommes armés. L’enlèvement a eu lieu le 22 Décembre 2016 au moment qu’il chassait.

Un autre chasseur a rapporté au RJDH qu’ils étaient deux à partir à la recherche des gibiers, « une fois dans la forêt, nous avons décidé de nous départager pour mieux chasser. Peu de temps après, j’ai entendu des bruits et me suis caché pour observer, automatiquement j’ai vu mon compagnon de chasse sans son arme de chasse, les mains liées au milieu d’eux et j’ai essayé d’ouvrir le feu sur eux mais ça n’a pas marché », a-t-il expliqué.

A l’annonce de la nouvelle de son enlèvement, les  jeunes du village se sont mobilisés pour rechercher le disparu.

Une enquête a été ouverte par la gendarmerie avec l’appui des autorités locales afin de tirer au clair cet enlèvement. Au moins deux groupes armés opèrent dans la région.

LES CHEFS D’ETATS DE LA CEMAC REJETTENT LA DEVALUATION DU FRANC CFA

Lors du sommet extraordinaire de la Communauté Economique et Monétaire des Etats de l’Afrique Centrale (CEMAC) le 23 décembre 2016 à Yaoundé, les Chefs de l’Etat ont relevé que le renforcement de la stabilité macroéconomique, ne nécessite pas un rajustement de la parité monétaire actuelle. Ils ont décidé d’adopter « des mesures pertinentes » destinées à inverser durablement les tendances négatives de l’économie de la sous-région.

Au cours de cette rencontre qui a regroupé les six Chefs d’Etats de la sous-région, notamment du Cameroun, de la RCA, du Tchad, de la Guinée Equatoriale, du Congo Brazzaville et du Gabon, les questions sur la baisse des cours du pétrole sur les économies, la gestion financière et monétaire de la CEMAC ont été au cœur de ce Sommet.

Il était question pour les chefs d’Etats de prendre des mesures afin de sortir la zone de cette conjoncture économique difficile qui planait depuis quelques temps en raison de la mauvaise santé économique de la sous-région où le (taux de croissance est de 1% en 2016). Au finish, les Chefs d’Etat de la CEMAC ont écarté l’idée d’une dévaluation du FCFA.

A cet effet, sur les 21 résolutions prises à l’issue du Sommet de Yaoundé, il a été décidé d’adopter « des mesures pertinentes destinées à inverser durablement les tendances négatives de l’économie de la sous-région » combinant ainsi « une politique budgétaire adéquate, une politique monétaire appropriée et une coopération internationale renforcée », peut-on lire dans le communiqué final de la rencontre des Chefs d’Etat.

Selon le communiqué, ces derniers ont décidé en matière de politique monétaire du gel des plafonds des avances statutaires de la BEAC au niveau fixé sur la base des recettes budgétaires de l’exercice 2014. La Banque centrale (BEAC) a été instruite de ramener le solde budgétaire à moins de 3% sur une période de 5 ans.

Dans ce même document, ces six pays d’Afrique centrale frappés par la chute du cours du pétrole, ont annoncé vendredi dernier à Yaoundé, l’ouverture des négociations avec le FMI pour tenter de relancer leurs économies, tout en prenant soin d’écarter toute dévaluation du franc CFA.

Cette rencontre a vu la participation de la Directrice Générale du Fonds Monétaire International, Christine Lagarde et du Ministre français de l’Economie et des Finances Michel Sapin puis des Ministres des Finances et de l’Economie de la CEMAC.

Le Franc CFA a été  déjà dévalué le 11 janvier 1994.

 

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Date de dernière mise à jour : Mer 28 déc 2016