DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES : 25.01.2017

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

LE SITE DES DEPLACES DE M’POKO SE VIDE UN MOIS APRES L’OPERATION NOËL A LA MAISON

Le gouvernement a annoncé le déguerpissement total du site des déplacés de M’poko pour la semaine prochaine. Ce retard, selon les responsables est justifié par le traitement des contentieux enregistrés parmi les 5000 déplacés restants sur le site.

Le médecin sans frontière (MSF) a démantelé son service du site des  déplacés de M’poko, un mois après le lancement de l’opération Noël à la Maison, lancée par le gouvernement. L’appel du gouvernement de libérer le site vise à favoriser les travaux de construction de l’aéroport Bangui M’poko. Certains déplacés n’ont pas encore eu gain de cause et attendent du gouvernement des réponses.

Ces travaux vont se poursuivre selon Maximien Mbaga, Directeur de Cabinet au Ministère des Affaires Sociales, « le démentiellement des huttes de fortune se poursuit jusqu’à la semaine prochaine », a-t-il indiqué.

Ferdinand Passikané, un des déplacés et membre d’une chapelle, présente les raisons de son retour « nous avons décidé de quitter parce que les adeptes quittent progressivement le site. Nous n’avons pas notre raison d’être encore ici, c’est pourquoi nous démantelons la tente sous laquelle nous prions » a-t-il précisé.

Les déplacés internes du site M’poko quittent alors que la communauté humanitaire lance le plan de réponse d’urgence en Centrafrique.

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LA SOUS-PREFETE DE MONGOUMBA S’INQUIETE DU SOUS-EFFECTIF DES FACA A LA FRONTIERE

Les autorités s’inquiètent de l’absence des forces de sécurité dans la ville. Inquiétude exprimée par la sous-préfète Isabelle Mapako après le retrait des éléments de la Minusca de la ville de Mongoumba. Elle appelle le gouvernement à renforcer l’effectif des forces de défense et de sécurité.

Située au Sud de la République Centrafricaine, la ville de Mongoumba constitue une zone frontalière entre la RCA et les deux Congo. L’absence des forces de défense et de sécurité est pour les autorités administratives une préoccupation majeure. L’appel des autorités administratives de Mongoumba devient pressant alors que l’EUTM a certifié une compagnie de BIT3 pour être opérationnelle. Isabelle Mapako, sous-préfète de Moungoumba est en négociation avec les autorités du pays pour renforcer la sécurité dans cette ville. « J’ignore les raisons du retrait des éléments de la Minusca qui étaient à Mongoumba, alors qu’ils prêtaient main forte aux FACA. Mais pour le moment, je suis en train de voir avec les autorités et l’état-major, afin qu’ils puissent augmenter leur nombre et les doter en matériels car Mongoumba est une ville frontalière » a-t-elle ajouté.

Outre cette inquiétude, Isabelle Mapako, a souligné que dans l’ensemble, les activités bougent à Mongoumba, « la ville de Mongoumba a repris son ambiance depuis le début de cette nouvelle année. Sur tout le plan, tout se passe bien. La nuit, les gens peuvent circuler jusqu’au-delà de 22 heures. La ministre du tourisme était passée dans la ville et a promis nous envoyer une antenne  parabolique pour permettre à la population et à la jeunesse de suivre en directe la Can 2017», a-t-elle souligné.

Mongoumba, ville riveraine, située à 161 kilomètres de Bangui et frontalière avec les deux Congo, dispose des ressources naturelles telles que  le bois.

DES LEADERS D’ONG NATIONALES APPELENT A SENSIBILISER DAVANTAGE SUR LE RESPECT DES DROITS DE L’HOMME

Le réseau des ONG de Promotion et de Défense des Droits de l’Homme en partenariat avec l’Institut Républicain International (IRI) a organisé du 21 au 22 Janvier la deuxième vague de formation des formateurs sur la notion de l’Education civique. Une manière selon Me Mathias Mourouba de vulgariser la question des droits de l’Homme sur l’ensemble du territoire national.

L’organisation de cette formation à l’endroit des leaders de défense et de promotion des droits de l’homme se présente dans un contexte de la montée des sentences extrajudiciaires à l’intérieur du pays. Ces leaders des organisations nationales des Droits de l’Homme venus de l’arrière-pays de la RCA ont pour rôle de sensibiliser les victimes sur les droits et les devoir du citoyen vis-à-vis de son pays, son gouvernement, et de ses représentants à l’Assemblée Nationale.

Me Mathias Mourouba, Président de l’Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme (OCDH) a mis en exergue qu’en dépit des activités de pacification dans certaines localités du pays, des efforts restent à faire.  « Dans certaines zones, des centrafricains vivent dans la nature et nous déplorons ces cas. Parce que quand nous avons des personnes massivement déplacées, il y a la question qui touche aux droits humains. Il  y a  beaucoup de victimes qui vivent dans ce pays, notre travail permet aux victimes de connaitre leurs droits et d’attirer l’attention de tous ceux qui continuent de commettre de crimes, que nous devons respecter les droits  de l’Homme » a-t-il ajouté.

Le but selon l’Institut Républicain  International (IRI), c’est de former les formateurs dans les 16 préfectures. Pour atteindre ces objectifs, 14 préfectures sont déjà couvertes par ces formations organisées en deux vagues le 6 Janvier et 22 janvier par le consortium.

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LA VILLE DE BOSSANGOA EN CHANTIER POUR ACCUEILLIR TOUADERA

Faustin Archange Touadera et son gouvernement sont attendus dans deux semaines à Bossangoa, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham. Les autorités administratives et locales se mobilisent à cet effet. L’information confirmée au RJDH par le secrétaire général de la préfecture,  Ferdinand Moussa Kongaté, ce 23 janvier au sortir de la 6e réunion y relative.

Le déplacement du chef de l’Etat et de son gouvernement dans la préfecture de l’Ouham  productrice de coton s’inscrit dans le cadre de relance des activités agricoles après la crise qui a affecté ce secteur. Cette visite est perçue comme une marque de reconnaissance à cette population qui a massivement voté pour le président Touadera lors du second tour des élections. Le secrétaire général de la préfecture de l’Ouham, Moussa Ferdinand Kongaté présente les avancées dans les préparatifs de la réception « pendant les réunions organisées par la préfète de l’Ouham, neuf commissions sont mises en place. Nous avons la commission sécurité, santé, hébergement, restauration,  finance, pavoisement, pour ne mentionner que ceux-ci », a-t-il énuméré avant d’ajouter que la SODECA et l’Enerca sont aussi à pied d’œuvre pour la  réussite cette visite.

La visite de Touadéra et sa suite à Bossangoa est prévue pour le début du mois de février, où le gouvernement projette relancer la campagne cotonnière en payant les arriérés des producteurs de coton.

Elle permettra aussi de lancer les activités de la reprise de la société cotonnière dans la ville. Plusieurs autres activités seront aussi menées durant ce séjour, qui fera de Bossangoa la brève capitale de la République.

Le 15 octobre 2016, le chef de l’Etat avait fait un déplacement à Mbaïki lors de la journée mondiale de l’alimentation pour encourager la relance des activités agricoles.

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L’APOTRE CHARLES KETAFIO TOUJOURS AUX ARRETS ET LE DELAI DE SA GARDE A VUE EXPIRE

L’autoproclamé, Apôtre Charles Ketafio de l’église Jehova Sabaoth  est toujours aux arrêts à la brigade criminelle de Bangui. L’homme de Dieu est soupçonné de complicité d’avortement sur une fille de 16 ans  adepte de son église. Arrêté le 17 janvier dans une affaire d’avortement, Charles Kétafio est toujours maintenu à la direction des services de police judiciaire (DSPJ) à Bangui. Selon les procédures judiciaires, le délai de garde à vue est déjà expiré. L’enquêteur qui s’en charge du dossier dit avoir accusé un peu de retard à cause des passations de service au niveau du tribunal de grande instance de Bangui, a indiqué une source policière. Charles Kétafio compte plaider non coupable dans cette affaire.

Interrogé, certains centrafricains souhaitent que la justice soit faite pour faire la lumière sur cette affaire. D’autres déplorent la lenteur dans le traitement des affaires au niveau de la justice. La fille victime d’avortement selon les sources sanitaires est toujours sous traitement à Bangui.

Charles Kétafio a été condamné en 2012 par le tribunal de grande instance de Bangui dans une affaire de faux et usage de faux et a bénéficié de la liberté suite au coup d’Etat de 24 mars 2013.

APRES UNE LONGUE CRISE, LE PARC DZANGA-SANGHA SE RELEVE

Perturbées par la crise politique depuis 2013, les activités touristiques dans les Aires Protégées de Dzanga Sangha (APDS) reprennent peu à peu en République Centrafricaine. Confrontée à des difficultés d’ordre sécuritaire et infrastructurelle, cette reprise connait un nouvel élan que compte bien tirer partie tout le pays.                      ******RJDH******

 

 

LA DIRECTRICE GENERALE DU FMI, CHRISTINE LAGARDE, DESORMAIS A BANGUI

 

Christine Lagarde, la Directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI), dont le siège est à Washington, aux Etats-Unis d’Amérique, est arrivée ce mardi 24 janvier 2017 à Bangui. Le Boing 777 de la compagnie Air France dont elle se trouvait à bord, est atterri à l’aéroport Bangui – M’Poko aux environs de 15 heures 45 minutes.

Elles était accueillie à sa descente d’avion par le Premier ministre, chef du gouvernement, Mathieu – Simplice Sarandji, à la tête d’une forte délégation gouvernementale dont le ministre des Finances et du Budget Henri-Marie Dondra. Elle fut conduite automatiquement au salon d’honneur. De là, elle a fait une brève allocution dont laquelle elle s’est dit heureuse de fouler le sol centrafricain et de toucher du doigt les réalités. Elle a affirmé aussi qu’elle était prête à soutenir les efforts du gouvernement allant dans le sens de la cohésion sociale et de contribuer à la reconstruction de la RCA.

Notant en passant que son agenda pour cette journée du mardi 24 janvier prévoit une réunion avec les membres du FMI à l’hôtel Ledger Plaza de Bangui, un tête à tête avec le président de la République, chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra, au Palais de la Renaissance, suivi d’une conférence de presse et d’un dîner offert par la Présidence.

Son séjour de 48 heures à  Bangui se poursuivra demain mercredi 25 janvier avec un discours à l’Assemblée Nationale, une table-ronde à l’Université de Bangui… et s’achevera dans l’après-midi.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA 

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