DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES 21/12/2016

Mercredi 21/12/2016 : 10H59

 

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

UNE LOI EXIGE 35% DE FEMMES DANS LES INSTANCES DE PRISE DE DECISION

 

Une loi dite « de parité », promulguée le 24 novembre dernier par le chef de l’Etat Faustin Archange Touadera exige 35% de femmes dans les sphères de prise de décision en Centrafrique. Ce quota s’impose tant au secteur public que privé.

Il s’agit de la loi n° 16.004 « instituant la parité entre les hommes et les femmes en République Centrafricaine ». Selon l’article 7 de cette loi, les femmes doivent être représentées à des postes nominatifs et électifs au moins à hauteur de 35%, ce ci tant au niveau de l’Etat que du secteur privé « un quota minimum de 35% des femmes est requis sur la base de leurs compétences, dans les instances de prise de décision à caractère nominatif et électif (…) », précise l’article en question.

La loi sur la parité frappe de nullité toutes les décisions qui ne respecteront les dispositions de l’article 7. Ce système de quota, selon ladite loi s’impose à « l’Etat, aux partis paris politiques, collectivités territoriales, aux institutions parapubliques et privées et à la société civile sous peine de nullité » rappelle l’article 8 aliéna 2.

Le texte prévoit la création d’une structure dénommée observatoire national de parité homme/femme dont la mission est, selon ce texte « d’impulser le principe de parité auprès de structures de formation et toutes autres entités visées par l’article 1er alinéa 3 de la présente loi. (…). Il a pour mission le suivi-évaluation périodique de la mise en œuvre de la présente loi » note l’article 10.

La promulgation de cette loi est saluée par les organisations de défense des droits de la femme en  Centrafrique qui parlent de l’aboutissement d’une longue lutte « aujourd’hui les femmes peuvent souffler parce que cette loi leur donne une dignité. Elle constitue une base sur laquelle nous allons nous baser pour défendre nos intérêts. C’est le fruit d’une lutte acharnée dont le chemin était semé d’embuches » a confié une femme leader de la société civile.

De sources bien informées, la loi sur la parité a été soutenue dans l’ombre par plusieurs organismes internationaux. Le projet introduit à l’Assemblée Nationale par le gouvernement centrafricain, a été défendu en plénière par la ministre des Affaires Sociales.

La représentativité des femmes dans les instances de prises de décision en Centrafrique, selon les statistiques reste encore faible. Le premier gouvernement du président Touadera compte 4 femmes contre 19 hommes soit 0,92%. Au parlement, il ya 10 femmes députés pour 140 sièges soit 14%.

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LE GOUVERNEMENT PROJETTE DE DECENTRALISER SON SYSTEME DE CONTROLE DE DIAMANTS APRES LA CRISE

Pour combattre la fraude dans le circuit diamantaire et répondre aux exigences du processus de Kimberley, le gouvernement projette décentraliser les structures à travers SPPK pour contrôler l’exploitation du diamant centrafricain dans les zones conformes et non conformes. Une initiative de l’Etat financée par le Droit de Propriété et Développement du Diamant Artisanal (DPDDAII).

Pour lutter contre les maux qui minent l’exploitation du diamant, des cadres du Ministères des mines, de la société civile, du processus de Kimberley et ceux du DPDDAII étaient ce matin à l’Hôtel du Centre pour envisager des mesures.

Selon Lucien Emmanuel Pamou, directeur de Cabinet du ministère des Mines, les enjeux de cette initiative est de favoriser le retour du diamant centrafricain,  sur le marché mondial ceci « pour alléger la souffrance de nos concitoyens », a indiqué le directeur de Cabinet du ministère des Mines ».

Pour Prospère Yaka Maïdé, « la vision du système de certification du processus de Kimberley est de transformer la structure actuelle en une institution nationale ayant la capacité fonctionnelle et adéquate pour accomplir sa mission ». Il a souligné que « cette structure sera décentralisée dans toutes les zones de production de diamants avec les moyens techniques. Il sera aussi question d’un système de traçabilité organisé pouvant permettre au gouvernement, les industries minières et la société civile d’accéder au système de certification du processus de Kimberley », a-t-il expliqué.

L’idée de revoir les textes juridiques pour atteindre ces objectifs est envisagée ou moment où le Nord-est de la République Centrafricaine est sous sanction du processus de Kimberley de l’exploitation du diamant par des groupes armés. Sanction ayant affectée la commercialisation de cette pierre précieuse sur le marché mondial.

Le secteur est durement affecté par la crise. Il se relève progressivement dans certaines zones alors que d’autres restent sensibles par la présence des hommes en armes. Le gouvernement projette de mettre en place une base de données.

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L’ATHLETE DE 12 ANS LAETITIA SOMBO, 2E DU SEMI-MARATHON DE BANGUI

 

A seulement 12 ans, Laetitia Sombo a parcouru les 22Km de la 2e Edition du semi-marathon de Bangui. Elle a remporté la 2e place de la course. Elle est la révélation de ce semi-marathon qui a surpris plus d’une personne à l’arrivée  de cette compétition  au complexe sportif Barthélémy Boganda.

Des centrafricains ont couru dimanche dernier pour encourager le retour de la paix dans ce pays meurtri par des années de conflit.

Après le départ de la course au PK 12, sortie nord de Bangui, c’est sous l’ovation du public que Laetitia Sombo est arrivée au Complexe Sportif B. Boganda. Drainant derrière elle une foule et des commentaires qui foisonnaient comme pour annoncer la naissance d’une pépite qui pourra demain représenter vaillamment le semi-marathon et pourquoi du marathon Centrafricain.

Mince et élancée sur ses 1,60 m, Laetitia Sombo réside dans le 7e arrondissement de Bangui et est encore élève en classe de CM2 à l’école Bangui-Centre. Sur ses impressions à chaud, la révélation de cette course a déclaré que « je suis contente de prendre part à cette compétition ». Elle ne manque pas d’ambition en ajoutant que « je compte porter haut le drapeau de mon pays », a-t-elle dit au micro du RJDH après avoir traversé la ligne d’arrivée. Elle a ravi la 2e place derrière Victoire Elisabeth Mandaba qui a remporté plusieurs médailles dans des compétitions internationales.

De son côté, l’organisateur de ce semi-marathon, Crépin Ngoko-Nzengué a promis de suivre les 10 premiers de cette course. « La gamine nous a surpris, c’est un talent, nous allons mettre un staff technique en place qui va l’aider à progresser », s’est-il engagé.

Ce semi-marathon est dédié à la paix et à la cohésion sociale. Le comité d’organisation souhaite l’internationaliser l’année prochaine lors de sa 3e Edition. Plus d’une centaine de hommes et femmes y ont pris part.

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19 DECEMBRE 2016, JOUR DE TOUTES LES INQUIETUDES

 

A un jour de la fin de son mandat, le président sortant de la RDC, Joseph Kabila et l’opposition politique ne trouvent pas de compromis pour la transition. L’opposition veut s’expirer de la méthode burkinabé pour le déguerpir, mais le pouvoir compte déjouer ce plan en s’imposant par la force. 

A quelques heures de l’expiration du mandat de J. Kabila, opposition et majorité présidentielle n’ont toujours pas trouvé un consensus sur la transition en RDC. Pour le pouvoir, la Transition doit être assurée par l’actuel Chef d’Etat jusqu’en 2018, ce que rejette l’opposition.

Les efforts de l’église catholique pour concilier le point de vue de la majorité présidentielle et ses contradicteurs politiques n’ont toujours pas abouti. La Conférence épiscopale Nationale du Congo (CENCO) qui mène ces pourparlers ont reporté la reprise des travaux pour le mercredi 21 décembre 2016. Sur invitation du Pape François, les médiateurs catholiques sont actuellement au Vatican.

Cette absence de consensus entre les acteurs politiques après le non tenu d’élection présidentielle menace la stabilité de la RDC. Aujourd’hui 19 décembre, malgré que l’opposition n’a pas donné de mots d’ordre et l’interdiction de manifester faite par le pouvoir, il y a des mouvements de rue contre Kabila dans beaucoup de villes congolaises. Ils réclament le départ du Président sortant à « la méthode Burkinabé ». A l’Université de Kinshasa, étudiants et forces de l’ordre se regardent en chien de faïence. Mais la police et l’armée sont déployées pour contrer toutes protestations de rue.

Face à cette tension, Vital Kamerhe de la majorité présidentielle a encouragé les congolais au dialogue. « Nous devons rester sincèrement impliqués en toute responsabilité dans la recherche du consensus. Car la paix n’a pas de prix ! » Lit-on sur son compte twitter.

Et que dit la communauté internationale ?

Sur la RDC, la communauté internationale, précisément l’Union Européenne et les Etats-Unis d’Amérique exigent au Président Kabila de se limiter à ses deux mandats prévus par la Constitution. Les USA et la Belgique ont demandé à leurs ressortissants de quitter la RDC et le Pape à implorer les fidèles de prier pour ce pays. L’Union Africaine ne s’est pas encore prononcée sur la problématique Kabila.

A Bangui et les autres capitales de la Sous-région, la situation est suivie de près par les pouvoirs et la diaspora congolaise. Dans la capitale centrafricaine, les résidents congolais sont partagés entre le maintien ou non de Kabila, mais tous souhaitent la paix en RDC. Interviewé hier par www.francetvinfo.fr, Antoine Glaser journaliste et écrivain spécialiste de l’Afrique, a déclaré que l’instabilité en RDC aura des incidents dans les pays voisins. « Si vous regardez l’Afrique, Kinshasa et la RDC, c’est un peu la gâchette du pistolet de l’ensemble du continent africain. C’est un peu le cœur mou du continent et c’est vrai que si ça va très mal en RDC, tous les pays voisins risquent également d’avoir un certain nombre de problèmes », a-t-il relevé.

En septembre, environ 50 manifestants contre son troisième mandat ont été tués par la police. Les élections pour remplacer J. Kabila ont été retardées jusqu’en 2018 et il entretien un flou sur un énième mandat.

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L’ANJFAS PROJETTE DE DEPISTER PLUS DE 10.000 PERSONNES CONTRE LE VIH

 

Dans une interview accordée au RJDH, le Coordonnateur des Projets  à L’Association Nationale des Jeunes Femmes Actives pour la Solidarité (ANJFAS),  Cyriaque Ngombe projette  d’atteindre  11.OOO personnes de statut confondus pour leur dépistage volontaire.

Dans le cadre du projet d’intensification de la prévention et de mise en place d’un accompagnement psycho-social aux femmes enceintes, aux enfants et  Jeunes  exposés au VIH / SIDA dans la Lobaye et à Bangui, Cyriaque Ngombe, coordonnateur de ANJFAS a présenté les mobiles de cette initiative lors d’une interview accordée au RJDH.

Selon lui, cette intervention doit amener plus de dix mille personnes de statuts confondus au dépistage volontaire. « Nous voulons atteindre au moins  4000 femmes enceintes, 1000 partenaires de femmes enceintes, 300 enfants exposés et 7000  jeunes aux dépistages volontaires du VIH  à Bangui. Précisément dans les  2e, 4e  et 7e  arrondissements et aussi dans les communes de la Lobaye telles que: Bossongo,Pissa, Bonbolé, Ndolobo et Safa », a-t-il indiqué.

Il a ajouté que des dispositifs d’accompagnement psycho-social seront pris en compte dans ce programme. « Nous allons rechercher ce qu’on appelle les perdus de vue, l’organisation des visites à domicile aux patients affectés par le VIH et également l’organisation des réseaux sociaux dénommé « Séwa ti  Sôngo » qui vont permettre aux personnes qui partagent la même situation de vulnérabilité de s’entraider » a-t-il soutenu.

C’est depuis trois ans que l’ONG ANJFAS travaille dans le domaine de la Prévention de la Transmission Parent Enfant (PTPE) du VIH. Ce projet est financé par l’Unicef.

**********

 

 

 

 

EVASION DES OTAGES DE LA LRA PRES DE NZAKO

 

Les éléments de la LRA avaient kidnappés plusieurs personnes dont un religieux, le dimanche 18 décembre au village Kono à 15 kilomètres de la ville de Nzako. Ces  otages ont réussi à s’évader des mains de leurs ravisseurs.

La rébellion ougandaise de Joseph Kony continue ses incursions meurtrières dans le Sud-est centrafricain. Dimanche dernier, les combattants de la LRA ont razzié le village Kono et pris des otages pour servir de porteurs, d’esclaves sexuelles, …

Un jour après leur kidnapping, les 17 otages dont un religieux se sont évadés au moment où leurs ravisseurs pillaient un village, a indiqué une source sécuritaire. « Ces kidnappés ont pu s’échapper tout juste au moment où les ravisseurs s’en prenaient aux biens des habitants du village Kono à 15 kilomètres de la ville de Nzako », a rapporté cette source avant de faire le bilan de l’incursion de la LRA à Kono, « des boutiques ont été pillées, des portes des maisons ont été défoncées. Ils ont emporté de l’or et de l’argent, entre autres » a-t-elle ajouté.

Expliquant la tactique employée par les rebelles ougandais, la source a rapporté qu’avant de commettre leurs forfaits, les éléments de la LRA se sont déguisés en forces ougandaises afin de tromper la vigilance de la population.  « Ces éléments de la LRA ont demandé de l’or, du diamant à l’un des otages a signalé aux habitants que ce ne sont pas des forces ougandaises, plutôt la LRA », a  déclaré cette source.

Cette rébellion ougandaise est entrée sur le territoire centrafricain depuis 2008. L’un des lieutenants de la LRA Dominic Ongwen comparait actuellement à la CPI pour ses crimes commis en Ouganda. Les ONG centrafricaines des Droits de l’Homme montent au créneau pour qu’il soit aussi jugé pour ses exactions en RCA.

 

**************

LA PRESENCE D’HOMMES ARMES AU VILLAGE BESSON INQUIETE LA POPULATION

 

Des hommes armés assimilés aux éléments des 3R sont signalés dans le village Besson situé à 85 kilomètres de la ville de Baboua. Leur présence a plongé la population dans la psychose générale. Certains habitants qui craignent une éventuelle attaque ont quitté la localité pour se réfugier à Koundé et d’autres à Beloko.

Les groupes armés et autres bandits continuent d’écumer l’arrière-pays centrafricains.

De sources locales, depuis une semaine, une bande armée a fait irruption dans le village Besson. « Ces hommes sont venus à la demande d’un éleveur dans le village de Besson afin de protéger ses troupeaux de bœufs, souvent volés par des éléments du FDPC. Et comme la gendarmerie ne dispose d’aucun moyen de sécurité, nous sommes apeurés. Pour se protéger contre d’éventuelles atteintes aux Droits de l’Homme, des habitants du village se sont réfugiés à Koundé et à Beloko », a déclaré un notable qui a requis l’anonymat.

Les autorités communales de Godro mettent en garde tous les groupes rebelles opérant dans le secteur contre une éventuelle attaque. Elles appellent le gouvernement à un renforcement du dispositif sécuritaire pour contrer toutes formes de menace.

La semaine dernière, les Elus de la Nation de l’Ouham-Pende lors leur mission parlementaire dans cette préfecture ont exigé au mouvement politico-militaire de Sidiki de quitter le territoire centrafricain.

******************

LE CENTRE DE SANTE DE BABOUA ERIGE EN DISTRICT SANITAIRE

 

Le centre de santé de Baboua est érigé le jeudi 15 décembre 2016 en district sanitaire. Cette décision a été prise  à l’issue d’un séminaire organisé par les responsables sanitaires de la Nana-Mambéré et les experts de santé.

Pour palier aux difficultés d’accès aux soins, les autorités administratives et sanitaires de Baboua ont élevé le centre de santé de la ville en district.

Sur les motivations qui ont abouti à cette décision, le Préfet de la Nana-Mamberé, Frederic Ouagonda a précisé que l’idée est de répondre aux besoins de plus en plus accrus de la population de la localité. « Le but est d’élargir les activités sanitaires en mettant en place des équipes qualifiées pour la gestion de ce district. Car les habitants éprouvent des difficultés d’accès aux soins à cause de son éloignement à Bouar », s’est-il justifié.

Ce district de santé qui sera administré par un bureau de pilotage, est un projet d’appui au système de santé financé par la Banque Mondiale et exécuté par l’ONG internationale Cordaid.

 

*******  RJDH  ******

UNE LOI EXIGE 35% DE FEMMES DANS LES INSTANCES DE PRISE DE DECISION   Une loi dite « de parité », promulguée le 24 novembre dernier par le chef de l’Etat Faustin Archange Touadera exige 35% de femmes dans les sphères de prise de décision en Centrafrique. Ce quota s’impose tant au secteur public que privé. Il s’agit de la loi n° 16.004 « instituant la parité entre les hommes et les femmes en République Centrafricaine ». Selon l’article 7 de cette loi, les femmes doivent être représentées à des postes nominatifs et électifs au moins à hauteur de 35%, ce ci tant au niveau de l’Etat que du secteur privé « un quota minimum de 35% des femmes est requis sur la base de leurs compétences, dans les instances de prise de décision à caractère nominatif et électif (…) », précise l’article en question. La loi sur la parité frappe de nullité toutes les décisions qui ne respecteront les dispositions de l’article 7. Ce système de quota, selon ladite loi s’impose à « l’Etat, aux partis paris politiques, collectivités territoriales, aux institutions parapubliques et privées et à la société civile sous peine de nullité » rappelle l’article 8 aliéna 2. Le texte prévoit la création d’une structure dénommée observatoire national de parité homme/femme dont la mission est, selon ce texte « d’impulser le principe de parité auprès de structures de formation et toutes autres entités visées par l’article 1er alinéa 3 de la présente loi. (…). Il a pour mission le suivi-évaluation périodique de la mise en œuvre de la présente loi » note l’article 10. La promulgation de cette loi est saluée par les organisations de défense des droits de la femme en  Centrafrique qui parlent de l’aboutissement d’une longue lutte « aujourd’hui les femmes peuvent souffler parce que cette loi leur donne une dignité. Elle constitue une base sur laquelle nous allons nous baser pour défendre nos intérêts. C’est le fruit d’une lutte acharnée dont le chemin était semé d’embuches » a confié une femme leader de la société civile. De sources bien informées, la loi sur la parité a été soutenue dans l’ombre par plusieurs organismes internationaux. Le projet introduit à l’Assemblée Nationale par le gouvernement centrafricain, a été défendu en plénière par la ministre des Affaires Sociales. La représentativité des femmes dans les instances de prises de décision en Centrafrique, selon les statistiques reste encore faible. Le premier gouvernement du président Touadera compte 4 femmes contre 19 hommes soit 0,92%. Au parlement, il ya 10 femmes députés pour 140 sièges soit 14%. *********** LE GOUVERNEMENT PROJETTE DE DECENTRALISER SON SYSTEME DE CONTROLE DE DIAMANTS APRES LA CRISE Pour combattre la fraude dans le circuit diamantaire et répondre aux exigences du processus de Kimberley, le gouvernement projette décentraliser les structures à travers SPPK pour contrôler l’exploitation du diamant centrafricain dans les zones conformes et non conformes. Une initiative de l’Etat financée par le Droit de Propriété et Développement du Diamant Artisanal (DPDDAII). Pour lutter contre les maux qui minent l’exploitation du diamant, des cadres du Ministères des mines, de la société civile, du processus de Kimberley et ceux du DPDDAII étaient ce matin à l’Hôtel du Centre pour envisager des mesures. Selon Lucien Emmanuel Pamou, directeur de Cabinet du ministère des Mines, les enjeux de cette initiative est de favoriser le retour du diamant centrafricain,  sur le marché mondial ceci « pour alléger la souffrance de nos concitoyens », a indiqué le directeur de Cabinet du ministère des Mines ». Pour Prospère Yaka Maïdé, « la vision du système de certification du processus de Kimberley est de transformer la structure actuelle en une institution nationale ayant la capacité fonctionnelle et adéquate pour accomplir sa mission ». Il a souligné que « cette structure sera décentralisée dans toutes les zones de production de diamants avec les moyens techniques. Il sera aussi question d’un système de traçabilité organisé pouvant permettre au gouvernement, les industries minières et la société civile d’accéder au système de certification du processus de Kimberley », a-t-il expliqué. L’idée de revoir les textes juridiques pour atteindre ces objectifs est envisagée ou moment où le Nord-est de la République Centrafricaine est sous sanction du processus de Kimberley de l’exploitation du diamant par des groupes armés. Sanction ayant affectée la commercialisation de cette pierre précieuse sur le marché mondial. Le secteur est durement affecté par la crise. Il se relève progressivement dans certaines zones alors que d’autres restent sensibles par la présence des hommes en armes. Le gouvernement projette de mettre en place une base de données. ********** L’ATHLETE DE 12 ANS LAETITIA SOMBO, 2E DU SEMI-MARATHON DE BANGUI   A seulement 12 ans, Laetitia Sombo a parcouru les 22Km de la 2e Edition du semi-marathon de Bangui. Elle a remporté la 2e place de la course. Elle est la révélation de ce semi-marathon qui a surpris plus d’une personne à l’arrivée  de cette compétition  au complexe sportif Barthélémy Boganda. Des centrafricains ont couru dimanche dernier pour encourager le retour de la paix dans ce pays meurtri par des années de conflit. Après le départ de la course au PK 12, sortie nord de Bangui, c’est sous l’ovation du public que Laetitia Sombo est arrivée au Complexe Sportif B. Boganda. Drainant derrière elle une foule et des commentaires qui foisonnaient comme pour annoncer la naissance d’une pépite qui pourra demain représenter vaillamment le semi-marathon et pourquoi du marathon Centrafricain. Mince et élancée sur ses 1,60 m, Laetitia Sombo réside dans le 7e arrondissement de Bangui et est encore élève en classe de CM2 à l’école Bangui-Centre. Sur ses impressions à chaud, la révélation de cette course a déclaré que « je suis contente de prendre part à cette compétition ». Elle ne manque pas d’ambition en ajoutant que « je compte porter haut le drapeau de mon pays », a-t-elle dit au micro du RJDH après avoir traversé la ligne d’arrivée. Elle a ravi la 2e place derrière Victoire Elisabeth Mandaba qui a remporté plusieurs médailles dans des compétitions internationales. De son côté, l’organisateur de ce semi-marathon, Crépin Ngoko-Nzengué a promis de suivre les 10 premiers de cette course. « La gamine nous a surpris, c’est un talent, nous allons mettre un staff technique en place qui va l’aider à progresser », s’est-il engagé. Ce semi-marathon est dédié à la paix et à la cohésion sociale. Le comité d’organisation souhaite l’internationaliser l’année prochaine lors de sa 3e Edition. Plus d’une centaine de hommes et femmes y ont pris part. *********** 19 DECEMBRE 2016, JOUR DE TOUTES LES INQUIETUDES   A un jour de la fin de son mandat, le président sortant de la RDC, Joseph Kabila et l’opposition politique ne trouvent pas de compromis pour la transition. L’opposition veut s’expirer de la méthode burkinabé pour le déguerpir, mais le pouvoir compte déjouer ce plan en s’imposant par la force.  A quelques heures de l’expiration du mandat de J. Kabila, opposition et majorité présidentielle n’ont toujours pas trouvé un consensus sur la transition en RDC. Pour le pouvoir, la Transition doit être assurée par l’actuel Chef d’Etat jusqu’en 2018, ce que rejette l’opposition. Les efforts de l’église catholique pour concilier le point de vue de la majorité présidentielle et ses contradicteurs politiques n’ont toujours pas abouti. La Conférence épiscopale Nationale du Congo (CENCO) qui mène ces pourparlers ont reporté la reprise des travaux pour le mercredi 21 décembre 2016. Sur invitation du Pape François, les médiateurs catholiques sont actuellement au Vatican. Cette absence de consensus entre les acteurs politiques après le non tenu d’élection présidentielle menace la stabilité de la RDC. Aujourd’hui 19 décembre, malgré que l’opposition n’a pas donné de mots d’ordre et l’interdiction de manifester faite par le pouvoir, il y a des mouvements de rue contre Kabila dans beaucoup de villes congolaises. Ils réclament le départ du Président sortant à « la méthode Burkinabé ». A l’Université de Kinshasa, étudiants et forces de l’ordre se regardent en chien de faïence. Mais la police et l’armée sont déployées pour contrer toutes protestations de rue. Face à cette tension, Vital Kamerhe de la majorité présidentielle a encouragé les congolais au dialogue. « Nous devons rester sincèrement impliqués en toute responsabilité dans la recherche du consensus. Car la paix n’a pas de prix ! » Lit-on sur son compte twitter. Et que dit la communauté internationale ? Sur la RDC, la communauté internationale, précisément l’Union Européenne et les Etats-Unis d’Amérique exigent au Président Kabila de se limiter à ses deux mandats prévus par la Constitution. Les USA et la Belgique ont demandé à leurs ressortissants de quitter la RDC et le Pape à implorer les fidèles de prier pour ce pays. L’Union Africaine ne s’est pas encore prononcée sur la problématique Kabila. A Bangui et les autres capitales de la Sous-région, la situation est suivie de près par les pouvoirs et la diaspora congolaise. Dans la capitale centrafricaine, les résidents congolais sont partagés entre le maintien ou non de Kabila, mais tous souhaitent la paix en RDC. Interviewé hier par www.francetvinfo.fr, Antoine Glaser journaliste et écrivain spécialiste de l’Afrique, a déclaré que l’instabilité en RDC aura des incidents dans les pays voisins. « Si vous regardez l’Afrique, Kinshasa et la RDC, c’est un peu la gâchette du pistolet de l’ensemble du continent africain. C’est un peu le cœur mou du continent et c’est vrai que si ça va très mal en RDC, tous les pays voisins risquent également d’avoir un certain nombre de problèmes », a-t-il relevé. En septembre, environ 50 manifestants contre son troisième mandat ont été tués par la police. Les élections pour remplacer J. Kabila ont été retardées jusqu’en 2018 et il entretien un flou sur un énième mandat.  ************* L’ANJFAS PROJETTE DE DEPISTER PLUS DE 10.000 PERSONNES CONTRE LE VIH   Dans une interview accordée au RJDH, le Coordonnateur des Projets  à L’Association Nationale des Jeunes Femmes Actives pour la Solidarité (ANJFAS),  Cyriaque Ngombe projette  d’atteindre  11.OOO personnes de statut confondus pour leur dépistage volontaire. Dans le cadre du projet d’intensification de la prévention et de mise en place d’un accompagnement psycho-social aux femmes enceintes, aux enfants et  Jeunes  exposés au VIH / SIDA dans la Lobaye et à Bangui, Cyriaque Ngombe, coordonnateur de ANJFAS a présenté les mobiles de cette initiative lors d’une interview accordée au RJDH. Selon lui, cette intervention doit amener plus de dix mille personnes de statuts confondus au dépistage volontaire. « Nous voulons atteindre au moins  4000 femmes enceintes, 1000 partenaires de femmes enceintes, 300 enfants exposés et 7000  jeunes aux dépistages volontaires du VIH  à Bangui. Précisément dans les  2e, 4e  et 7e  arrondissements et aussi dans les communes de la Lobaye telles que: Bossongo,Pissa, Bonbolé, Ndolobo et Safa », a-t-il indiqué. Il a ajouté que des dispositifs d’accompagnement psycho-social seront pris en compte dans ce programme. « Nous allons rechercher ce qu’on appelle les perdus de vue, l’organisation des visites à domicile aux patients affectés par le VIH et également l’organisation des réseaux sociaux dénommé « Séwa ti  Sôngo » qui vont permettre aux personnes qui partagent la même situation de vulnérabilité de s’entraider » a-t-il soutenu. C’est depuis trois ans que l’ONG ANJFAS travaille dans le domaine de la Prévention de la Transmission Parent Enfant (PTPE) du VIH. Ce projet est financé par l’Unicef. **********     EVASION DES OTAGES DE LA LRA PRES DE NZAKO   Les éléments de la LRA avaient kidnappés plusieurs personnes dont un religieux, le dimanche 18 décembre au village Kono à 15 kilomètres de la ville de Nzako. Ces  otages ont réussi à s’évader des mains de leurs ravisseurs. La rébellion ougandaise de Joseph Kony continue ses incursions meurtrières dans le Sud-est centrafricain. Dimanche dernier, les combattants de la LRA ont razzié le village Kono et pris des otages pour servir de porteurs, d’esclaves sexuelles, … Un jour après leur kidnapping, les 17 otages dont un religieux se sont évadés au moment où leurs ravisseurs pillaient un village, a indiqué une source sécuritaire. « Ces kidnappés ont pu s’échapper tout juste au moment où les ravisseurs s’en prenaient aux biens des habitants du village Kono à 15 kilomètres de la ville de Nzako », a rapporté cette source avant de faire le bilan de l’incursion de la LRA à Kono, « des boutiques ont été pillées, des portes des maisons ont été défoncées. Ils ont emporté de l’or et de l’argent, entre autres » a-t-elle ajouté. Expliquant la tactique employée par les rebelles ougandais, la source a rapporté qu’avant de commettre leurs forfaits, les éléments de la LRA se sont déguisés en forces ougandaises afin de tromper la vigilance de la population.  « Ces éléments de la LRA ont demandé de l’or, du diamant à l’un des otages a signalé aux habitants que ce ne sont pas des forces ougandaises, plutôt la LRA », a  déclaré cette source. Cette rébellion ougandaise est entrée sur le territoire centrafricain depuis 2008. L’un des lieutenants de la LRA Dominic Ongwen comparait actuellement à la CPI pour ses crimes commis en Ouganda. Les ONG centrafricaines des Droits de l’Homme montent au créneau pour qu’il soit aussi jugé pour ses exactions en RCA.   ************** LA PRESENCE D’HOMMES ARMES AU VILLAGE BESSON INQUIETE LA POPULATION   Des hommes armés assimilés aux éléments des 3R sont signalés dans le village Besson situé à 85 kilomètres de la ville de Baboua. Leur présence a plongé la population dans la psychose générale. Certains habitants qui craignent une éventuelle attaque ont quitté la localité pour se réfugier à Koundé et d’autres à Beloko. Les groupes armés et autres bandits continuent d’écumer l’arrière-pays centrafricains. De sources locales, depuis une semaine, une bande armée a fait irruption dans le village Besson. « Ces hommes sont venus à la demande d’un éleveur dans le village de Besson afin de protéger ses troupeaux de bœufs, souvent volés par des éléments du FDPC. Et comme la gendarmerie ne dispose d’aucun moyen de sécurité, nous sommes apeurés. Pour se protéger contre d’éventuelles atteintes aux Droits de l’Homme, des habitants du village se sont réfugiés à Koundé et à Beloko », a déclaré un notable qui a requis l’anonymat. Les autorités communales de Godro mettent en garde tous les groupes rebelles opérant dans le secteur contre une éventuelle attaque. Elles appellent le gouvernement à un renforcement du dispositif sécuritaire pour contrer toutes formes de menace. La semaine dernière, les Elus de la Nation de l’Ouham-Pende lors leur mission parlementaire dans cette préfecture ont exigé au mouvement politico-militaire de Sidiki de quitter le territoire centrafricain. ****************** LE CENTRE DE SANTE DE BABOUA ERIGE EN DISTRICT SANITAIRE   Le centre de santé de Baboua est érigé le jeudi 15 décembre 2016 en district sanitaire. Cette décision a été prise  à l’issue d’un séminaire organisé par les responsables sanitaires de la Nana-Mambéré et les experts de santé. Pour palier aux difficultés d’accès aux soins, les autorités administratives et sanitaires de Baboua ont élevé le centre de santé de la ville en district. Sur les motivations qui ont abouti à cette décision, le Préfet de la Nana-Mamberé, Frederic Ouagonda a précisé que l’idée est de répondre aux besoins de plus en plus accrus de la population de la localité. « Le but est d’élargir les activités sanitaires en mettant en place des équipes qualifiées pour la gestion de ce district. Car les habitants éprouvent des difficultés d’accès aux soins à cause de son éloignement à Bouar », s’est-il justifié. Ce district de santé qui sera administré par un bureau de pilotage, est un projet d’appui au système de santé financé par la Banque Mondiale et exécuté par l’ONG internationale Cordaid.   *******  RJDH  ******

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