DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

Lundi 27.11.2017 : 10H44

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

LES PARLEMENTAIRES SENSIBILISES SUR LE CODE DE PME / PMI

Les Conseillers économiques et les élus appelés à comprendre les enjeux du code de petites et moyennes entreprises et industries (PME/PMI). Une action du gouvernement visant la crédibilité de l’avant texte de loi adopté par les experts et départements sectoriels ce 23 novembre à Bangui.

Dans le but de conformer les entreprises et industries au contexte de concurrence, le gouvernement a envisagé un code déjà validé par les départements concernés. Ce code devant faire l’objet d’approbation des élus de la nation. C’est dans ce contexte que les élus ont été conviés à un atelier d’échange sur les opportunités qu’offre ledit code pour les affaires dans le pays. Ce code est soumis au débat 17 ans après la ratification du droit OHADA par le pays.

Le directeur de cabinet au ministère des petites et moyennes entreprises, Jocelyn Yango Vondo considère ce code comme un instrument pour la crédibilité du pays dans le monde des affaires, « nous sommes en train de sensibiliser les députés sur ce code. C’est un document qui inscrit dans le plan de relèvement économique, de la consolidation de paix en Centrafrique RCPCA comme un élément clé », a-t-il précisé.

Le représentant du PNUD a souligné que le but d’un Etat n’est pas de rester dans l’informel, « d’où l’importance est la formalisation de ce secteur à travers un processus qui vise la promulgation du code. Les articles louables proposés par le code en faveur de la jeunesse seront mis en exergue. La création des pépinières d’entreprises, des prêts  particuliers seront octroyés aux jeunes », a confirmé le représentant du PNUD.

Mettre en confiance les opérateurs économiques, cette rencontre regroupant les élus de la nation et les conseillers économiques et sociaux vise un objectif celui de présenter les opportunités du code à tous ceux qui sont impliqués dans les affaires

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VERS LA RELANCE DE LA CHAMBRE REGIONALE D’AGRICULTURE

Réseau des Journalistes du développement Rural et l’ ONG Internews souhaitent la relance des activités de la chambre régionale d’agriculture après plusieurs années d’inaction. Ils comptent à cet effet lancer une campagne de sensibilisation des organisations paysannes, les élus dans la mise  en œuvre du projet.

L’initiative des deux organisations intervient quelque jour après la célébration de la journée mondiale de l’alimentation à Berberati à l’ouest du pays. La relance de la chambre de l’agriculture s’inscrit dans un contexte où Faustin Archange Touadera envisage la mécanisation de l’agriculture comme solution aux problèmes agricoles.

Cette initiative est perçue par les cadres de cette chambre comme une opération de sauvetage et de restructuration  « la première orientation aujourd’hui, il faudrait que la chambre redevienne l’organe qui représente la défense et l’intérêt des producteurs. Après cette réforme de la chambre, nous allons créer sept chambres régionales et organiser les élections où les membres qui seront élus dans les régions auront à développer leurs activités du monde rural », a indiqué Désiré Yassigdo, président de cette chambre.

Mathurin Dimbelet-Nakoé, député de la circonscription de Sosso-Nakombo, encourage l’Etat centrafricain à mettre en place une politique en matière d’agriculture, gage du développement et l’emploi des jeunes centrafricains, « je pense que s’il y a un secteur qui mérite une réforme, c’est justement ce secteur de l’agriculture. Et il faudrait que la réforme fasse de l’agriculture, une agriculture intensive, ce qui nécessite une mécanisation accrue du gouvernement» a lancé le député de Sosso-Nakombo.

Cette rencontre est organisée en prélude à une mission du RJDR prévue du 24 au 26 novembre à Berberati appuyée par l’ONG internationale Internews en Centrafrique. Le processus de réforme a été lancé en mai 2017 par arrêté interministériel, Développement rural, l’Elevage et de la Santé Animale. Objectif élaborer un programme d’activités dans le pays.

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LE NOUVEAU PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT INSTAURE UNE COMMUNICATION HEBDOMADAIRE

Le nouveau porte-parole du gouvernement, Ange Maxime Kazagui, ministre de la communication et des média a instauré une conférence de presse hebdomadaire sur les actions gouvernementales. L’annonce a été faite le mercredi 22 novembre dernier par son cabinet.

Cette conférence de presse hebdomadaire sera faite en directe sur les médias d’Etat, selon un proche du ministre contacté par le RJDH. La première édition aura lieu ce vendredi 24 novembre au siège de la radio nationale où est logée la télévision depuis quelques mois.

D’après un cadre du département de la communication, le ministre veut lever tout soupçon sur les actions du gouvernement et permettre à la population de connaitre ce que fait l’exécutif, « ces rencontres sont une occasion pour vous les journalistes et à travers vous, pour tout le peuple qui saura tout sur les actions gouvernementales », explique cette source qui pense que « le silence est plus dangereux qu’une communication maitrisée ».

L’ancien porte-parole du gouvernement Théodore Jousso, ministre des transports a été beaucoup critiqué pour le silence qu’il entretenait sur des sujets d’intérêt public ou sa lenteur dans les réactions. A plusieurs reprises, les forces vives de la nation notamment les députés ont déploré cette attitude. Son remplacement par le ministre de la communication est certainement dû à ces critiques.

Ange Maxime Kazagui veut sortir de ce chantier battu. Il entend donner sa marque à la communication gouvernementale. Cet homme d’affaire, candidat malheureux à la dernière présidentielle (0,27% ), est connu dans le milieu journalistique pour sa volonté de communiquer. Il a été nommé porte-parole du gouvernement le 14 novembre 2017, un mois et deux jours après sa nomination comme ministre de la communication et des médias.

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LES ORGANISATIONS DE DEFENSE DES DROITS DE L’HOMME LANCENT LES 16 JOURS D’ACTIVISME

Plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme projettent lancer ce 25 novembre les 16 jours d’activisme dans le pays. Un moment de réflexion a eu lieu ce 23 novembre sur la prévention, d’information et de sensibilisation à l’endroit des communautés sur les efforts de l’élimination de toutes formes de violences.

Pendant ces 16 jours, les organisations étatiques et de la société civile auront à mener des activités tendant à promouvoir les droits humains. Elles coïncident avec la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard de la femme et qui prendra fin le 10 décembre, journée des droits de l’Homme. La Centrafrique observe ces 16 jours d’activisme dans un contexte où les organisations de défense des droits de l’Homme et la Minusca  ont documenté plusieurs cas de violation des droits l’Homme dans le pays.

Selon les organisateurs, plusieurs activités sont inscrites à l’ordre du jour de ces 16 jours entre autres, des séries d’ateliers d’information sur les violences basées sur le genre, des causeries éducatives dans les arrondissements et établissements scolaires, des plaidoyers auprès des parlementaires et du gouvernement, des sensibilisations de masse auprès des communautés Banguissoise et à l’intérieur du pays et la formation des acteurs de lutte contre les violences basées sur le genre.

Certaines organisations sont déjà en avance, c’est le cas d’URU qui a organisé ce jour une activité. « Les deux jours d’activités que nous avons organisés rentrent dans le programme de la campagne des 16 jours d’activisme, mais nous avons voulu commencer deux jours  d’avance pour  faire cette activité d’information avant d’attaquer les activités du jour( J) du 25 Novembre pour avoir une grande activité au stade Omnisport où il y aura une foule massive des jeunes filles qui viendront crier et présenter la mémoire des jeunes filles qui ont subi les violences sexuelles », a précisé Flora Alexia Mabingui, Chef de projet (IWALI) a l’organisation (URU)

Pour cette année, la particularité est que les 16 jours d’activisme se dérouleront avec la participation des organisations de la société civile partenaires dans le programme du partenariat stratégique avec Cordaid. Cela permettra aux communautés d’avoir une meilleure connaissance des efforts que le programme a pu accomplir dans la lutte contre l’impunité ainsi que l’identification des violences faites aux femmes, en vue d’obtenir une réparation.

La réalisation de ces activités se fera en collaboration avec certaines agences des Nations Unies en Centrafrique et la Minusca. D’autres manifestations relatives à ces  16 jours d’activisme seront faites également par certaines organisations des Droits de l’Homme comme Association des Barreaux Américains et le Réseau des ONG pour les Droits de l’Homme (RONGH)./

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LES RESPONSABLES DES REGIES FINANCIERES AUDITIONNES PAR LA COMMISSION FINANCES DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

Les principaux responsables des régies financières de l’Etat sont auditionnés lundi 13 novembre par la commission des Finances de l’Assemblée nationale. L’information est confirmée par plusieurs sources concordantes au ministère des Finances qui parlent d’exercice de routine.

C’est la quasi-totalité des responsables des régies financières qui s’est présentée devant la commission Finances de l’Assemblée Nationale. Le ministère des Finances parle d’exercice de routine lié à l’examen du projet de loi des finances de l’année 2018, « je confirme l’audition des cadres des Finances mais cela se fait chaque fois qu’un projet de loi des Finances est déposé au parlement. L’objectif est de présenter les enjeux aux députés membres de la commission avant la plénière », explique un proche du ministre Henri Marie Dondra.

Les membres de la commission Finances, selon des sources proches de l’Assemblée Nationale, ont axé l’audition sur la capacité des régies financières à mobiliser les ressources nécessaires pour permettre à l’Etat de tenir les engagements pris dans le projet de la loi des finances de cette année, « les membres de la commission ont tenu à comprendre les mécanismes de mobilisation de ressources au niveau des régies financières et aussi les méthodes d’utilisation. L’objectif est de comprendre ce qui se fait et surtout harmoniser les points vues avant le débat des députés en plénière sur le projet que les élus doivent adopter pendant la session en cours », explique une de ces sources.

Depuis le début de la crise, l’Etat centrafricain a perdu le contrôle des taxes sur une bonne partie du territoire au profit des groupes rebelles. Au centre, les droits de douanes, d’impôts et les taxes imposés aux commerçants des bétails sont contrôlés par l’UPC de Ali Daras et les Anti-Balaka. Les taxes dans le nord, sont contrôlées par le FPRC et le MPC, deux ailes dissidentes de l’ex-Séléka contrôlées respectivement par Noureddine Adams et Alkhatime.

La mainmise des groupes armés sur les taxes sur plus de la moitié du territoire fragilise le relèvement économique du pays qui peine à sortir de la crise actuelle. L’Etat centrafricain par conséquent des difficultés à rassembler les fonds nécessaires pour tenir les engagements que lui impose la loi des finances en matière d’optimisation des ressources internes. L’augmentation des recettes nationales est d’ailleurs l’une des conditions posées par le FMI dans le cadre des conclusions relatives à la facilité élargie de crédit.

 

**** RJDH ***** 

 

 

 

 

 

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