DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

Mercredi 23 Novembre 2016 : 09h39

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

TENSION A BRIA, LE FPRC A BAMBARI DEMANDE LA PROTECTION DES ANTI-BALAKA

L’affrontement entre FPRC et UPC à Bria, a créé une tension entre les éléments de RPRC et ceux de l’UPC à Bambari. Ceux du FPRC demandent la protection des Anti-Balaka de cette préfecture. La nouvelle de l’affrontement entre ces deux factions à Bria a créé une panique au sein de la population ce matin à Bambari. 

L’affrontement entre les factions UPC et FPRC a créé une alliance de fait entre le FRPC et les Anti-Balaka, pour combattre l’UPC de Ali Daras à Bambari. Cette scission entre deux tendances alliées de la Séléka se radicalise depuis la signature de l’accord sur le principe du DDRR le 10 mai 2015 lors du forum de Bangui.

Les éléments du FPRC constitués des Goulas et des Roungas sont en désaccord avec ceux de l’UPC constitués des peulhs. De sources proches des Anti-Balaka ont confirmé la présence des éléments FPRC  « 75 éléments FPRC ont traversé le pont avec armes et bagages pour demander la protection des Anti-Balaka » a rapporté Bertrand Goudé, commandant des Anti-Balaka de Bambari qui a indiqué que ces armes sont enregistrées et gardées.

Cette coalition a créé la psychose et paralysée les activités scolaires dans la ville de Bambari.

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LE RETRAIT DU CONTINGENT CAMEROUNAIS DE BOZOUM AU CENTRE D’UNE REUNION AVEC LES AUTORITES LOCALES

La Minusca a tenu le samedi 19 Novembre 2016, une réunion avec les autorités administratives, et locales et la population de la ville de Bozoum. Le but de cette rencontre est de les informer sur le retrait du contingent camerounais de la ville.

Le retrait du contingent Camerounais de la Minusca a été mal interprété par la population de Bozoum ayant manifesté ouvertement leur mécontentement pour réclamer la présence d’un autre contingent où des Forces Armées Centrafricaines pour assurer leur sécurité. Ce contingent se retire alors que les notables projettent de discuter avec les groupes armés à l’approche de la période de transhumance.

Selon le général Bring Guen Kamoul de la Minusca, ce retrait est compatible à une nouvelle mission confiée au contingent camerounais, celle de la protection de la population civile menacée par les groupes armés, « ce contingent a une nouvelle mission de sécuriser les frontières Bocaranga, Koui, Paoua, Markounda qui sont de plus en plus menacées par les hommes en armes », a-t-il  expliqué.

La préfecture de l’Ouham-Pendé au Nord-Ouest de la RCA est  de plus en plus menacée par la présence des hommes en armes qui sévissent dans ces régions. La population de ces localités craignent du jour au lendemain des attaques de ces derniers elle se voit obliger d’être tout proche de la Minusca pour être en sécurité./

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REPRISE DES ACTIVITES SCOLAIRES DANS LA SOUS PREFECTURE DES MBRES

La rentrée scolaire 2016-2017 est effective depuis ce lundi 21 novembre aux Mbrès deux mois après la rentrée officielle le 19 septembre sur toute l’étendue du territoire national. La cérémonie de lancement des activités a été présidée par le maire de cette localité en présence des autorités locales, du corps enseignant et des Associations des parents d’élèves.

Les élèves des Mbrès ont fait leur rentrée de classe en différée par rapport au calendrier scolaire fixé par le gouvernement. L’insécurité dans la Nana Gribizi et aux Mbrès a impacté sur l’agenda scolaire initial prévu le 19 septembre 2016. Cette rentrée officielle est faite aux Mbrès quelque semaine après les événements de Kaga-Bandoro où on déplore la tuerie d’un enseignant par les groupes armés.

Joint par le RJDH, le maire de la ville des Mbrès, présente cette rentrée comme l’aboutissement de plusieurs campagnes de sensibilisation «  vu la situation de la ville certains parents n’ont pas voulu à ce que leurs enfants puissent se rendre à l’école. Nous avons réussi avec l’appui de certaines ONG à sensibiliser ces derniers pour qu’ils puissent laisser leurs enfants reprendre le chemin de classe. Aujourd’hui, c’est juste la cérémonie du lancement officiel et c’est demain que les cours vont démarrer» a-t-il expliqué.

Cette rentrée vise pour le moment le fondamental 1, faute de disponibilité des ressources humaines disponibles  « la rentrée concerne pour le moment les élèves du fondamental 1, mais au niveau du lycée, les portes sont encore fermées car ni les professeurs et le proviseur ne sont surplace. Nous cherchons des voies et moyens pour que ceux du lycée puissent commencer les cours, car ils sont vraiment en retard » a-t-il ajouté

Les activités scolaires ont été perturbées depuis trois ans dans la localité des Mbrès à cause de l’insécurité qui a poussé plusieurs élèves et parents d’élèves à trouver refuge à Kaga-Bandoro.

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UN COMBAT SIGNALE ENTRE L’UPC ET LE FPRC A BRIA

Un affrontement  est signalé depuis le matin du lundi 21 Novembre 2016, à Bria entre les combattants du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et les autres fractions de l’ex-Séléka contre les éléments de l’Union du Paix en Centrafrique (UPC). La base Marocaine de la Minusca a été aussi prise à partie. Les raisons de cet affrontement ne sont pas encore connues.

Les deux parties en présence à savoir le  Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique et l’Union de la  Paix en Centrafrique ont signé un accord dit de « Fin de crise dans la Haute-Kotto» le 29 Juin 2016. Ce combat intervient trois jours après la table ronde de Bruxelles où le gouvernement a mobilisé des fonds pour financer le DDRR, deuxième pilier du document présenté à Bruxelles.  De sources bien informées, la tension a commencé depuis hier soir entre les deux fractions et la situation s’est dégénérée ce matin à 7heures.

Le maire de la ville de Bria contacté sur la question a confirmé les faits sans pour autant donner plus d’éclaircissement sur l’affrontement et son bilan, « la situation sécuritaire actuelle de la ville de Bria est inquiétante. Tous les humanitaires ont trouvé refuge à la base de la Minusca. Les gens n’ont pas un autre endroit pour se réfugier donc tout le monde se dirige actuellement vers la base onusienne de la localité », explique-t-il.

Le contingent marocain a été pris à partie par le FPRC qui l’accuse de complicité, l’une des raisons qui aurait occasionné l’attaque de la base marocaine de la Minusca, « les Marocains favorisent l’entrée des peulhs venus de Bambari et Ippy et les ravitaillent même en armes, on ne peut pas rester les bras croisés pour les laisser faire leur loi », a indiqué une source proche du FPRC.

Accusation qu’une source proche de la Minusca à Bria a rejeté tout en confirmant que la base des forces onusiennes a essuyé des tirs.

Pour le moment, le bilan de l’affrontement n’est pas encore connu. Des sources humanitaires jointes par le RJDH ont mentionné le transfert du personnel soignant de l’ONG International Médical Corps (IMC) à l’hôpital préfectoral de Bria par la Minusca afin d’apporter des soins d’urgence aux blessés.

Les éléments de l’UPC et du FPRC se sont affrontés à Bria un mois après l’assemblée générale des Ex Séléka dans la même localité. Ce combat crée actuellement un climat de psychose au sein de la population de Bambari fief des éléments de l’UPC là où la débandade de la population a été enregistrée ce matin dans la ville.

 

*******RJDH*******

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