DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

Jeudi 30.11.2017 : 10H04

 

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

LA VENTE DES ARMES DE GUERRE S’INTENSIFIE A NDELE DANS LE NORD DU PAYS

 

 

Le commerce des armes s’est intensifié ces derniers jours à Ndélé, une ville du nord de la République Centrafricaine. L’information est confirmée au RJDH par plusieurs sources indépendantes.

L’intensification du commerce d’armes à Ndélé est signalée quelques jours après la présence massive des rebelles soudanais appelés « Djadjawides ». Selon les informations du RJDH, ces rebelles soudanais auraient fui leur pays à cause des opérations de désarmement qui s’y déroulent depuis plusieurs semaines, « nous avons depuis quelques jours plusieurs groupes de ces hommes armés qui sont entrés dans la ville. Après cette entrée massive, nous assistons à la vente publique d’armes de guerre qu’ils ont amenées », confie une source locale qui a requis l’anonymat.

Les armes mises en vente à Ndélé, sont essentiellement des Kalachnikovs dont le prix varie entre 80.000 Fcfa et 100.000 Fcfa, « les armes circulent ici comme des bouts de pain. Il suffit d’aller vers eu pour avoir ce dont on a besoin », confie un notable qui dit craindre le pire. Ces armes sont vendues dans plusieurs points surtout sur des sites où habitent ces rebelles qui sont entrés dans la ville de Ndélé.

Plusieurs autorités locales contactées par le RJDH ont confirmé la présence de ces rebelles soudanais appelés Djadjawides, « vous savez que les frontières avec le Soudan sont faciles à traverser de notre côté. C’est ainsi qu’ils rentrent et sortent comme ils veulent. Quand ils viennent, les armes inondent les marchés de la ville parce que c’est pour eux un commerce », explique un proche du sultan.

Une autorité préfectorale contactée dit avoir été informée de la présence de ces hommes ainsi que la vente des armes, « mais il me faut faire les recoupements nécessaires et avoir des données », fait-elle savoir.

Une réunion entre les autorités locales et la Minusca de Ndélé aurait été programmée pour discuter de la question. Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca à Bangui, a dit n’avoir aucune information sur le sujet.

Le commerce d’armes de guerre est fréquent à Ndélé. Il atteint souvent des pics lorsque des sujets soudanais traversent en masse. En 2008, ce commerce a favorisé l’éclosion de plusieurs rébellions dans la zone. C’est la fusion de ces mouvements qui a créé la Séléka, mouvement armé qui a pu chasser l’ancien président François Bozizé en mars 2013 et le chaos qui s’en est suivi.

 

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LES EX-COMBATTANTS SELEKA DU CAMP-BEAL CONDITIONNENT LEUR DEGUERPISSEMENT

 

 

Les ex combattants de la Séléka basés au Camp Beal à Bangui  ont conditionné leur déguerpissement au versement intégrale de 100 000Fcfa chacun,  promis par le gouvernement. Une exigence exprimée après l’ultimatum du gouvernement à ces groupes armés de quitter les lieux avant le 1er décembre.

La sommation du gouvernement intervient dans un contexte de retour des FACA dans leur caserne d’avant la crise. L’ultimatum du gouvernement intervient un mois après le déguerpissement des ex-Séléka basés au Bataillon de Soutien et de Service (BSS) en contrepartie d’un forfait de 100 000Fcfa. Le refus d’obtempérer des ex-combattants Séléka arrive au moment où le projet pilote du DDRR est en phase d’exécution à Bangui et dans plusieurs localités de l’intérieur du pays.

Jospin Seker, commandant de la base du Camp Beal parle de non-respect de clause d’accord par le gouvernement. « Le gouvernement nous demande de prendre 100.000 mille francs chacun afin  de libérer les trois sites dont celui du BSS, Camp Beal, et RDOT. Les accords  qu’on a signés ne sont pas respectés par nos dirigeants. Nous n’avons pas besoin de grand-chose, juste que le gouvernement honore ses engagements en donnant les 100.000Fcfa prévus pour la délocalisation. Brutalement on nous demande de libérer les lieux alors que le gouvernement n’a pas encore versé l’argent. Comment allons-nous vider les lieux alors que les conditions ne sont pas réunies ? » S’est-il interrogé.

Prêt pour la mise en œuvre du DDRR, il propose au gouvernement une carte de prise en charge « le gouvernement nous demande de prendre les 100000 mille pour quitter les lieux  alors que parmi nous les gens possèdent des armes, les grenades et plein d’autres armes blanches. Ceci étant, pour que la sécurité revienne, nous devons disposer d’une carte de DDR, c’est la seule condition qu’on pose au gouvernement pour vider les lieux. Nous n’avons pas l’intention de boycotter la fête de la proclamation de la république comme le dit certains, nous sommes tous des centrafricains et nous voulons la paix», a-t-il précisé.

Partie prenante au processus DDRR, 40 personnes parmi ces ex-Séléka sont retenues dans la phase pilote déjà amorcée. Toute la question est celle de savoir l’impact de leur exigence sur la suite du processus.

 

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LA RADIO SONGO DE MBAÏKI MONTE EN PUISSANCE GRACE A L’APPUI D’INTERNEWS

 

 

La radio Söngo de Mbaïki a accusé réception d’un important don de matériels de radio et de production. L’objectif visé est celui de renforcer et développer la station y compris l’accompagnement des femmes du sud du pays dans leur autonomisation. Une action d’Internews dans le cadre de son projet « Connect » sur financement de l’USAID.

Il s’agit d’un émetteur de 1000 watt, une console de mixage à huit voies, un ordinateur HP, HP actifs de monitoring, disque dur externe de 4 TO. Le déplacement de Mbaïki est d’une importance capitale pour la communauté de Mbaïki désormais connectée et qui se voit libérer la parole. La radio Söngo est partenaire d’Internews et bénéficie de son soutien au même titre que le RJDH en ayant les équipements le 20 octobre dernier.

Pour Dieudonné Bogbéya directeur de programme de radio Söngo, ce don permet à la station  d’ouvrir une nouvelle page de sa vie, « la radio a beaucoup souffert dans sa marche vers son épanouissement par manque de matériel de montage et de mixage pour donner des informations fraiches à la population et réaliser des émissions et magasines. Nous remercions du fond de cœur Internews pour son geste envers nous et nous ferons en sorte que ces matériels soient utilisés avec beaucoup de précaution pour nous permettre d’aller plus loin dans le perfectionnement et l’amélioration de la qualité de nos productions », a-t-il dit.

Pascal Chiralwirwa directeur pays d’Internews parle de compatibilité avec le projet en cour d’exécution, « l’amélioration de la qualité de l’information, l’amélioration de l’accès à l’information et l’amélioration d’interaction du public et les autorités à travers les médias. Donc, la remise des équipements à la radio Söngo répond aux trois objectifs du projet. Et aussi pour permettre à la population de la préfecture de la Lobaye d’accéder à une bonne information. C’est des matériels neufs qui permettent  aussi d’élargir la zone de couverture de cette station », a-t-il expliqué.

Il poursuit en outre pour annoncer la vision de son organisation d’appuyer cette radio à répondre aux exigences des auditeurs du point de vue qualitatif en appuyant les ressources humaines « nous allons travailler pour renforcer les capacités de l’équipe et aider aussi le comité de gestion qui est dispersé à se rendre dynamique pour une bonne utilisation des matériels et aussi permettre à la population d’accéder aux informations aisément », a-t-il annoncé.

Lancée en 2003, la radio Söngo est l’un des médias catholique et elle couvre toute la préfecture de la Lobaye, localité du sud du pays.

 

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*** RJDH ***

 

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