DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES: 27.03.2017

lundi 27 mars 2017 : 10H12

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

03 PERSONNES ENLEVEES AUX VILLAGES BODIBA ET BAGARI A L’OUEST DU PAYS

 Deux personnes tuées et trois autres enlevées, c’est le bilan d’une attaque attribuée aux hommes armés non identifiés ce 20 et 21 mars dans les villages Bidiba et Bagari sur l’axe Nguia-Bouar à l’ouest du pays.

Ces attaques sont signalées dans un contexte de montée de violence liée à la transhumance. Ces groupes armés en quête des bœufs prennent en otage des gens et demandent en contrepartie de rançon. Ces attaques sont perpétrées alors que les élues du nord et du nord-ouest ont redouté l’insécurité en cette période de transhumance.

Selon les témoignages recueillies sur le terrain par le correspondant du RJDH basé dans la localité, ces hommes en armes étaient partis à la recherche de leurs bœufs volés qu’ils ont tués et kidnappés certaines personnes, « ils partaient de village en village à la recherche de leurs bœufs volés. Arrivés au village  Bagari le lundi, ils ont tué une personne et enlevé quatre(4) autres, le lendemain au village Bodiba, ils ont tué l’un des otages afin de prendre une destination inconnue », a indiqué un habitant de Bagari.

Certaines sources confirment le vol des bœufs par un groupe des gens de la localité «  nous savons bien que certaines personnes sont pleinement impliquées dans le vol des bœufs et ils mettent la vie des autres en danger et voilà les conséquences », a déploré cette source.

La psychose gagne les cœurs des habitants des villages Bodib, Ndogori, Bagari et Nguia-Bouar après le passage des hommes en armes et les habitants appellent à une solution durable.

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UN CONDUCTEUR DE MOTO-TAXI RETROUVE MORT A 03 KM DE NDELE AU NORD DU PAYS

 Un jeune conducteur de taxi-moto est retrouvé mort la semaine passée à 3km de Ndélé au nord du pays. Il serait poignardé par ses clients qui l’ont pris en course selon ses proches. L’information a été confirmée au RJDH par des sources locales.

L’acte odieux s’est produit dans un contexte où le redéploiement de l’autorité dans cette localité est encore fragile. Les conducteurs des taxi-motos sont exposés et la libre circulation des biens et des personnes est un défi dans cette localité contrôlée par les Séléka. L’acte intervient quelque mois après l’ultimatum d’Abdoulaye Issène aux groupes armés de lever les barrières.

Des sources proches de Adoum Youssouf la victime, ce dernier a trouvé la mort après 3km de route sur axe Bria et que ses clients seraient les commanditaires « les deux hommes ont loué la moto du défunt pour les amener à Bria, juste à 3km, ils ont poignardé le conducteur et emporté la moto », a expliqué au RJDH Abdelaziz un parent de la victime.

Les conducteurs des taxis moto ont observé un arrêt de travail pour protester contre la montée de violence à leur égard.

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PLUSIEURS AUDIENCES RENVOYEES SUITE A LA GREVE DES GREFFIERS A BANGUI

 Plusieurs audiences sont renvoyées à une date ultérieure suite à une grève observée à Bangui par les greffiers et Régisseurs des maisons d’arrêt des promotions 2009-2012 et 2012-2013 qui exigent du gouvernement leur intégration dans la fonction publique. Des affaires en instance de jugement sont paralysées, un constat du RJDH ce 23 mars,  un jour après ce mouvement de grève.

Ils sont au total 88 greffiers en fonction appuyés par les greffiers en instance d’intégration selon les sources officielles. Cette manifestation des greffiers en instance d’intégration intervient alors les gardiens de prison viennent d’être pris en compte par le gouvernement.

L’un des mécontents justifie cette grève, « nous avons arrêté le travail parce que c’est depuis quatre ans que nous attendons notre intégration au ministère de la Justice, Gardes des Sceaux et des Droits de l’Homme. Nos collèges de service pénitentiaire sont intégrés mais pourquoi pas nous les greffiers  » a lâché un manifestant sous l’anonymat.

Dans une déclaration des manifestants dont le RJDH a obtenu copie, deux autres points font partie de leurs revendications, avons pris les résolutions suivantes « (….) Exiger du Ministère de la Fonction publique notre prise en compte exceptionnelle et immédiate conformément au Statut particulier de l’ENAM avec des effets financiers inhérents ;  Exiger du Ministère des Finances le paiement de 16 mois des arriérés de nos indemnités de stage (Cf décret n°71/2017 du 07 juillet 1971 fixant le montant de l’indemnité accordée aux élèves de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature) », peut-on lire dans le document.

Le ministre de la justice n’a pas été joignable pour sa réponse à cette manifestation, mais un magistrat prêt la Cour d’appel de Bangui dit comprendre les raisons de cette manifestation liées à l’intégration des greffiers.

Les dossiers inscrits au rôle vont devoir attendre l’issue de cette grève. C’est la première manifestation des greffiers depuis 2017.

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LA PRESSE PRIVEE A ELU SES REPRESENTANTS AUX INSTITUTIONS REPUBLICAINES

 

Les médias privés ont choisi hier, 22 mars leurs quatre représentants dans les institutions de la République. Ils représenteront leurs paire au Haut Conseil de la Communication, à la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance et au Conseil Economique et Sociale.

Dans l’enceinte du Centre Jean XXIII, les journalistes de la presse privée s’étaient fixé rendez-vous pour élire leurs représentants dans les trois institutions de la République. Une exigence de la Constitution qui demande aux autorités de mettre en place les institutions républicaines avant la première année du nouveau Président élu.

Cyrus Emmanuel Sandy qui a recueilli 48 voix et son challenger Jules Yanganda qui a réuni 46 voix représenteront les médias privés au Haut Conseil de la Communication (HCC). 193 journalistes ont voté.

L’unique Candidat au Conseil Economique et Social, Elias Victor Douvoama a été élu par ses pairs par acclamation.

Chérubin Raphael Magba-Totama, un pionnier de la presse nationale, bénéficiant de ses 53 voix contre Marcelin Zoumadou qui a recueilli quant à lui 25 voix, est déclaré élu à la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance.

Selon les textes régissant le Haut Conseil de la Communication, la presse privée doit désigner deux représentants dont une femme. Une candidature féminine a été invalidée par la commission pour absence de diplôme (minimum licence exigé). La deuxième candidate, Tatiana Flore Yangueko n’a obtenu que 2 voix sur les 193 votants. Elle a été jugée non légitime pour représenter la presse privée au HCC.

Le scrutin a été supervisé par l’Union des Journalistes Centrafricains (UJCA) et a vu la participation des représentants de la presse écrite, des radios privées et communautaires et la presse en ligne.

Par ailleurs, des membres des organisations professionnelles des médias, du Haut Conseil de la Communication de Transition, de l’Observatoire des Médias Centrafricains ont participé à titre d’observateurs à cette élection.

Le statut de l’électeur et d’autres préoccupations ont retardé l’ouverture du vote qui s’est terminé tard à 19 heures. Cette assemblée générale élective a encore soulevé  la problématique du statut des journalistes professionnels. « Qui est journaliste » en Centrafrique ? Dans l’espoir que le futur bureau du HCC nous donnera satisfaction sur cette question.

 

*******RJDH********

 

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