DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES :22/12/2016

Jeudi 22/12/2016 : 10H10

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

 LE GOUVERNEMENT DEMANDE A LA POPULATION UNE INDULGENCE

Face à la recrudescence de la violence ces derniers temps dans l’arrière-pays, le gouvernement à travers son porte-parole a demandé l’indulgence des centrafricains sur la sécurité. Propos tenus ce matin du 20 décembre lors de la conférence conjointe avec la Minusca.

En Centrafrique, les violences persistent et leurs auteurs ne sont pas inquiétés. Une situation que la population déplore et ne cesse de condamner le gouvernement pour passivité. Ces violences sont perpétrées à Bambari, Bria, Koui, lors des affrontements entre les groupes armés.

La population, victime des exactions ne cesse d’interpeler les autorités centrafricaines pour qu’elles mettent un terme à l’impunité. Profitant de la tribune de la conférence conjointe mensuelle avec la Minusca, le porte-parole du gouvernement, le Ministre des Transports, de l’Aviation Civile et du Désenclavement, Théodore Jousso a demandé à ses compatriotes d’être indulgents et patients.

Il a souligné qu’il y a une planification conjointe qui se fait chaque semaine entre le Com-force de la Minusca et l’Etat-major des Forces Armées Centrafricaines pour prendre des mesures sécuritaires qui s’imposent. Selon lui, « ces réunions permettent de partager un certain nombre d’informations, afin d’envisager des opérations de sécurisation de certaines provinces qui font l’objet de menace sérieuse. Cela n’est peut-être pas visible, mais si vous aller dans l’arrière-pays, vous remarquerez qu’il y a un long début de retour à la stabilité ».

Il a rapporté que beaucoup de choses se font sur le plan opérationnel et politique. Pour rassurer les centrafricains, le porte-parole a indiqué qu’« au niveau sous-régional et régional, ce problème de sécurité est pris en charge par la CEEAC et l’Union Africaine » avant de demander  à ses compatriotes « un peu de patience ».

Il a insisté sur la main tendue du Président de la République aux groupes armés pour un dialogue inclusif afin de résoudre tous les problèmes qui s’opposent à la stabilisation politique du pays.

Cette réaction du gouvernement est faite quelques semaines après les combats fratricides entre la coalition FPRC-MPC et l’UPC dans la Ouaka.

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LES FORCES MAURITANIENNES DE LA MINUSCA ACCUSEES D’ASSASSINATS DE CIVILS A DJOUBISSI

Les habitants du village Djoubissi, localité située à 57Km de Bambari ont pointé du doigt les forces mauritaniennes de la Minusca d’être à l’origine de la mort de plusieurs civils dans la localité. Une accusation faite par un notable après les combats entre le  FPRC et l’UPC.

La rivalité militaire entre l’UPC et le FPRC dans la Ouaka et la Haute-Kotto fait des victimes civiles. Et les casques bleus mauritaniens sont accusés de « passivité » par la population.

Selon un notable, « le premier combat entre le FPRC et l’UPC s’est déroulé le 04 Décembre 2016 au village Djoubissi de 9 heures à 14 heures où le village était sous contrôle du FPRC ». Il a expliqué « qu’à 19 heures, un renfort de trois véhicules de l’UPC, composé des forces mauritaniennes de la Minusca, est arrivé et les combats ont repris de 05 heures du matin jusqu’à 12 heures et l’UPC a récupéré le village », a relaté cette source.

Il a dénoncé que lors de l’arrivée des renforts de l’UPC, ‘’assisté de soldats mauritaniens de la Minusca’’, « les casques bleus mauritaniens de la Minusca ont exécuté des civils qui fuyaient les hostilités, car ce sont eux qui ont prêté main forte aux combattants de l’UPC ».

Le commandant du contingent mauritanien de la Minusca basé à Bambari,  lors d’une rencontre avec la société civile de Bambari sur la question, a confirmé l’envoi des forces Mauritaniennes. Mais selon lui, « ses hommes ne sont pas arrivés à destination, ils étaient restés au niveau du bac du marigot Barigou et se sont repliés à Bambari», a-t-il confié.

Pour lui, ses hommes ne sont impliqués dans les meurtres de la population civile dans ce village.

Les combats entre le  FPRC et l’UPC sont devenus fréquents dans certaines provinces après le détonateur en novembre à Bria qui a causé plus de 80 morts et occasionné le déplacement de 10.000 personnes.

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DES TIRS SPORADIQUES FONT FUIR LA POPULATION DE NZAKO

Des tirs sporadiques sont entendus ce matin du mardi 20 décembre à Nzacko et ont fait fuir les habitants de la ville. Certaines femmes ont abandonné leurs enfants pour se mettre à l’abri du danger.

La présence d’hommes armés au milieu de la population continue de compromettre la quiétude dans plusieurs villes de l’intérieur du pays.

Des détonations d’armes de guerre ont été entendues ce jour dans la Sous-préfecture de Nzacko. Ces tirs ont paralysé les activités commerciales et administratives. L’identité des auteurs n’est pas encore connue.

Dès 06 heures, après les coups de feu, la panique s’est généralisée et « la majorité des habitants de la ville s’est réfugiée dans la brousse, d’autres au champ, pour se mettre à l’abri du danger. Une heure plus tard, des détonations d’armes lourdes ont été entendues », a témoigné une source locale.

Cet incident selon la même source, a fait fuir certains parents qui ont abandonné leurs parents à la merci du danger. Certains habitants ont pu rejoindre la base de la Minusca. Joint par le RJDH, la Minusca se réserve de  commenter l’événement.

Dans la journée du dimanche 18 décembre au village Kono à 15 kilomètres de la ville de Nzako, une quinzaine de personnes se sont évadées des mains des éléments de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony qui sévit dans le secteur.

Aussi, des éléments de l’ex-Séléka font de temps en temps des incursions dans la ville

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UNE PARTIE DES BATIMENTS DE L’ACATBA PARTIE EN FUMEE

Une partie des deux bâtiments qui abritent l’Association Centrafricaine pour la Traduction de la Bible et l’Alphabétisation (ACATBA) est partie en fumée dans la nuit de dimanche 18 décembre à Bangui. Les causes de cet incendie ne sont pas encore connues.

Deux maisons de l’ACATBA ont pris feu au même moment aux environs de 20 heures.

Les témoins ont rapporté que les bâtiments qui abritent l’ACATBA sont construits en bois et une partie des deux maisons est abimée. Ils ont indiqué que «c’est une expatriée voisine de l’ACATBA qui a vu la flamme à partir de sa fenêtre et a alerté les services d’urgence ».

Après le SOS aux services des Sapeurs-Pompiers, l’intervention pour sauvegarder les deux maisons a été rapide. « Les deux camions citernes de la Minusca sont arrivés 10  à 15 minutes après l’appel », a relaté une source. Elle a déploré que «  les actions de sauvetage des deux maisons du Centre Protestant sur la Bible qui ont pris feu, ont été difficiles. La même source a ajouté que, «  l’intervention pour sauvegarder les deux maisons ont été rapides. Les deux camions citernes de la Minusca n’ont pas tardé à venir, 10  à 15 minutes après l’appel ».

Après cet incendie, le voisinage de l’ACTBA est inquiet. Il craint que les fils électriques détériorés par les flammes ne compromettent la distribution du courant dans leurs maisons et provoquent de court-circuit.

Le directeur de cette structure s’est réservé de préciser les causes de l’incident au RJDH qui s’est rendu sur les lieux, afin de constater les faits.

 

*****  RJDH *****

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