DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

Mardi 21 Nov. 2017 : 10H41

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

UNE FILLE DE 6 ANS TORTUREE A MORT PAR SA TUTRICE A BABOUA

Une fillette de 6 ans a été violentée et torturée par sa tutrice âgée de quarante-cinq ans(45) à Baboua. L’acte s’est produit ce vendredi 18 Novembre 2017. La victime est placée sous soins intensifs à l’hôpital de la localité et la tutrice aux arrêts à la police.

Des sources proches de la famille indiquent que la victime est adoptée par sa tente maternelle après le décès de sa mère. Les sévices corporels qu’elle a subis interviennent après avoir dit la vérité à son père adoptif qu’il l’interrogeait sur ce qui s’est passé à son absence. Les violences sont mineurs sont enregistrés dans un contexte où les organisations des droits enfants notent une montée d’acte de violation de droit des enfants dans le pays.

Des sources indépendantes confirment les faits et expliquent l’intervention de la police « c’était aux environs de 9heures que nous avons commencé à écouter le cri de l’enfant, quelques minutes après sa mère adoptive est sortie pour se rendre au marché. Mais le cri et des pleures ne font qu’augmenter. Nous avons automatiquement alerté la police qui s’est rendue sur les lieux. C’était vraiment inhumains ce que la femme-là a fait à la petite », a déploré un voisin joint par le RJDH.

La police confirme la mise en arrêt de la femme présumée coupable « nous sommes saisis de ce cas et nous avons dépêché une unité sur les lieux qui a cassé les battons de la maison pour récupérer l’enfant. Sur le corps on peut noter des entailles et sa mère adoptive lui a administré du piment aux yeux et sur les plais. C’est ainsi que nous avons ordonné son arrestation. Elle a reconnu les faits et dit ne pas comprendre comment elle a agi ainsi » a décrit le commissaire police de Baboua Honora Didil a indiqué.

La violation des  droits de l’enfant est un délit prévu et puni par les textes en vigueur. Le pays a ratifié la charte relative aux droits des enfants.

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LA CIRCULATION DES TAXIS-MOTOS INTERDITE DANS LES 3EME ET 5EME AU-DELA DE 18 HEURES

Le ministre de la sécurité publique, le Général Henri Wanzet Linguissara a interdit la circulation des mototaxis au-delà de 18 heures dans les 3ème et 5ème arrondissements de Bangui. Un arrêté a été pris à cet effet le 13 novembre dernier.

Cette interdiction est liée à la montée de violences ces derniers jours dans ces deux arrondissements, « dernièrement il y avait des jets de grenades  dans l’enceinte d’un Bar dancing qui se trouve en face du Commissariat du 5eme Arrondissement, lequel a fait des blessés et même des morts et à cela il faut ajouter les cas de braquages perpétrés dans les 3eme et 5eme Arrondissements de Bangui » a précisé Yves Namkomokoina, Chargé de mission en matière de Gendarmerie au Ministère de la Sécurité publique.

De sources concordantes, plusieurs cas d’attaques de chauffeurs de taxis-motos ont été enregistrés ces derniers jours dans certains quartiers de ces deux arrondissements. Le ministre de la sécurité publique, depuis l’attaque à la grenade le 12 novembre, renforcé les dispositifs sécuritaires dans les 3ème et 5ème arrondissements. Le département parle de mesure de discussion pour prévenir toute montée de la violence.

La semaine dernière, deux hommes à bord d’une moto ont largué une grenade dans une cave du 5ème arrondissement où jouait un musicien centrafricain. L’attaque a fait quatre morts et plusieurs blessés. Depuis la tension est vive dans ces deux arrondissements.

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DES GROUPES ARMES S’OPPOSENT A L’INSTALLATION DES AUTORITES DANS CERTAINES VILLES DU PAYS

Certains groupes armés n’ont pas accepté la présence des autorités politico-administratives nommée par le pouvoir de Bangui. Cette attitude est dénoncée par le gouvernement et la Minusca.

Sur les seize préfectures, les nouvelles autorités nommées par le pouvoir central de Bangui n’ont été installées que dans dix régions. L’opposition  des groupes armés à l’installation des autorités est clairement signalée à Kaga Bandoro, au centre et à Bria dans le centre-est.

A Kaga Bandoro, le FPRC s’est opposé dans un premier temps à la prise de service du nouveau préfet avant de se ressaisir tout en posant des conditions. Selon les informations du RJDH, le FPRC et le MPC n’ont autorisé qu’un nombre restreint d’éléments de sécurité pour le nouveau préfet.

Le député de Bria Bria Arsène Kongbo a confié que les ex-Séléka se sont aussi opposés au redéploiement de l’autorité de l’Etat, « c’est avec beaucoup de regret que j’avais appris que les travaux de réhabilitation des bâtiments administratifs et de la résidence des préfet et sous-préfets ont été interrompus par les chefs rebelles dans la localité. Alors qu’en septembre dernier une médiation des honorables était dans la ville pour calmer les esprits » a –t-il expliqué.

L’hostilité des groupes armés à l’installation des préfets et sous-préfet est dénoncée par le ministre de l’administration du territoire Jean Serge Bokassa qui parle de chantage. La Minusca a aussi regretté cette attitude qu’elle qualifie d’inadmissible.

Selon les informations du RJDH, les préfets et sous-préfets nommés en octobre dernier sont déjà installés dans les préfectures de la Lobaye, l’Ombella-M’Poko, la Mambéré-Kadeï, la Kémo, l’Ouham, la Nana-Gribizi, la Nana-Mambéré, le Mbomou, la Sangha-Mbaéré, le Haut-Mbomou, et l’Ouham-Pende. La Basse-Kotto, le Bamingui-Bangoran, la Ouaka, la Haute-Kotto et la Vakaga sont toujours dans l’attente de l’installations de ces autorités.

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10 % DE LA POPULATION EST ATTEINTE DU DIABETE

Le monde célèbre ce 14 novembre la journée internationale des diabétiques sous le thème « la femme et le diabète ». Cette maladie incurable est  l’une des causes de mortalité dans le monde causée par plusieurs facteurs entre autres l’alimentation. Elle est célébrée en République Centrafricaine par plusieurs activités.

Cette célébration intervient dans un contexte où la population centrafricaine souffrant de cette maladie, ne dispose pas assez de spécialité, seul diabétologue pour une population estimée à 5 millions d’habitants. « Il y a expert qui est au niveau de l’hôpital de l’Amitié qui prend en charge les patients », a dit le Professeur Pascal Mblesso, président de l’ordre des médecins.

«Le diabète, c’est un tout, une femme peut devenir diabétique et la grossesse aussi peut induire le diabète chez une femme, et une femme diabétique peut tomber enceinte », a dit, à propos du thème de cette année, le Docteur Gaspard Kouriah, chef de service de diabétologie à l’hôpital de l’Amitié de Bangui.

Le seul diabétologue centrafricain, en appelle au contrôle annuel du diabète à partir de 40ans chez un individu et une alimentation contrôlée. Les moyens de préventions sont d’éviter une alimentation grasse, sucrées en mangeant des aliments sains et en faisant une marche olympique quotidienne et accélérée de 30 minutes sans arrêter.

Il est à noter que la tendance est inversée de nos journées. Le diabète considéré comme la maladie des riches, a changé de camp aujourd’hui. Le diabète est attribué aux pauvres du fait que ceux-ci ne contrôlent pas leurs alimentations et mangent tout ce qui leur tombe  sous les bras.

Plusieurs campagnes de communication et sensibilisation sont organisées à Bangui dans le cadre de cette journée par le HCR, et les autres organisations en charge de la santé.

L’étude de prévalence qui montre que la population est atteinte du diabète à 10% date de 2011. Il est aujourd’hui temps cette étude d’actualiser.

« Une campagne de dépistage gratuit sera organisé dans les jours à venir à Bangui », a dit Docteur Gaspard Koriah.

 

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