DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES : 20.01.207

Vendredi 20.01.2017 : 10H15

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

LES DEPUTES APPROUVENT L’ACCORD CADRE REVISE DE COOPERATION AVEC L’ANGOLA ET LE BURKINA FASO

 

Les députés centrafricains ont adopté l’accord cadre révisé de coopération entre la RCA, l’Angola et le Burkina-Faso lors de la session extraordinaire à Bangui. Cet accord cadre vise les questions de l’armée, l’économie, la justice, l’éducation et la formation des jeunes.

L’adoption de l’accord-cadre entre la RCA et l’Angola se présente dans un contexte d’implication de l’Angola dans la résolution de la crise centrafricaine à travers une diplomatie agissante entre les deux pays. La commission affaires étrangères dans sa conclusion a rejeté l’accord soutenu par le ministre. Mais la plénière a décidé de son adoption après débat contradictoire.

Devant ce camouflet, Bernard Dillah, rapporteur de la commission Affaires étrangères loue la victoire de la démocratie « quand bien même les rapports entre la RCA et ces deux pays vont nous aider énormément, cela ne doit pas nous donner des raisons pour fouler aux pieds notre constitution. La plénière a décidé de rejeter notre proposition, nous sommes en démocratie. Mais je suis très fier, parce que nous avons fait un travail de fonds dans le respect de la Constitution » a-t-il déclaré.

Le ministre des Affaires Etrangères, Charles  Armel Doubane auditionné par la commission a reconnu les erreurs qui lui sont reprochées et s’est félicité de la compréhension des élus de la nation. « L’Angola et le Burkina Faso sont des pays qui ont des expériences  à apporter à la RCA dans tous les domaines de coopération pour développer notre pays et aussi mutualiser nos efforts. C’est une grande joie et la manifestation de la volonté aussi bien de l’exécutif que de législatif de donner une chance à la RCA de se reconstruire» a-t-il affirmé

Le vote en plénière de ces accords-cadres de coopération a mis fin hier à la session extraordinaire de l’Assemblée Nationale convoquée du 03 au 17 janvier 2017.

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DES DOCUMENTS DE RECHERCHE DU SITE SECONDAIRE DES AIRES PROTEGEES DE DZANGA SANGHA PARTIS EN FUMEE

 

Le bâtiment qui abrite les documentations de recherche de 2006 à 2017 du site secondaire de Dzanga Sangha à 18 kilomètres de la ville de Bayanga est parti en fumé la semaine dernière. Une enquête est ouverte selon les autorités pour déterminer les causes réelles.

Aire protégée de Dzanga Sangha est un levier de croissance de la RCA de par son intérêt dans l’économie centrafricaine. Ce cas d’incendie est d’autant préoccupant à l’heure de météorologie défavorable.  Le bureau de recherche des Aires protégées et du programme d’habituation des primates est incendié la semaine dernière. L’absence d’une banque des données du centre de recherche secondaire est la conséquence qui découle de ce drame.

Uranie Mboutou, l’un des échos gardes a relevé que le reste des équipements de communication du site secondaire de Dzanga Sangha est touché par les flammes, « les panneaux solaires, les câbles de transmission et d’alimentation électrique sont endommagés » a déploré le gardien et écho garde de Dzanga Sangha.

En outre « bien que quelques effets du site soient sauvés, la communication est impossible. Le reste des bâtiments manquent d’électricité, la surveillance nocturne des primates pose un réel problème après l’incendie», a ajouté le gardien.

Cet incendie est la première enregistré dans ce site depuis sa mise ne vert.

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L’APPAREIL JUDICIAIRE A KAGA-BANDORO PEINE A SE CONCRETISER

Depuis 2013, la chaine pénale de Kaga-Bandoro chef-lieu de la Nana-Gribizi peine à se concrétiser à cause de la présence des groupes armés. Toutes les infrastructures judiciaires ont été détruites jusqu’à présent. Selon le procureur de la république près le tribunal de Kaga-Bandoro, Jean Vidal Damas, « il ne passe pas un jour sans qu’il ait crime dans la ville ».

La chaine pénale est encore fragile à Kaga-Bandoro au centre nord de la République Centrafricaine encore sous contrôle des groupes armés de la Séléka. Les services de police et de la gendarmerie se sont retirés de la ville de Kaga-Bandoro depuis l’occupation de cette ville par la coalition Séléka en 2012. Le constat du procureur près le tribunal de grande instance de Kaga-Bandoro montre la faiblesse de cette chaine pénale pour la documentation des faits et actes criminels et le redéploiement de l’autorité de l’Etat.

Dans un entretien accordé au RJDH, le Procureur de la République près le tribunal de grande instance de Kaga-Bandoro Jean Vidal Damas est optimiste et a indiqué que des efforts sont en train d’être faits en dépit des difficultés « chaque jour, la ville de Kaga-Bandoro ne cesse de recenser des cas d’exactions commises par des groupes armés qui refusent le redéploiement des forces de l’ordre»  a-t-il dit.

La ville de Kaga-Bandoro est contrôlée par les éléments de MPC et FPRC qui commettent des exactions. Ces groupes sont visés dans les événements de Ndometé et de Kaga-Bandoro en septembre et octobre 2016

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APOTRE CHARLES KETAFIO MIS AUX ARRETS A LA DSPJ POUR COMPLICITE D’AVORTEMENT

L’Apôtre Charles Ketafio de l’église Jéhovah Sabahot est aux arrêts depuis le 17 janvier 2017 à la Direction de Service des Polices Judiciaires. Il est soupçonné par la police dans une affaire d’avortement d’une fille de 16 ans. Accusation qu’il a rejetée dans un entretien qu’il a eu avec le RJDH.

Ce service de police judiciaire n’est pas nouveau pour Charles Kétafio qui a passé 03 jours en juin 2016 pour séquestration d’une de ces paroissiennes. Placé sous mandat de dépôt, il a été libéré dans les conditions extrajudiciaires.

Des sources policières, la nommée Souraya, âgée de 16 ans, est membre de l’église Jéhovah Sabahot que dirige le « général » Charles Ketafio. « Il a donné de l’argent à la fille pour se faire avorter», a expliqué cette source.

Rencontré à la DSPJ, l’apôtre Charles Ketafio rejette les accusations portées contre lui, « je n’ai pas violé ni contribué à faire avorter la fille. C’est vrai qu’elle est dans mon église, mais elle est la petite amie d’un jeune qui est proche de moi à l’église. Tout ce qui se dit c’est juste pour salir ma réputation », a-t-il expliqué.

Saint Héritier Inza-Ouani, qui se dit petit ami de la fille est aussi aux arrêts au commissariat du Port-Amont à Bangui, ce dernier reconnait avoir donné de l’argent pour faire avorter la fille, « c’est vrai je sors avec elle mais je ne maitrise pas exactement la durée. C’est moi qui lui ai remis de l’argent pour faire un avortement mais je ne sais pas pourquoi elle a accusé l’apôtre », a-t-il clarifié.

La fille Souraya est toujours à l’hôpital pour des soins intensifs. L’accusation de viol a été plusieurs fois portée contre l’apôtre  Charles Ketafio mais il n’a jamais épuisé les peines qui lui sont attribuées.

La dernière en date est celle de juin 2016 où il a été cité dans une affaire de séquestration d’une fille de son église il y a 7 mois.

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LA JEUNESSE DE CENTRAFRIQUE COMMEMORE LA JOURNEE DES MARTYRS

 

18 Janvier 1979-18 Janvier 2017, la jeunesse de Centrafrique commémore la 38e journée des Martyrs placée sous le thème: « Une éducation plus saine en vue d’un développement durable ». Cette journée de deux jours est organisée par le Conseil National de la Jeunesse.

18 janvier marque la date historique du massacre des élèves qui protestaient contre la décision politique de l’empire Bokassa 1er . 38 ans jour pour jour, la jeunesse centrafricaine essaie de donner un sens à cet événement tragique qui a changé le cours de l’histoire. Des diverses manifestations à travers le pays sont organisées pour célébrer cette journée. La journée est célébrée autour de l’éducation alors que Faustin Archange Touadera projette  augmenter le budget de l’éducation nationale qui passe de 4% à 24%.

Huguet Francise Mongombé, président du Conseil National de la Jeunesse justifie le choix de ce thème en ces termes : « Nous avons choisi ce thème afin de ramener la lumière sur l’éducation, la question de l’éducation de la jeunesse Centrafricaine qui semble aujourd’hui une préoccupation. On ne peut pas bâtir l’avenir si la jeunesse reste dans sa grande majorité analphabète et sans instruction ».

Selon Huguet Francis Mongombé 18 Janvier doit être un sujet d’unité. « Le 18 janvier de chaque année, renouvelle notre esprit de jeune Centrafricain, l’esprit de la jeunesse qui avait porté les manifestations de 1979, qui était un esprit de liberté, de solidarité, d’unité, de tolérance, mais aussi un esprit de chalenge face aux grands défis. Aujourd’hui, nous devons être fier et libre d’appartenir à ce pays et conscient que tout changement qui doit passer dans pays peut passer par nous», a-t-il concédé.

Les cérémonies commémoratives de cette journée étaient célébrées à la place des Martyrs et chapotées par le premier ministre Mathieu Simplice Sarandji.

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INQUIETUDE DE LA POPULATION DE BOZOUM SUITE AU DEPART DU CONTINGENT CAMEROUNAIS DE LA MINUSCA

Le départ surpris des éléments camerounais de la Minusca de Bozoum, ce 14 janvier inquiète la population. Elle appelle à une relève urgente afin d’éviter un vide qui profiterait aux groupes armés.

Ce retrait intervient alors que la préfecture de l’Ouham Pendé dont Bozoum est le chef-lieu fait face aux violences perpétrées par des groupes armés, notamment des miliciens Anti-Balaka, la Révolution Justice (RJ) et le groupe 3R.

C’est le samedi 14 janvier que la population était surprise que le contingent camerounais de la Minusca était absent de sa base. Même réaction de la part des autorités, « lorsque nous étions dans la base, nous nous sommes rendus compte que les installations, les portes et autres ont été enlevées », a témoigné une autorité locale de la ville

Selon les informations du RJDH, pour éviter que la base ne soit vandalisée, la municipalité de la ville et l’organisation de la jeunesse ont mis en place un système de sécurité avant l’arrivée d’un autre contingent.

Ce départ « inattendu, brusque et sans relève inquiète la population et nous demandons un envoie rapide d’autre contingent. Car, ici, il n’y a pas des forces conventionnelles », a regretté une source humanitaire dans la ville.

Selon le porte-parole de la Minusca Vladimir Monteiro, ce retrait avait eu lieu depuis longtemps, « il ne restait surplace  que quelques éléments qui  gardaient l’endroit où se trouvaient quelques équipements liés aux élections. Ces éléments sont partis, c’est la fin de cette base opérationnelle temporaire. Ni Bozoum, ni les autres bases de l’Ouham Pendé ou d’ailleurs où les bases temporaires sont supprimées, ne sont à abandonner », a-t-il dit.

Pour lui, la Minusca maintient sa présence par des patrouilles, « le nouveau concept de la force, c’est une meilleure capacité d’anticipation et une meilleure réactivité ».

En décembre 2016, ce contingent a été accusé de se verser dans le commerce des bières dans la région.

 

***** RJDH******

 

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